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ב"ה

Rambam - 3 chapitres par jour

Lois relatives à l’impureté des aliments : Chapitre Sept, Lois relatives à l’impureté des aliments : Chapitre Huit, Lois relatives à l’impureté des aliments : Chapitre Neuf

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Lois relatives à l’impureté des aliments : Chapitre Sept

1. Un jet de liquide n’est [considéré comme] un lien ni en ce qui concerne l’impureté, ni en ce qui concerne la pureté. Quel est le cas ? Si l’on verse un liquide pur dans un récipient impur même sur un rampant mort, le jet qui est versé est pur. Et si un individu recueille du liquide versé alors qu’il est dans l’air, cet individu est pur. Et il est inutile de mentionner que le liquide [du récipient supérieur] qui est versé est pur.

2. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Lorsque l’on verse de [l’eau] froide dans de [l’eau] froide ou de [l’eau] chaude dans de [l’eau] chaude. Par contre, si un liquide pur froid est versé dans un liquide impur chaud, le jet est [considéré comme] lié, et tout le liquide froid qui est versé [même le liquide qui est encore dans le récipient supérieur] devient impur [car le jet constitue une liaison], ainsi que le récipient d’où est versé [le liquide] du fait du liquide qu’il contient, étant donné que celui-ci est devenu impur. Et pourquoi [les sages] ont-ils dit qu’un liquide froid versé dans un [liquide] chaud est [considéré comme] lié ? Parce que la vapeur du [liquide] chaud s’élève comme une colonne et se mélange avec le jet et avec l’eau contenue dans le récipient supérieur et rend impur le récipient, car la vapeur qui monte de [l’eau] chaude est considérée comme un liquide.

3. C’est pourquoi, si une femme qui a les mains pures remue [au moyen d’un cuiller, un met dans] une marmite impure, et ses mains suent du fait de la vapeur de la marmite, ses mains deviennent impures, comme si elle avait touché au liquide dans la marmite. Et de même, si elle a les mains impures et qu’elle remue [un met dans] la marmite et que ses mains suent, tout ce qui est dans la marmite devient impur, comme si elle avait touché au liquide dans la marmite.

4. Le miel d’un essaim [d’abeilles] de Zifim ou de Sapa’hat est [considéré comme] une liaison, même s’il est versé froid dans [un récipient] froid, parce qu’il est visqueux, et coule comme de la colle. C’est pourquoi, tous les aliments, leur coulée ne sert pas de liaison, même s’ils sont très denses, comme les fèves écrasées, la graisse fondue, et ce qui est semblable, parce qu’ils ne sont pas visqueux. Et de même, les autres liquides, leur jet n’est pas [considéré comme] une liaison, à moins qu’on les verse froids dans un [liquide] chaud, comme nous l’avons expliqué.

5. Le jet n’est pas considéré comme une liaison en ce qui concerne la pureté. Comment cela s'applique-t-il ? Si l’on verse de l’eau impure d’un récipient en pierre [qui ne contracte pas l’impureté] ou quelque chose de semblable dans un bain rituel, on ne considère pas que dès qu’une partie du jet [d’eau] atteint le [l’eau du] bain rituel, l’eau devient pure, mais elle reste impure jusqu’à ce que [l’eau du] bain rituel soit en contact avec toute [l’eau impure] d’un côté, comme nous l’avons expliqué. Et de même, un plan incliné sur lequel se trouve un liquide [suffisamment humide pour] mouiller [l’élément en contact avec lui] ne fait pas un lien avec le reste du liquide sur le plan incliné, ni en ce qui concerne l’impureté, ni en ce qui concerne la pureté. Par contre, un liquide qui se trouve dans un creux sert de liaison pour l’impureté comme pour la pureté.

6. Un pétrin qui est incliné [c'est-à-dire dont le fond est incliné ou qui est posé sur un plan incliné], ayant de l’humidité et trois morceaux d’aliments [de pâte] impurs [faisant au total] la taille d’un œuf sont posés dessus l’un en dessous de l’autre, ils ne sont pas associés [pour rendre impur le liquide qui rendrait ainsi impur le pétrin]. S’il y en a deux [qui forment ensemble le volume d’un œuf], ils sont associés. [Toutefois,] s’il y a en dessous d’eux un liquide fixe [c’est-à-dire qu’il y a en dessous de la pâte du liquide qui ne repose pas sur un plan incliné mais sur un plan plat, par exemple, si le fond du pétrin est plat], même [de la taille] d’une graine de moutarde, il associe tous [les morceaux].

