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ב"ה

Rambam - 1 chapitre par jour

Lois relatives au Chabbat : Chapitre Vingt-neuf

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Lois relatives au Chabbat : Chapitre Vingt-neuf (version non corrigée)

1. Il est un commandement positif de la Torah de sanctifier verbalement le jour du Chabbat, ainsi qu'il est dit : « souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier », c'est-à-dire mentionne le par [des mots de] louange et sanctification. Il faut le mentionner à son entrée et à sa sortie : à son entrée, par la sanctification du jour, et à sa sortie, par la [cérémonie de] séparation.

2. Voici le texte de la sanctification (kiddouch) du jour : « Béni Tu es, Eternel notre D.ieu, Roi de l'univers, Qui nous a sanctifié par Ses commandements et nous as désiré, Qui nous a gratifié de Son saint Chabbat avec amour et faveur, en souvenir de l'œuvre de la Création. C'est le commencement des convocations saintes, une commémoration de la sortie d'Egypte. Car c'est nous que Tu as choisi et que Tu as sanctifié parmi toutes les nations, et avec amour et faveur Tu nous as gratifié de Ton saint Chabbat. Béni Tu es, Eternel, Qui sanctifies le Chabbat ».

3. Voici le texte de la havdala : « Béni Tu es, Eternel notre D.ieu, Roi de l'univers, Qui distingues le saint du profane, la lumière de l'obscurité, et le peuple juif des nations, le septième jour des six jours de création. Béni Tu es, Eternel, Qui sépares le saint du profane ».

4. L'essentiel [de la mitsva] du kiddouch est la nuit. Si on n'a pas récité le kiddouch la nuit, involontairement ou sciemment, on peut réciter le kiddouch toute la journée. Et si on n'a pas récité la havdala la nuit, on récite la havdala le lendemain. On peut réciter la havdala jusqu'à la fin du mardi. Par contre, on ne récite la bénédiction sur la flamme que la nuit de la sortie du Chabbat.

5. Il est interdit de manger ou de boire du vin depuis l'entrée du Chabbat avant que l'on récite le kiddouch. Et de même, à la fin du Chabbat, il est interdit de commencer à manger, à boire, à réaliser un travail ou à goûter quelque chose avant de réciter la havdala. [Cependant,] il est permis de boire de l'eau. Si on a oublié ou si on a transgressé et qu'on a mangé et bu avant d'avoir récité le kiddouch [le vendredi soir] ou la havdala [après la sortie du Chabbat], on peut réciter le kiddouch ou la havadala après.

6. Les sages ont institué de réciter le kiddouch sur le vin et de réciter la havdala sur le vin. Et bien qu'on récite la havdala dans la prière, on doit réciter la havdala sur une coupe [de vin]. Et après avoir récité la havdala dans la prière et dit « [Béni sois Celui Qui distingue] le sacré du profane », il est permis de réaliser un travail, même si on n'a pas récité la havdala sur la coupe [de vin]. On récite d'abord la bénédiction sur le vin, puis on récite le kiddouch. On ne se lave pas les mains avant de réciter le kiddouch.

7. Que doit-on faire [pour réciter le kiddouch sur une coupe de vin] ? On prend une coupe [de vin] qui contient un révi'it ou plus, on la lave à l'intérieur, et on la rince à l'extérieur. On la remplit de vin, on la tient dans la main droite, et on la soulève d'un téfa'h ou plus du sol, sans s'aider de la [main] gauche. On récite la bénédiction de la vigne, puis on récite le kiddouch. La coutume répandue dans toutes les communautés juives est de tout d'abord lire le passage de « Vayekhoulou », de réciter la bénédiction sur le vin, puis le kiddouch. On boit [au moins] une pleine gorgée [de vin], puis on donne à boire à tous les convives. On se lave alors les mains, on récite la bénédiction « Hamotsi » et on mange.

8. Le kiddouch ne doit être [récité] qu'à l'endroit du repas. Quel est le cas ? On ne doit pas réciter le kiddouch dans une maison et manger dans une autre maison. Cependant, on peut réciter le kiddouch dans un coin [d'un pièce] et manger dans un autre coin. [S'il en est ainsi,] pourquoi récite-t-on le kiddouch à la synagogue ? Pour les hôtes qui mangent et boivent là-bas.

