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Rambam - 1 chapitre par jour

Lois relatives à l’impureté des aliments : Chapitre Quinze

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Lois relatives à l’impureté des aliments : Chapitre Quinze

1. L’eau qui est dans les récipients contracte l’impureté avec l’approbation [du propriétaire] ou sans son approbation, et contamine les aliments et les ustensiles, qu’elle tombe dessus avec son approbation ou sans son approbation. Par contre, l’eau qui est dans le sol, par exemple, l’eau des citernes, des fossés et des grottes, et l’eau des flaques qui ne contiennent pas quarante séa, ne contracte et ne transmet l’impureté qu’avec son approbation. Quel est le cas ? L’eau du sol qui n’est pas en quantité de quarante séa, qu’elle ait été puisée [au moyen d’un récipient pour être emmenée] ou non, dans laquelle un cadavre est tombé ou dans laquelle un individu impur a pénétré, est pure. Par contre, si un individu impur l’a bue [cette eau] ou en a rempli un récipient impur, ou si un liquide impur y est tombé, avec son approbation, elle [l’eau] est impure, bien qu’elle soit dans le sol. Si un individu pur boit après qu’elle soit devenue impure dans le sol, ou remplit un récipient pur, il devient impur lui, ainsi que le récipient car il a bu ou rempli [le récipient] intentionnellement. Si un pain de térouma y tombe, il est pur comme auparavant, car elle [l’eau] ne contamine que s’il approuve [sa présence]. C’est pourquoi, s’il se rince les mains et sort le pain, le pain devient impur par l’eau qu’il a dans les mains, parce qu’elle [l’eau qui est sur ses mains, a été détachée] avec son approbation.

2. L’eau d’une flaque ou quelque chose de semblable parmi l’eau qui est dans le sol, par exemple, l’eau des citernes, des fossés et des grottes, et l’eau d’une mare d’eau de pluie [qui coule de la montagne, dont le jet] s’est interrompu, et [l’eau] des bains rituels [citernes carrées] qui n’ont pas quarante séa [d’eau], qui est devenue impure, si la pluie y tombe, et qu’il y a plus d’eau de pluie [que de la précédente eau devenue impure], bien qu’elle ne déborde pas, elle est pure [car elle est annulée dans l’eau de pluie]. C’est pourquoi, toute l’eau qui est dans le sol, par exemple, l’eau des flaques et ce qui est semblable, à la saison de la pluie, est présumée pure.

3. Si la pluie s’arrête, ceux [les points d’eau précédemment cités] qui sont proches de la ville ou d’une route sont impurs parce qu’il y a présomption qu’un individu impur y a bu, et que des ustensiles impurs ont été utilisés pour y puiser [de l’eau], et ceux [les points d’eau] qui sont loin [de la ville] sont purs [parce que les gens n’ont pas l’habitude d’emprunter des chemins abîmés par la pluie] jusqu’à ce que la majeure partie des gens s’y rendent. S’ils [les gens] s’y rendent, tout est présumé impur, car ceux qui conduisent des caravanes puisent de ceux-ci et y boivent. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour une flaque d’eau dont il est possible de boire [sans effort]. Mais quand il est extrêmement difficile de boire d’une flaque d’eau, elle est présumée pure, jusqu’à ce que l’on trouve des empreintes de pas d’homme ou d’animaux du gros bétail. Mais si on trouve des empreintes de pas d’un animal du petit bétail, elle est pure, car il est possible qu’il est descendu et a bu [de lui-même, sans être aidé par un berger].

4. La boue et les creux qui sont dans les entrées dans les magasins dans le domaine public à la saison de la pluie sont présumés purs. Quand la pluie s’interrompt, ils sont considérés comme de l’eau usée [déversée, considérée impure]. Pour [la boue et les creux] qui sont dans les places de marché, on se réfère à la majorité [de l’eau qui s’y trouve, si celle-ci est de l’eau usée, elle est impure]. Pour une flaque d’eau dans laquelle tombe du vin, du lait ou du miel, on se réfère à la majorité. S’il y tombe de l’huile, bien qu’elle se soit figée, cela contracte et transmet l’impureté [même] sans l’approbation [du propriétaire], parce qu’il est impossible de se débarrasser des gouttes.

5. L’huile et les autres liquides, exceptés l’eau, ont, dans le sol, le même statut que dans les récipients ; la même loi s’applique.

6. L’eau d’une mare de pluie [qui coule d’une montagne] qui [dont le jet] n’est pas interrompu [mais l’eau continue à couler], bien qu’il n’y ait pas quarante séa, étant donné qu’elle est dans le sol, et que l’eau continue à couler, elle ne contracte pas l’impureté. Et même si un individu impur y a bu et a puisé dans un récipient impur, ou a mis dedans de l’eau impure, elle est pure en tous points.

7. Celui qui mange de la térouma avec les mains impures, par exemple, une pâte de figue sèche qui n’est pas devenue apte [à contracter l’impureté], et il met sa main dans la bouche pour retirer un caillou, s’il retourne [son doigt dans sa bouche et fait ainsi bouger la salive de son emplacement], la pâte de figue devient impure par sa salive, parce que celle-ci devient impure avec sa main, puisqu’il l’a bougée. Et s’il n’a pas retourné [son doigt], elle est pure, car un liquide qui est dans sa bouche, avant qu’il la retourne ou le suce pour le faire sortir, est comparable à l’eau qui n’a pas été détachée mais est encore dans le sol, qui ne contracte et ne transmet l’impureté qu’avec son approbation, comme nous l’avons expliqué ; or, lui n’a que l’intention de prendre le caillou. S’il y a un poundione dans sa bouche et qu’il introduit sa main pour le prendre, alors que la pâte de figue est dans sa bouche, [la règle suivante est appliquée :] s’il l’a mis [le poundione, à la base,] pour [étancher] sa soif [c'est-à-dire accroître la production de salive pour compenser le manque d’eau], cette salive est considérée comme détachée, et la pâte devient impure du fait du liquide [de la salive] de sa bouche qui est devenue impure par ses mains.

8. Une femme qui a mangé des aliments de térouma qui n’étaient pas aptes [à contracter l’impureté], et qui a retiré [les cendres] d’un four impur, et s’est piquée avec une épine, et du sang est sorti et elle a sucé son doigt du fait du sang, ou qui s’est brûlée, et a mis le doigt dans sa bouche, la térouma qui est dans sa bouche devient impure, car [dans le dernier cas,] elle désire faire sortir le liquide [la salive] de sa bouche, et le retirer en suçant son doigt [dans le premier cas, c’est le sang qui rend la térouma impure].

About the book
Featuring a modern English translation and a commentary that presents a digest of the centuries of Torah scholarship which have been devoted to the study of the Mishneh Torah by Maimonides.
Au sujet de l'éditeur
Moznaim
Moznaim is the publisher of the Nehardaa Shas, a new, state-of-the-art edition of the Talmud and all major commentaries in 20 volumes. Click here to purchase or email the publisher at [email protected]