7. Nous avons déjà expliqué qu’un tevoul yom ne contamine pas les produits profanes, mais [seulement] invalide les aliments et boissons de térouma, et les rend troisième [degré d’impureté]. Et de même, s’il touche des aliments ou des liquides sanctifiés, il les invalide et les rend quatrième [degré].

8. Il y a certains éléments qui ne constituent pas de liaison dans le cas d’un tevoul yom, bien qu’ils servent de liaison concernant toutes les [autres] impuretés ;
 plutôt, si un tevoul yom est en contact avec l’un d’eux, il n’invalide que l’élément qui est en contact avec lui, mais si c’est un autre individu [c'est-à-dire un individu atteint d’un autre type d’impureté] qui touche l’un d’eux, tous deviennent invalides. Même si celui qui touche est un homme qui a mangé des aliments impurs ou qui a bu des boissons impures, ceci étant une impureté légère, il invalide tout ce qui n’est pas invalidé par le tevoul yom, et il est inutile de mentionner que si c’est un père d’impureté ou un premier degré, il contamine tout. Et pourquoi [les sages] ont-ils été plus indulgents concernant l’impureté du tevoul yom ? Parce qu’il s’est déjà purifié, et il ne lui manque que le coucher du soleil. Ils [les sages] ont également été indulgents concernant le tevoul yom dans le fait que certains aliments qui sont propres à l’homme et contractent tout sorte d’impureté, sont purs dans le cas de l’individu qui s’est immergé dans la journée, ce sont : l’orge et une certaine variété de blé sauvage qui sont sans leur enveloppe. Mais quand [l’orge et ce blé sauvage] ont leur enveloppe, et le blé, même s’il n’a pas son enveloppe, la nigelle, les graines de sésame, deviennent invalides par un tevoul yom, et il est inutile de mentionner qu’ils [ceux-ci] deviennent impurs par toutes les [autres] impuretés.

9. Tous les « manches » des aliments qui constituent une liaison par rapport à un père d’impureté constituent une liaison par rapport à un tevoul yom. Et de même, tout aliment qui a été coupé et dont les morceaux sont partiellement attachés, ce qui constitue un lien concernant un père d’impureté est également un lien en ce qui concerne un tevoul yom. Et tout ce qui n’est pas un lien par rapport à un tevoul yom, est [considéré comme] lien en ce qui concerne les mains. Et ceci est également une disposition plus rigoureuse concernant les mains par rapport au tevoul yom.

Lois relatives à l’impureté des aliments : Chapitre Huit

1. S’il [un cohen] assemble des pâtes ‘halla ou des pains [de térouma] et ils sont rattachés, avec l’intention de les séparer, ou s’il cuit une ‘halla sur une autre dans un four avant que la croûte se soit formée, et qu’un tevoul yom touche l’un d’eux, seule la ‘halla qu’il a touchée devient invalide. Et de même, si un tevoul yom touche [l’écume de] l’eau bouillie, qui est comme un dôme [c'est-à-dire qu’il y a de grosses bulles vides], ou la première écume qui s’élève par l’ébullition de fèves écrasées ou l’écume du vin nouveau ou du riz, cela n’est pas considéré comme une liaison, et il n’invalide que l’écume. Et pour toutes les autres impuretés, qu’elles aient un statut léger ou sévère, tout [ceci] est considéré comme une liaison. Par contre, les ‘halla qui sont collées et qu’il n’a pas l’intention de séparer, ou deux ‘halla cuites l’une sur l’autre qui s’attachent et une croûte se forme dans le four, et l’eau qui bout [dont l’écume] n’est pas creuse comme un dôme [mais les bulles sont petites et ne sont pas vides], la seconde écume des fèves écrasées [bouillies, qui contient de la substance des fèves écrasées], l’écume du vieux vin [les bulles sont épaisses et contiennent de la substance du vin], et l’écume des lentilles [bouillies] sont considérées comme une liaison par rapport au tevoul yom, et inutile de mentionner, par rapport aux autres impuretés.