9. Si on a plus d'appétit pour le pain que pour le vin, ou si on n'a pas de vin, on se lave les mains, on récite la bénédiction « Hamotsi », et on récite le kiddouch. Puis, on coupe [un morceau de pain] et on mange. On ne peut pas réciter la havdala sur du pain, mais seulement sur du vin.

10. Celui qui a eu l'intention de réciter le kiddouch sur du vin la veille du Chabbat, mais a oublié et s'est lavé les mains avant de réciter le kiddouch, récite le kiddouch sur du pain. Il ne doit pas réciter le kiddouch sur du vin après s'être lavé les mains pour le repas. Il est une mitsva de réciter une bénédiction sur le vin le Chabbat avant de commencer le second repas. Ceci est appelé « kiddoucha rabba ». On récite seulement la bénédiction « borei péri haguéfén » et on boit [la coupe de vin]. Et il est interdit [le Chabbat midi aussi] de consommer toute nourriture avant de réciter le kiddouch. Et ce kiddouch aussi ne doit être [récité] qu'à l'endroit du repas.

11. Un homme a le droit de réciter le kiddouch sur du vin la veille de Chabbat quand il fait encore jour, bien que le Chabbat n'ait pas encore commencé. De même, il peut réciter la havdala sur une coupe quand il fait encore jour, bien que cela soit encore Chabbat. Car la mitsva de se souvenir [du Chabbat] est de faire une déclaration à son entrée et à sortie ou juste avant.

12. Celui qui est au milieu d'un repas le vendredi alors que commence le Chabbat étend une nappe sur la table, récite le kiddouch, termine son repas, puis récite les Actions de Grâce après le Repas. S'il mange le Chabbat, et que se termine le Chabbat alors qu'il est au milieu de son repas, il termine le repas, se lave les mains, récite les Actions de Grâce après le Repas sur une coupe [de vin], puis récite dessus [sur cette coupe] la havdala. Et s'il est en train de boire [du vin alors que se termine le Chabbat], il s'interrompt, récite la havdala, puis recommence à boire de nouveau.

13. S'il mange et termine son repas à l'entrée du Chabbat, il récite en premier lieu les Actions de Grâce après le Repas, puis récite le kiddouch sur une seconde coupe. Il ne doit pas réciter la bénédiction [des Actions de Grâce après le Repas] et le kiddouch sur une même coupe, car on n'accomplit pas deux commandements avec une seule coupe, le commandement du kiddouch et de la havdala étant deux commandements [distincts] de la Torah.

14. On ne récite le kiddouch qu'avec du vin pouvant servir aux libations sur l'autel. C'est pourquoi, si du miel ou du levain s'y est mélangé, même dans une proportion d'un grain de moutarde pour un grand tonneau, on ne récite pas le kiddouch dessus. C'est la loi qui est acceptée dans toutes [les communautés d']Orient. Il y a une opinion qui permet de réciter le kiddouch sur celui-ci [du vin dans lequel s'est mélangé du miel ou du levain], et qui explique que l'expression « du vin apte à être offert comme libation sur l'autel » exclut seulement le vin qui a une mauvaise odeur, qui a été découvert, ou cuit ; il est interdit de réciter le kiddouch sur l'un d'entre eux.

15. On ne récite pas le kiddouch sur du vin qui a le goût du vinaigre, même s'il a l'odeur du vin. Et de même, on ne récite pas le kiddouch sur [une boisson à base] de lie sur laquelle on a versé de l'eau, même si cela a le goût du vin. Dans quel cas cela s'applique-t-il ? Quand, en versant sur la lie trois [mesures d']eau, on obtient moins de quatre [mesures]. Mais si on obtient quatre [mesures ou plus], cela est considéré comme du vin dilué, et on peut réciter le kiddouch dessus.

