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ב"ה

Rambam - 1 chapitre par jour

Lois relatives au Chabbat : Chapitre Vingt-huit

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Lois relatives au Chabbat : Chapitre Vingt-huit (version non corrigée)

1. Toute demeure qui se trouve à l'extérieur de la ville, s'il y a entre celle-ci et la ville soixante-dix coudées et deux tiers de coudée, ceci étant le côté d'un carré d'une surface de beit sataïm, ou moins que cela, s'associe à la ville et fait partie de celle-ci. Quand on compte les deux milles coudées dans toutes les directions [à l'extérieur de la ville], on compte à partir de cette demeure.

2. Si cette maison se trouve dans les soixante-dix coudées d'une ville, et qu'une seconde maison se trouve dans les soixante-dix coudées de la première, et une troisième dans les soixante-dix coudées de la seconde, et ainsi de suite sur une distance de plusieurs jours de marche, tout est compté comme une seule ville, et quand on fait le compte [des deux milles coudées à l'extérieur de la ville], on compte à partir de la dernière maison, à condition que celle-ci ait au moins une surface de quatre coudées sur quatre ou plus.

3. Et de même, une synagogue qui possède une résidence pour les ministre-officiants, un temple idolâtre qui a une résidence pour ses prêtres, les entrepôts dans lesquels il y a une résidence, un pont ou un tombeau qui ont une résidence [à proximité], [une construction de] trois murs sur lesquels il n'y a pas de toit et qui englobent [une surface de] quatre coudées sur quatre, une tour d'observation, une maison qui est construite dans la mer, [une construction de] deux murs ayant au-dessus d'eux un toit, ou une grotte qui a une construction à son entrée dans laquelle il y a une résidence, s'associent à elle [la ville] s'ils se trouvent dans les soixante-dix coudées et des poussières [de la ville]. A partir de la maison à l'extrémité [de la ville], on considère qu'un fil est étendu tout au long de la longueur de la ville et on mesure deux milles coudées à l'extérieur de ce fil.

4. Voici celles [les constructions] qui ne s'associent pas avec elle [la ville] : deux murs sur lesquels il n'y a pas de toit, même si des personnes y résident, un pont, un tombeau, une synagogue, un temple idolâtre, des entrepôts dans lesquels il n'y a pas de résidence, une citerne, un fossé, une grotte, un pigeonnier, et une maison dans un bateau. Tous ceux-ci et ceux [les constructions] qui sont semblables ne s'associent pas à elle [la ville].

5. Quand deux villes se trouvent l'une à proximité de l'autre, s'il y a entre elles [une distance de] cent quarante et une coudées et un tiers [de coudée], de sorte que chacune a soixante-dix coudées et des poussières, on les considère comme une seule ville ; il s'ensuit que [les habitants de] chaque ville peuvent se rendre dans toute la seconde ville et à l'extérieur de celle-ci sur deux milles coudées. Quand trois villages [sont positionnés de telle sorte qu'ils] forment un triangle, s'il y a entre celui [le village] du milieu et chacun des [deux] extérieurs deux milles coudées ou moins, et entre les deux extérieurs deux cents quatre-vingt deux et deux tiers [de coudées], de sorte qu'il y ait entre chacun d'entre eux et celui du milieu, en projetant celui-ci au milieu d'eux [des deux autres villages], cent quarante une coudées et un tiers [de coudée], tous les trois sont considérés comme une seule ville, et on compte deux milles coudées dans toutes les directions à l'extérieur des trois. Si une muraille a été érigée autour d'une ville, et que celle-ci a ensuite été conquise [de sorte que la muraille a été détruite], on compte [les deux milles coudées] à partir [de l'extrémité] de la partie qui est habitée. Si elle [la ville] a été conquise, et qu'on a ensuite érigé une muraille, on compte [les deux milles coudées] à partir de la muraille.

6. Quand une ville est rectangulaire ou carrée, étant donné qu'elle a quatre angles égaux, on la laisse telle quelle et on mesure deux milles coudées de chacun de ses quatre côtés. Si elle est ronde, on construit [mentalement] des angles, on considère qu'elle se trouve dans le carré [formé par ceux-ci] et on compte à l'extérieur des côtés de ce carré deux milles coudées dans toutes les directions. Ainsi, on gagne [le terrain qui se trouve] aux coins.

7. Et de même, si la ville est triangulaire, ou a de nombreux côtés, on considère un rectangle qui l'entoure, puis on compte à l'extérieur de ce rectangle deux milles coudées dans toutes les directions. Et quand on considère un carré autour d'elle [la ville], on compte suivant les directions des points cardinaux , de sorte que chacun de ses côtés soit dans l'une des quatre directions.

8. Si elle est large d'un côté et courte de l'autre [comme un trapèze], on considère qu'elle est large [qu'elle a la même largeur des deux côtés]. Si elle a la forme d'un gamma [comme un triangle rectangle] , ou d'un arc-en-ciel [comme un demi-cercle], et qu'il y a entre les deux extrémités moins de quatre milles coudées, on compte [la limite du Chabbat] à partir de la corde [étendue entre les deux extrémités], et on considère que toute la surface entre cette corde et le demi-cercle est remplie de maisons. [Toutefois,] s'il y a entre les deux extrémités quatre milles [coudées], on ne compte qu'à partir du [sommet du] demi-cercle.