2. La pâte qui fait saillie durant la cuisson et qui se trouve au milieu du pain, semblable à un clou qui fait saillie, et de même, une partie de la pâte qui s’est étendue [sur le côté du pain] et a brûlé durant la cuisson, ce qui est appelé ‘hirhour, s’ils [ces morceaux] sont plus petits que la taille d’un doigt, et qu’un tevoul yom les touche, il invalide tout le pain. Et de même, s’il touche un petit grain de sel qui est dans le pain, tout le pain devient invalide, et inutile de mentionner qu’il [le pain] devient invalide par toutes les [autres] impuretés. Toutefois, s’il y a un caillou, du lupin, un gros grain de sel, ou un ‘hirhour de plus de la taille d’un doigt qui est en contact même avec un père d’impureté, le pain est pur, et il est inutile de mentionner [que le pain est pur si cet élément est en contact] avec un tevoul yom.

3. Si la moitié d’une gaufrette est brûlée et que la moitié est intacte, elles [ces deux parties] ne sont pas [considérées comme] attachées. Si le milieu est brûlé et que les côtés sont intacts, ils ne sont pas [considérés comme] liés entre eux, même par rapport à un père d’impureté, et inutile de mentionner par rapport à un tevoul yom. Si du bouillon se fige sur de la viande sanctifiée, et qu’un tevoul yom touche la partie figée, les morceaux [de viande] sont permis. S’il touche un morceau [de viande], le morceau et tout ce qui est porté avec lui sont [considérés comme] liés. Et de même pour un potage de légumineuses qui forme une couche solide sur des morceaux [de pain]. Si de l’huile flotte au-dessus du vin et qu’un tevoul yom touche l’huile, il n’invalide que l’huile.

4. Si un œuf battu est au-dessus d’un légume de térouma, et qu’un tevoul yom touche l’œuf, il n’invalide que la tige [du légume] qui est devant [la partie qu’il a touchée]. Et s’il [l’œuf, gonflé par la cuisson] a la forme d’un chapeau [c’est-à-dire qu’il n’est pas en contact avec le légume à l’endroit où le tevoul yom le touche], il n’est pas [considéré comme] un lien [étant donné que l’œuf n’est pas en contact avec le légume à l’endroit où il le touche, le fait de toucher l’œuf ne rend pas le légume invalide].

5. Si une coulée d’œuf s’est figée sur la paroi d’une poêle [qui contient un met de térouma, de telle sorte que la coulée est en contact avec le met], et qu’un tevoul yom la touche [la coulée], [s’il la touche] du côté intérieur à la paroi, elle est [considérée comme] attachée [au met, et ce dernier devient invalide], et [s’il la touche] du côté extérieur à la paroi, elle n’est pas [considérés comme] attachés [au met]. Et de même pour les légumineuses qui se sont figées sur le rebords de la marmite.

6. Si une jarre [de vin de térouma] qui a été trouée dans son fond ou dans sa paroi, et qu’un tevoul yom a bouché le trou à la main, elle devient entièrement invalide.

7. Si l’on verse d’un récipient à un autre [un liquide de térouma], et qu’un tevoul yom touche le jet, on évalue s’il y a [dans le récipient inférieur un volume] cent-une fois [supérieure au volume de liquide qu’il a touché, le cas échéant, l’eau est pure], car de la térouma impure mélangée [dans une quantité] cent-une [fois supérieure de térouma pure] est annulée dans sa petitesse, comme nous l’avons expliqué dans les lois sur la térouma.

8. Un tevoul yom qui prélève [la térouma] d’une citerne [de vin], et la jarre de [vin de] térouma glisse et tombe, et est engloutie dans le vin [profane], et il [le tevoul yom] touche le vin dans la citerne [pour reprendre sa jarre], [s’il touche le vin qui est] extérieur au bord [de la jarre], il n’est pas [considéré comme] lié [avec le vin qui est dans la jarre, bien que le vin profane flotte sur le vin de térouma dans la jarre], [mais s’il touche le vin qui est] du côté intérieur du bord [de la jarre, c'est-à-dire le vin qui flotte sur la jarre], il est [considéré comme] lié [avec le vin dans la jarre, et la térouma est invalidée]. Et si la citerne est un container [qui, contrairement à la citerne, n’est pas une fosse dans le sol, mais un grand récipient], même si c’est un grand récipient capable de contenir cent kor, [tout le vin à l’intérieur est considéré comme] lié, et s’il [le tevoul yom] touche un peu de vin, il invalide la térouma qui est dans la jarre au bas du récipient.