16. Quand on boit une petite quantité [de vin] d'un récipient qui est rempli de vin, même s'il contient plusieurs révi'it, on l'abîme [le vin] et il devient [de ce fait] invalide. On ne récite pas le kiddouch sur ce qui reste, parce que cela est considéré comme les restes d'une coupe.

17. On peut réciter le kiddouch sur le vin qui a l'odeur du vinaigre et le goût du vin. Et de même pour le vin dilué. Et de même, on peut réciter le kiddouch sur le vin [fait à base] de raisins secs, à condition que ceux-ci [les raisins] ne soient pas totalement secs, de sorte qu'en les pressant, s'en dégage leur suc. Et de même, on peut réciter le kiddouch sur du vin du pressoir [c'est-à-dire du jus de raisin]. [En fait,] un homme peut presser une grappe de raisins et réciter le kiddouch immédiatement après. Dans un pays dont la majorité utilise de la bière à la place du vin, même si elle ne peut pas être utilisée pour le kiddouch, il est permis de réciter la havdala sur celle-ci, étant donné que c'est la boisson du pays.

18. De même que l'on récite le kiddouch la nuit du Chabbat et qu'on récite la havdala à la sortie du Chabbat, ainsi on récite le kiddouch la nuit des jours de fêtes et la havdala à leur sortie, ainsi qu'à la sortie de Yom Kippour, car ce sont tous « les Chabbat de D.ieu ». On récite la havdala dans la nuit qui conduit d'un jour de fête à 'hol hamoed, et la nuit qui conduit de Chabbat à un jour de fête, mais on ne récite pas la havdala dans la nuit qui conduit d'un jour de fête au Chabbat.

19. Voici le texte du kiddouch du jour de fête : « Béni Tu es, Eternel, notre D.ieu, Roi de l'univers, Qui nous as choisi parmi les nations, et nous as élevé parmi [les hommes de] toutes les langues, Qui nous as choisi et nous as grandis, Qui nous as montré de la faveur et nous as glorifié. Et Tu nous as gratifié, Eternel notre D.ieu, avec amour, de jours de fête pour les réjouissances, de fêtes et de temps pour la joie, ce jour de fête de sainte convocation, ce jour de fête des Matsot, de Chavouot, ou de Souccot , le temps de notre liberté, le temps du Don de la Torah ou le temps de notre joie avec amour en souvenir de la sortie d'Egypte. Car c'est nous que Tu as choisi et que Tu as sanctifié parmi les nations, et Tu nous as donné en héritage Tes saints temps pour les réjouissances et pour la joie. Béni Tu es, D.ieu, Qui sanctifies Israël et les temps ». Et s'il [un jour de fête] tombe le Chabbat, on mentionne le Chabbat, et on conclut de la même manière que dans la prière : « Qui sanctifies le Chabbat, Israël, et les temps. »

20. A Roch Hachana, on dit : « Tu nous as donné, Eternel notre D.ieu, avec amour, ce jour de sainte convocation comme souvenir, une sainte convocation par amour, en souvenir de l'exode d'Egypte. Car Tu nous as choisi et nous as sanctifié parmi les peuples, et Ta parole est authentique et immuable à jamais. Béni Tu es, Eternel, Roi sur toute la terre, Qui sanctifies Israël et le jour du souvenir ». Et s'il [Roch Hachana] tombe un jour de fête, on conclut : « Qui sanctifies le Chabbat, Israël et le jour du souvenir », comme l'on conclut dans la prière.

21. La nuit des jours de fêtes, on récite le kiddouch sur le vin comme le Chabbat. Et si l'on n'a pas de vin, ou si l'on préfère le pain, on récite le kiddouch sur le pain. Et on récite également un jour de fête le « grand kiddouch » [le kiddouch du midi] comme l'on fait Chabbat.

22. Comment récite-t-on la bénédiction [du kiddouch] les nuits de jour de fête qui tombent un dimanche ? On récite en premier lieu la bénédiction sur la vigne, puis le kiddouch du jour de fête, puis la bénédiction sur la bougie, puis la havdala. On conclut dans la havdala : « […] Qui distingues le sacré du sacré », puis on récite la bénédiction de « Chéhékhéïanou ».

