ב"ה

Rambam - 3 chapitres par jour

Lois relatives au témoignage: Chapitre Premier

Lois relatives au témoignage

Elles comprennent huit commandements, trois commandements positifs, et cinq commandements négatifs, dont voici le détail :
1. Que celui qui connaît un témoignage témoigne au tribunal.
2. Interroger les témoins.
3. Qu’un témoin qui a témoigné dans un procès capital ne serve pas de juge.
4. Ne pas rendre un jugement sur la base [du témoignage] d’un seul témoin.
5. Ne pas accepte le témoignage d’une personne ayant commis une faute.
6. Ne pas accepter le témoignage d’un proche parent.
7. Ne pas déposer un faux témoignage.
8. Faire au témoin passible de machination ce qu’il avait le dessein de faire [à l’accusé].

L’explication de ces lois se trouve dans les chapitres que voici :

Chapitre Premier

1. Un témoin a l’obligation de témoigner au tribunal de tout ce dont il a connaissance, que son témoignage conduise à la condamnation ou à l’acquittement d’une personne, et ce, à condition, dans une affaire pécuniaire, qu’il ait été assigné à comparaître [contrairement à un procès capital où il a l’obligation de témoigner même s’il n’a pas été sommé de comparaître ; l’obligation de témoigner est] tirée du verset : « Et il est témoin : ou il a vu, ou il a su ; s’il ne raconte pas, il supportera son délit ».

2. Si le témoin est un sage éminent, et que la cour est inférieure à lui en sagesse, étant donné qu’il ne sied pas à son honneur de comparaître devant eux, le commandement positif d’honorer la Torah a priorité, et il peut refuser [de comparaître ; dans ce cas, la cour lui envoie trois hommes, devant lesquels il témoigne]. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour un témoignage concernant un litige financier. En revanche, [s’il a] un témoignage par lequel il préserve [une personne de la transgression] d’un interdit, et de même, un témoignage dans un procès capital ou impliquant la peine de flagellation, il doit aller témoigner, comme il est dit : « Il n’y a pas de sagesse, ni discernement, etc. qui vaillent contre l’Eternel » ; quand il y a profanation du Nom de D.ieu, on n’accorde pas d’honneur au maître.

3. Un grand prêtre n’a pas l’obligation de témoigner, sauf s’il a un témoignage concernant un roi d’Israël , il se rend [alors] au grand tribunal et témoigne. En revanche, pour un autre témoignage, il n’a pas d’obligation .

4. Il est un commandement positif d’enquête et d’interroger les témoins, et de leur poser de nombreuses questions. On se montre très précis avec eux, et on passe d’un sujet à un autre lors de l’interrogatoire afin qu’ils gardent le silence [n’osent plus témoigner du fait de nombreuses questions complexes qui leur sont soumises] ou qu’ils reviennent sur leur déposition si leur témoignage est douteux, ainsi qu’il est dit : « Tu feras une enquête, tu examineras, et tu t’informeras avec soin ». Les juges doivent prêter attention quand ils interrogent les témoins, de crainte qu’ils [les témoins] apprennent à mentir [de leurs questions]. Sept questions (‘hakirot) leur sont posées : « Durant quel cycle de sept ans [cet évènement a eu lieu] ? », « Durant quelle année ? », « Durant quel mois ? », « Quel jour du mois ? », « Quel jour de la semaine ? », « À quelle heure ? », « À quel endroit ? ». Même s’ils [les témoins] disent : « Il [le meurtrier] l’a tué aujourd’hui » ou « [...] hier », on leur pose [les sept questions susmentionnées :] « Durant quel cycle de sept ans [cet évènement a eu lieu] ? », « Durant quelle année ? », « Durant quel mois ? », « Quel jour du mois ? », « Quel jour de la semaine ? », « À quelle heure ? », « À quel endroit ? ». Est inclus dans les questions fondamentales, en plus des sept questions posées dans tout [témoignage concernant le moment et le lieu, des questions concernant l’acte même, appelées drichot, c'est-à-dire], que s’ils [les témoins] témoignent qu’il [une personne] a servi une idole, on leur demande : « Quelle [déité] a-t-il servi ? », « Par quel service l’a-t-il servie ? », s’ils témoignent qu’il a profané le Chabbat, on leur demande : « Quel travail a-t-il accompli ? », « Comment a-t-il fait ? », s’ils témoignent qu’il a mangé le jour de Kippour, on leur demande : « Quel aliment a-t-il mangé ? », « Quelle quantité a-t-il mangé ? », s’ils témoignent qu’il a tué une personne, on leur demande : « Avec quoi l’a-t-il tuée ? » Et de même pour tout cas semblable, cela fait partie des questions fondamentales.

5. Les ‘hakirot et drichot concernent les points qui sont l’essentiel du témoignage, sur la base desquels il [l’accusé] sera condamné ou acquitté. Ce sont la détermination de l’acte commis, la détermination du moment et la détermination de l’endroit, éléments par lesquels ils [les témoins] pourront être convaincus de machination [si un autre groupe de témoins vient et atteste que les témoins se trouvaient au moment donné dans un autre endroit et n’ont donc pas pu assister au fait] ou non, car il n’est possible de convaincre les témoins de machination que s’ils définissent le moment et le lieu [où l’acte a eu lieu].

6. De plus, on examine les témoins en leur soumettant des questions sur des points [secondaires] qui ne sont pas l’essentiel du témoignage, dont il [leur témoignage] ne dépend pas, celles-ci [ces questions secondaires] sont appelées des bedikot. Qui multiplie les questions secondaires est digne de louanges. Que sont les questions secondaires ? S’ils [les témoins] témoignent qu’il [l’accusé] a tué et sont interrogés sur les sept ‘hakirot, qui définissent le moment et le lieu, ainsi que sur l’acte en soi, et ils définissent l’instrument utilisé pour le meurtre, on les interroge davantage et on leur demande : « Que portait la victime ? » ou « [...] le meurtrier ? Des vêtements blancs ou noirs ? » « La terre sur laquelle il a été tué était-elle blanche ou rouge ? », et des [questions] semblables, telles sont les questions secondaires. Une fois, des témoins dirent : « Il [l’accusé] l’a tué à tel endroit en dessous d’un figuier », et ils [les juges] interrogèrent les témoins et leur dirent : « Ses figues étaient-elles noires ou blanches ? Les tiges des figues étaient-elles longues ou courtes ? » Qui multiplie ces questions secondaires et semblables est digne de louanges.

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