1. Si une ville qui est située sur le bord d'un fleuve a une jetée large de quatre coudées sur le bord du fleuve, de sorte que l'on puisse se tenir sur celle-ci et utiliser le fleuve, on considère que le fleuve fait partie de la ville ; on compte [la limite du Chabbat] de l'autre extrémité du fleuve, de sorte que tout le fleuve fait partie de la ville du fait de la jetée construite à côté de lui. [Néanmoins,] s'il n'y a pas de jetée, on ne compte qu'à partir de la porte de la maison , et le fleuve est compris dans les"'
9. Ceux qui habitent dans des huttes ne comptent [la limite du Chabbat] qu'à partir de l'entrée de leur demeure. Et s'il y a trois cours avec deux maisons dans chacune, tout est établi [comme une seule unité]. On considère un rectangle autour de celle-ci, et on accorde [à ses habitants de se rendre à] deux milles coudées dans toutes les directions comme les autres villes.

10. On ne mesure [les distances] qu'avec une corde de cinquante coudées, ni moins, ni plus. Cette corde doit être faite de lin, afin de ne pas s'étendre au-delà [de cette longueur]. Quand on parvient [en mesurant] à une crevasse, si sa largeur est de cinquante coudées, de sorte que [sa largeur] peut être incluse [dans la longueur] de la corde de mesure, on l'inclut , à condition que sa profondeur soit inférieure à quatre milles [coudées].

11. Dans quel cas cela s'applique-t-il ? Quand le fil à plomb descend directement [dans la crevasse] de sorte qu'il est impossible de s'en servir [de la pente de la crevasse]. Par contre, si le fil à plomb ne descend pas directement [dans la crevasse], on ne l'inclut pas [la crevasse], à moins que sa profondeur soit égale ou inférieure à deux milles [coudées].

12. S'il y a une vallée dont la pente est homogène, on monte et on descend en mesurant approximativement. Si la vallée mesure plus de cinquante [coudées de largeur], de sorte que l'on ne peut pas l'inclure [dans la mesure de la corde], on se rend jusqu'à l'endroit où l'on peut l'inclure et on l'inclus ; on observe alors en face de sa mesure .

13. Quand on atteint un mur, l'on ne dit pas qu'on doit percer le mur, mais on évalue sa largeur et on continue. Et s'il est possible de l'utiliser [le mur], on le mesure de manière exacte. Et si le fil à plomb descend parallèlement au mur , on mesure sa largeur précisément.

14. Si on atteint une montagne : si la pente monte de dix tefa'him sur une distance de cinq coudées , on l'inclut [sa hauteur et on ne mesure que sa largeur] et on continue à mesurer. Et si elle est abrupte au point qu'elle monte de dix tefa'him sur une longueur de quatre coudées , on évalue [la longueur de deux milles coudées] et on se retire. Si [la montagne est si large qu']on ne peut pas inclure [sa hauteur dans sa largeur] , on mesure approximativement, petit à petit. Tel est le sens de ce qu'ils [les sages] ont dit : « dans les montagnes, on mesure approximativement ».

15. Comment mesure-t-on approximativement dans les montagnes ou dans les crevasses qu'on ne peut pas mesurer à l'empans ? Deux personnes tiennent une corde de quatre coudées, celui qui est en haut tient l'extrémité [de la corde] devant ses pieds et celui qui est en-dessous tient l'autre extrémité devant son cœur. Puis, celui qui était en haut se place à l'endroit de celui qui se trouvait en-dessous qui s'éloigne, à son tour, d'une distance égale à la longueur de la corde. Et ainsi, ils continuent à mesurer tout[e la longueur de la montagne]. Et quand on mesure à l'empans une montagne ou une crevasse, on ne doit pas se rendre au-delà de la limite [du Chabbat], afin que les passants la voyant ne disent pas : « la limite [du Chabbat] arrive jusqu'ici ».

16. On ne s'appuie que sur la mesure d'un homme compétent, spécialiste dans la mesure de la terre. Si la limite de Chabbat était établie [dans une ville] et qu'un homme compétent est venu, a mesuré, et a inclus dans la limite certains [endroits] et exclus [d'autres], on accepte [sa mesure] pour ce qu'il a inclus. Et de même, si deux hommes compétents viennent et mesurent la limite et que l'un inclut [dans celle-ci] et l'autre exclut, on suit celui qui inclut, à condition qu'il n'ajoute pas plus que la mesure de la diagonale de la ville.

17. Comment [cela s'applique-t-il] ? Quand celui-ci ajoutera, on dira que le premier avait peut-être compté les deux milles [coudées] à partir du coin de la ville en diagonale, et a de ce fait réduit sa mesure ; il s'ensuit que la distance entre le bord de la limite [du Chabbat] et la ville est de moins de deux milles coudées, tandis que le dernier a mesuré les deux milles [coudées] à partir du côté de la ville. On ne présume pas que le premier a commis une erreur plus importante que celle-ci. C'est pourquoi même si le dernier ajoute par rapport au premier près de cinq cents quatre-vingt [coudées], on accepte [sa mesure]. [Toutefois,] s'il ajoute plus que cela, on ne le suit pas.

18. Même un esclave ou une servante sont dignes de confiance s'ils disent : « là s'arrête la limite du Chabbat ». Et l'affirmation d'un adulte : « Je me souviens que nous venions jusqu'ici le Chabbat quand j'étais enfant » est acceptée [comme un témoignage]. Et l'on s'appuie sur son témoignage concernant ceci. Car les sages ne se sont pas montrés exigeants concernant ceci, mais ont été indulgent, parce que la mesure des deux milles coudées est d'ordre rabbinique.

About the book
Featuring a modern English translation and a commentary that presents a digest of the centuries of Torah scholarship which have been devoted to the study of the Mishneh Torah by Maimonides.
Au sujet de l'éditeur
Moznaim
Moznaim is the publisher of the Nehardaa Shas, a new, state-of-the-art edition of the Talmud and all major commentaries in 20 volumes. Click here to purchase or email the publisher at [email protected]