9. La fine farine des oblations, l’oliban, l’encens et les braises, si un tevoul yom en touche une partie, il invalide le tout [bien qu’il y ait plusieurs morceaux, parce que les sages se sont montrés plus stricts dans le cas des offrandes, et tous sont associés]. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour les braises qu’il retire au moyen de la pelle le jour de Kippour, car la pelle qui sert à retirer [les braises] est introduite dans le Heikhal. Par contre, les braises qu’il retire chaque jour, lorsqu’il verse de la [pelle] en argent dans la [pelle] en or, si les braises sont éparpillées, elles n’ont pas de sainteté, mais on les balaie dans le conduit [d’évacuation du Temple].

10. Si de l’huile de térouma flotte sur un potage [épais] ou une gaufrette profane, et qu’un tevoul yom touche l’huile, il n’invalide que l’huile. Et s’il mélange [l’huile avec le potage ou pétrit la gaufrette avec l’huile], il invalide toute partie qui est en contact avec l’huile.

11. Si un légume profane est cuit dans de l’huile de térouma [qui est entièrement absorbée dans le légume], et qu’un tevoul yom le touche, il n’invalide que la partie [la tige] qu’il touche.

12. Si un tevoul yom touche une partie d’un potage [épais] de térouma, alors que l’ail et l’huile [qui assaisonnent] sont profanes, il invalide le tout.

13. Si un tevoul yom touche une partie d’un potage [épais] profane [assaisonné avec] de l’ail ou de l’huile de térouma [et l’huile a été complètement absorbée, comme dans le cas précédent], il n’invalide que la partie qu’il touche. S’il y a une majorité d’ail [c'est-à-dire qu’il y a plus d’ail que de potage], on se réfère à la majorité [et par conséquent, le potage tout entier devient invalide par le contact de l’ail avec le tevoul yom]. Quand [se réfère-t-on à la majorité] ? S’il y a une masse compacte [d’ail] dans la marmite [de potage]. Mais si [le potage et les gousses d’ail sont écrasés dans le mortier et qu’]il [l’ail] est éparpillé dans le mortier et qu’il [le tevoul yom] en touche une partie, il n’invalide que la partie qu’il touche, parce qu’il est satisfait de l’éparpillement [de l’ail]. Et tous les autres produits qui sont usuellement délayés dans un liquide et pilés comme l’ail avec l’huile, quand on les pile sans eau et qu’on les écrase, bien qu’ils forment une masse compacte dans la marmite, s’il [le tevoul yom] les touche, il n’invalide que la partie qu’il touche, parce qu’ils sont considérés comme un rond de pâte de figue qui, s’il devient impur en partie, ne devient pas impur entièrement.

14. Une pâte où la ‘halla a été désignée au nord ou au sud, et de même, un melon où la térouma a été désignée au nord ou au sud, [les deux parties de l’aliment, la partie profane et la ‘halla] sont [considérées comme] liées. Et si un tevoul yom touche une partie [profane] de la pâte, la ‘halla devient invalide. Si la ‘halla est prélevée à l’intérieur, et qu’elle est remise, cela n’est pas [considéré comme] un lien.

15. Une pâte qui a été mélangée avec de la térouma ou qui a qui a été levée avec de la levure de térouma, ne devient pas invalide par un tevoul yom.

16. Si un tevoul yom touche une pâte [de térouma] qui est devenue apte [à contracter l’impureté] par un [des sept] liquide[s] et qui a été pétrie avec du jus de fruits, il n’invalide que la partie qu’il touche [car le jus de fruits ne lie pas les morceaux de pâte].