23. Toutes les nuits de jours de fête, et de Kippour, on dit : « Chéhékhéïanou ». Le septième jour de Pessa'h, on ne récite pas « Chéhékhéïanou », car cela n'est pas une fête indépendante [des premiers jours], et on a déjà récité la bénédiction sur le temps [« Chéhékhéïanou »] au début de Pessa'h.

24. Voici l'ordre de la havdala à la sortie de Chabbat : on récite la bénédiction sur le vin, puis sur les parfums, puis sur la bougie. Quelle est la bénédiction sur la lampe ? « […] Qui crées des lumières de feu »., Puis on récite la havdala.

25. On ne récite la bénédiction sur la lampe que si l'on peut tirer profit de sa lumière de manière à distinguer une pièce de monnaie de ce pays d'une pièce d'un autre pays. On ne récite pas la bénédiction sur une bougie appartenant à des gentils, car leurs rassemblements sont associés à un culte idolâtre. On ne récite pas de bénédiction sur la bougie d'un gentil, ni sur une bougie [allumée] pour des personnes décédées.

26. Si un juif a allumé [une flamme de la flamme] d'un gentil ou si un gentil [a allumé une flamme] d'un juif, on peut réciter dessus la bénédiction. Si un gentil [allume] d'un gentil, on ne récite pas la bénédiction. Quand on marche à l'extérieur d'une grande ville et qu'on voit de la lumière, si la majorité des habitants de cette grande ville est constituée de gentils, on ne récite pas la bénédiction ; et si la majorité est constituée de juifs, on récite la bénédiction. A priori, on ne doit pas réciter la bénédiction sur le feu d'une fournaise, d'un four, ou d'un fourneau. [Telle est la loi qui régit] les braises : si un copeau de bois mis en contact avec celles-ci s'enflamme de lui-même, on récite la bénédiction dessus [la flamme émise par les braises]. On peut réciter la bénédiction sur une flamme [allumée] dans une synagogue s'il se trouve un homme important pour lequel on allume. On peut réciter la bénédiction sur une [bougie] de synagogue s'il y a un ministre officiant qui y réside. Et la meilleure manière d'accomplir la mitsva de la havdala est d'utiliser une torche. Il n'est pas nécessaire de chercher une lumière [pour la havdala] comme dans toutes les autres mitsvot. Plutôt, si l'on a [une lumière], on récite dessus la bénédiction.

27. On peut réciter la bénédiction après la fin du Chabbat sur une flamme qui a été allumée le Chabbat pour un malade ou une femme après un accouchement. On peut réciter la bénédiction après la fin du Chabbat sur une lumière qui a été produite par du bois ou des pierres, car c'est ainsi qu'elle [la flamme] fut en premier lieu crée par l'homme. Par contre, on ne récite par la bénédiction sur elle [cette sorte de flamme] après la fin de Yom Kippour, car on ne récite la bénédiction après la fin de Yom Kippour que sur une lumière qui a reposé . Et même si elle [une flamme] a été allumée le jour de Kippour pour un malade ou une femme après un accouchement, on peut réciter dessus la bénédiction [après la fin de Yom Kippour] car elle « a reposé par la faute ».

28. Quand un jour de fête tombe au milieu de la semaine, on dit dans la havdala : « Celui qui distingue le sacré du profane, la lumière de l'obscurité, le peuple juif des nations, et le septième jour des six jours de création » comme l'on dit après la sortie du Chabbat, car on compte l'ordre des distinctions . Il n'est pas nécessaire de réciter une bénédiction sur des parfums ou une bougie ; et de même, il n'est pas nécessaire de réciter la bénédiction sur des parfums à la fin du jour de Kippour.

29. Pourquoi récite-t-on la bénédiction sur les parfums à la fin du Chabbat ? Parce que l'âme est triste du fait de la sortie du Chabbat, on la réjouit et on la calme avec une odeur agréable.

About the book
Featuring a modern English translation and a commentary that presents a digest of the centuries of Torah scholarship which have been devoted to the study of the Mishneh Torah by Maimonides.
Au sujet de l'éditeur
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