17. Si de la première dîme devient apte [à contracter l’impureté] et est touchée par un tevoul yom ou par des mains sales [c'est-à-dire qu’elles n’ont pas été surveillées pour leur état de pureté], on en prélève la térouma de la dîme en état de pureté, parce que la première dîme est considérée comme des produits profanes [dans ce contexte], et le tevoul yom et les mains sales n’invalident pas les produits profanes, car ce qui a le statut de troisième [degré] dans les produits profanes est pur, comme nous l’avons expliqué. Et de même, une femme qui est tevoul yom peut pétrir sa pâte, couper la [partie de la pâte destinée comme] ‘halla [sans toutefois la désigner comme ‘halla pour ne pas l’invalider], la séparer, la poser dans un récipient, mettre celui-ci ensemble avec le reste de la pâte [dans un grand récipient], approcher [ce récipient] du reste [de la pâte] pour prélever [la ‘halla] de ce qui est proche, puis, la désigner [comme ‘halla] en disant : « ceci est la ‘halla », et une fois qu’elle l’a désignée, elle ne doit plus y toucher pour ne pas la rendre invalide. Et elle procède de la même manière si elle pétrit [la pâte] dans un pétrin immergé dans la journée.

18. Si on remplit une cruche immergée dans la journée d’une jarre de dîme dont la térouma n’a pas été prélevée et que l’on dit : « ceci sera la térouma de la dîme sur ce qui est dans la jarre après la tombée de la nuit » [de sorte que la cruche est entièrement pure au moment où le produit qu’elle contient est désignée comme térouma de la dîme], c’est une térouma pure, parce qu’elle ne prend le statut de térouma de la dîme qu’à la tombée de la nuit conformément à sa stipulation, et après la tombée de la nuit, la cruche voit passer le coucher du soleil et devient pure. Si la jarre est brisée [et que tout le liquide est renversé] avant la tombée de la nuit, [le produit dans] la cruche reste tévél. Si la cruche est brisée, [le produit dans] la jarre reste tévél.

19. Un tevoul yom [qui s’est immergé suite à] l’impureté d’un cadavre ou [suite à] des rapports avec une [femme] nidda peut travailler dans le pressoir d’olives. Et de même, les autres personnes impures qui se sont immergées peuvent manipuler des produits purs, à l’exception du zav et de la zava à leur septième jour, qui, bien qu’ils soient immergés, ne doivent pas travailler dans le pressoir d’olives, ni manipuler des produits purs, de crainte qu’ils aient un flux et soient déclarés impurs rétroactivement, puisque [le cas échéant] ils annulent tous [les jours de leur décompte], comme nous l’avons expliqué.

Lois relatives à l’impureté des aliments : Chapitre Neuf

1. L’huile ou le miel qui sont devenus impurs, puis, se sont figés, puis, ont fondu, ont toujours le statut de premier degré [d’impureté], parce qu’ils sont considérés comme des liquides, bien qu’ils se soient figés après être devenus impurs.

2. Le jus [de viande], les fèves écrasées, et le lait devenu solide, sont considérés comme des aliments [ils n’ont pas le statut de liquides], et il est nécessaire [pour qu’ils soient susceptibles de contracter l’impureté] d’avoir l’intention [de les consommer]. Et si un aliment ayant le statut de premier [degré] ou un liquide est en contact avec eux, ils deviennent second [degré d’impureté]. S’ils sont [suffisamment] humides [pour humidifier ce qui est en contact avec eux], ils ont le statut de liquides et sont premier degré [d’impureté], comme un aliment devenu impur par un liquide impur. S’ils deviennent impurs alors qu’ils ont le statut de liquides et qu’ils se figent ensuite, ils ont le statut de second [degré d’impureté], comme un aliment devenu impur par un liquide impur. S’ils deviennent impurs lorsqu’ils sont figés, et qu’ils fondent et deviennent liquides, s’ils font exactement le volume d’un œuf [ou moins], le liquide est pur. S’ils font plus du volume d’un œuf, le liquide est impur, car lorsque la première goutte est fondue, elle devient impure par le volume d’un œuf de l’aliment impur dont elle a fondu, et cette goutte contamine tout le liquide qui fond ensuite. Et de même, quand un individu impur presse des olives et des raisins qui sont devenus aptes [à contracter l’impureté], s’ils ont le volume d’un œuf [ou moins], le liquide qui en est extrait est pur, à condition qu’il [l’individu impur] ne touche pas le liquide, car le liquide est considéré comme en dépôt dans le fruit, et comme une entité indépendante. Si ces olives ou ces raisins font plus du volume d’une olive, le liquide qui en est extrait est impur, car dès que la première goutte [de jus] sort, elle devient impur par le volume d’une œuf [du fruit impur], et rend tout le jus impur. Et si celui qui presse est un zav ou une zava ou un individu ayant le même statut, même s’il presse un seul grain qui n’a pas été rendu apte [à l’impureté], et ne touche pas le jus, le jus est impur, car dès qu’une goutte sort, elle devient impure en étant portée par le zav, car quand un zav porte des aliments ou des boissons, ceux-ci deviennent impurs, comme nous l’avons expliqué. Et de même, quand un zav extrait le lait d’une chèvre, le lait est impur, car dès que la première goutte sort, elle devient impure en étant portée par le zav.

3. Une marmite qui est remplie de [légumes] profanes mis à macérer, et leurs feuilles sortent [à l’extérieur de la marmite], si un père d’impureté ou un premier [degré] touche la feuille qui est à l’extérieur de la marmite à un endroit sec, bien que la feuille fasse le volume d’un œuf, celle-ci est impure et tout [le reste] est pur. Si elle est réintroduite dans la marmite, elle rend tous les liquides qui y sont contenus impurs, et la marmite devient impure ainsi que tous les [légumes] mis à macérer. S’il touche la feuille qui est à l’extérieur de la marmite alors qu’elle est mouillée [sans toutefois qu’il touche la partie mouillée], si la feuille fait le volume d’un œuf, tout est impur, car la feuille rend impur le liquide qui est dessus, et le liquide rend impur tout le liquide qui est dans la marmite [parce que le liquide qui est sur la feuille est lié au liquide dans la marmite], et rend la marmite impure. Si la marmite est pleine de [légumes de] térouma mis à macérer, et qu’un tevoul yom la remue, et qu’il remarque du liquide sur sa main, mais il y a doute si c’est [du liquide] de la marmite qui a été projeté ou s’il a touché la tige [du légume], le légume est invalide, et la marmite est pure.

4. Si un individu impur mange des raisins aptes [à contracter l’impureté] et qu’un grain tombe dans le pressoir [où se trouvent les raisins destinés à être foulés], s’il est entier et que sa tige ne tombe pas [de sorte qu’aucune goutte de jus n’en est extraite], le pressoir est pur. Et si sa tige est retirée, et que les raisins sont prêts dans la fosse [pour être foulés] ou ce qui est semblable à être foulés, de sorte qu’il est intéressé par le jus qui en est extrait, le pressoir devient impur par la goutte de jus qui est à l’extrémité du grain [de raisin] à l’endroit [où se trouvait] la tige. Si des raisins tombent et qu’il les foule dans un lieu vide [où ne se trouvent point d’autres raisins], s’ils ont exactement le volume d’un œuf [et non un volume supérieur], le jus qui en est extrait est pur, comme nous l’avons expliqué. S’ils font plus du volume d’un œuf, ce [le jus] qui en est extrait est impur, car dès lors que la première goutte sort, elle devient impure par [le raisin impur qui fait] le volume d’un œuf, et elle rend impur tout le jus qui suit.

5. Soit un bloc d’olives impures qui ont été assemblées et attachées, et on le jette dans un four, et il cuit [et la chaleur fait couler de l’huile du bloc], s’il [ce bloc] fait exactement le volume d’un œuf [ou moins], le four est pur, car les aliments ne contaminent pas les ustensiles, et le liquide qui en est extrait est pur, comme nous l’avons expliqué. Si le bloc fait plus du volume d’un œuf, le four devient impur, car lorsqu’une goutte [d’huile] est extraite, elle devient impure par [le bloc qui fait] le volume d’un œuf, et rend le four impur. C’est pourquoi, si les olives impures sont séparées et ne forment pas un seul bloc, même s’il y en a cent, le four est pur [car l’huile qui en est extraite ne fait pas le volume d’un œuf].

6. Si des liquides impurs sont absorbés dans du bois et qu’on y met le feu [dans le four], le four est pur, car ils sont annulés dans le bois. Et même s’il sort le bois à l’extérieur pour que l’eau de pluie tombe dessus et qu’elle tombe [effectivement] dessus conformément à son gré, et qu’il y met le feu, le four est pur, et l’eau qui est dessus ne devient pas impure par le liquide qui y a été absorbé. [Toutefois,] il ne doit mettre le feu au bois qu’avec les mains pures [bien qu’un liquide impur du fait de l’impureté des mains ne rende pas impur un ustensile, en l’occurrence, le four] ;
 ceci est un décret pour ne pas qu’un individu impur y mette le feu, ce qui causerait que le liquide dessus rendrait impur le four.

7. Si un rampant mort est trouvé dans une meule d’olives, seule la partie qui est en contact avec lui est impure. S’il y a un liquide qui circule [et qui touche toutes les olives], tout est impur, car étant donné qu’une partie du liquide devient impur, tout [le liquide] devient impur, et l’huile rend toutes les olives impures. S’il est trouvé sur les feuilles au-dessus des olives, on interroge ceux qui ont pressé [les olives] ;
 s’ils disent : « nous n’avons pas touché », ils sont dignes de confiance. S’il est trouvé sur un bloc d’olives, tout le bloc devient impur, comme nous l’avons expliqué. S’il est trouvé sur des morceaux cassés, et qu’il est en contact avec le volume d’un œuf [de bloc d’olives], tout est impur, car l’aliment [le bloc d’olives], qui fait le volume d’un œuf, rend impur le liquide qui y est mélangé, et le liquide rend impures les autres olives. S’il y a des morceaux sur des morceaux, et le liquide en dessous, bien qu’il [le rampant mort] soit en contact avec le volume d’un œuf, seul la partie en contact avec lui est impure.

8. Si un ignorant introduit sa main dans le pressoir et touche des grappes, la grappe [qui est en contact avec lui] et tout ce qui est autour d’elle sont impurs, et le pressoir [les raisins qui ne sont pas en contact avec cette grappe] est entièrement pur, parce que les grappes qui sont autour de cette grappe font séparation entre celle-ci et le pressoir [c’est-à-dire le reste].

9. Les déchets des olives et des raisins qui ont été préparés [foulés] en état de pureté, et des individus impurs les ont [ensuite] piétinés, et du liquide en est sorti, ils sont purs, car ils ont au départ été foulés en état de pureté. Et s’ils ont au départ été préparés en état d’impureté et que du liquide en est extrait, ils sont impurs.

10. Si des personnes qui travaillent dans un pressoir entrent et sortent, et qu’il y a un liquide impur dans le pressoir, s’il y a entre ce liquide et les olives suffisamment d’espace pour qu’ils s’essuient les pieds sur le sol, les olives sont pures, car celui qui touche un liquide impur autrement qu’avec les mains est pur, même en ce qui concerne les offrandes. Les pains sanctifiés qui ont des trous, et dans les trous, un liquide sanctifié, si un rampant mort est en contact avec l’un d’eux, et le premier avec le second, le second avec le troisième, même [s’ils sont] cent, tous ont le statut de premier degré d’impureté, du fait du liquide qui se trouve dans les trous et de la révérence due aux produits sanctifiés, tous [les pains] sont considérés comme des liquides pour lesquels on ne fait pas de décompte [de premier, second, troisième… degré d’impureté]. Par contre, si ce sont des pains de térouma, seul le troisième pain est invalide [outre les deux pains qui sont impurs]. Et les autres [pains] après le troisième sont purs. Et s’il y de l’humidité sur tous les pains, même si c’est de la térouma, tous sont impurs, et tous ont le statut de second [degré d’impureté], à l’exception du premier qui a été en contact avec le rampant mort, qui est premier [degré d’impureté].

11. Si une soufflure est formée dans l’épaisseur d’une jarre, de sorte qu’elle forme comme un autre récipient à côté d’elle, et qu’il y a un trou dans la soufflure [qui conduit] dans la partie de l’espace intérieur de la jarre, et qu’il a un trou opposé du côté extérieur, ou si le trou intérieur est en bas et le [trou] extérieur en haut, et que la soufflure et la jarre sont pleins de liquide, si un père d’impureté touche le liquide qui est dans la soufflure, tout le liquide qui est dans la jarre devient impur. Si la jarre est fermée hermétiquement et posée dans la tente d’un cadavre, elle devient impure, du fait du trou dans cette soufflure, parce qu’il communique avec son espace intérieur. Et de même, si le trou qui est intérieur dans la soufflure est en haut, et le [trou] extérieur est en bas, elle n’est pas préservée [de l’impureté] par une fermeture hermétique. Mais si un père d’impureté touche cette soufflure [c'est-à-dire le trou en bas de la soufflure], le liquide qui est dans le tonneau ne devient pas impur, et il est considéré comme séparé.

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