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ב"ה

Rambam - 1 chapitre par jour

Lois des Chekalim : Chapitre Quatre

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Lois des Chekalim : Chapitre Quatre

1. Pour quel propos doit-on utiliser le [l'argent du] « prélèvement de la chambre » [cf. ch. 2 loi 4] ? On achète avec des offrandes journalières, les offrandes supplémentaires [sacrifiées le Chabbat, le premier du mois, et les jours de fête], tous les autres sacrifices communautaires, les libations de vin et le sel avec lequel on sale les sacrifices. Et de même, [on s'en sert pour acheter] les [morceaux de] bois [pour l'autel] si aucun bois n'a été offert, et qu'il est nécessaire d'en acheter. [De même, pour] les encens et le salaire de ceux qui le préparent, les pains de propositions et le salaire de ceux qui les préparent, le omer [d'orge], les deux pains, la vache rousse, le bouc envoyé [à Azazel], et le fil de lin que l'on attache entre ses cornes. Tout ceci vient du « prélèvement de la chambre ».

2. Par contre, [l'argent pour acheter] le taureau [apporté comme offrande expiatoire] pour [une transgression accomplie par la communauté due à] l'inconscience générale, et [pour acheter] les boucs [offertes par la communauté] pour [la transgression de l'interdit relatif à] l'idolâtrie est collecté [de dons de la communauté] et non [de l'argent] du « prélèvement de la chambre ». Les rideaux devant le Sanctuaire remplacent une structure permanente ; ils ne donc pas achetés avec le [l'argent du] « prélèvement de la chambre », mais avec l'argent du bedek habaït.[les fonds d'entretien du Temple]. Cependant, les rideaux des portes sont achetés avec le [l'argent du] « prélèvement de la chambre ». Le candélabre et les autres instruments du Temple doivent être achetés avec ce [l'argent] qui reste des libations. Et s'il n'y a pas de restes des libations, ils doivent acheter [ces saints ustensiles l'argent] du « prélèvement de la chambre ». Les vêtements de prêtrise, [c’est-à-dire] les vêtements du Grand Prêtre comme les vêtements des autres prêtres qui servent dans le Temple, viennent du « prélèvement de la chambre ».

3. Tous les animaux qui se trouvent à Jérusalem ou ses banlieues proches sont sacrifiés comme ola, comme cela sera expliqué dans les [lois relatives aux animaux] consacrés qui ne sont pas aptes. Leurs libations de vin viennent du « prélèvement de la chambre ». Et de même, quand un gentil envoie un sacrifice de ola d'une autre ville, et n'envoie pas avec l'argent pour les libations, on amène les libations du « prélèvement de la chambre ».

4. Si un converti décède et laisse des [animaux désignés comme] offrandes, s'il a [déjà laissé du vin pour] les libations, on amène celui-ci, et sinon, elles [les libations] viennent du « prélèvement de la chambre ». Quand un Grand Prêtre décède et qu'on n'a pas [encore] nommé de successeur, on amène les offrandes de 'havitine du « prélèvement de la chambre ». Ceux [les sages] qui examinent les défauts des [animaux] appelés à être sanctifiés à Jérusalem, les sages qui enseignent les lois de l'immolation rituelle aux prêtres et les lois de kemitsa, et les femmes qui élèvent leurs enfants pour [participer à la préparation de l'offrande de] la vache rousse prennent tous leur salaire du « prélèvement de la chambre ». Quel est leur salaire ? Un prix décidé par la cour rabbinique.

5. L'année chabbatique, où [les produits des champs] sont sans propriétaire, la cour rabbinique paye des gardes pour protéger certains produits qui poussent, afin qu'il soit possible d'offrir le omer [d'orge] et les deux pains [de propositions], que l'on ne peut amener que de la nouvelle [récolte]. Ces gardiens prennent leur salaire du « prélèvement de la chambre ».

6. Celui qui fait don de surveiller [les produits] bénévolement, on le lui refuse, de crainte que des hommes forts viennent et les prennent. C'est pourquoi les sages ont institués qu'ils prennent leur salaire [du prélèvement] de la chambre, de sorte que tout le monde s'éloigne de l'endroit où les gardes sont postés.

7. Les scribes qui corrigent les parchemins de Torah à Jérusalem et les juges qui jugent les voleurs à Jérusalem prennent leur salaire du « prélèvement de la chambre ». Combien sont-ils payés ? Quatre-vingt dix maneh pour un an. Si cela ne leur suffit pas, même s'ils ne le désirent pas, on ajoute selon leur besoin, celui [le besoin] de leur femme, de leurs enfants, et des [autres] membres de leur maison.

8. On construit une rampe de la Montagne du Temple au Mont des Oliviers, sur laquelle on apportait la vache rousse [sur le Mont des Oliviers], et une rampe sur laquelle on conduisait le bouc à envoyer [à Azazel]. Toutes deux [les frais de ces constructions de ces rampes] viennent du « prélèvement de la chambre ». Et de même, l'autel pour les offrandes de ola, le Sanctuaire, et les cours [du Temple] viennent du « reste de la chambre ». La canalisation d'eau, la muraille de Jérusalem, ses tours et tous les besoins de la ville viennent du « prélèvement de la chambre ». Un gentil, même un guer tochav, qui offre de l'argent à ces fins, ou pour travailler dans ces projets bénévolement, on refuse [son offre], car il est dit : « Ce n'est pas à vous, mais à nous de construire etc. [la maison de notre D.ieu] » et il est dit : « et vous n'avez pas de part, etc. »

9. Ce [l'argent] qui reste du « prélèvement de la chambre » et du « reste de la chambre », on achète avec des [animaux] mâles que l'on amène comme offrande de ola, car la cour stipule comme condition que tout ce qui reste serve à amener des sacrifices de ola, mais non des volatiles comme offrande de ola, car les volatiles ne sont pas utilisés pour les sacrifices communautaires. Ces offrandes de ola, qui viennent de ce qui reste des chekalim, s'appellent « le dessert de l'autel ».

10. Si les chekalim ne suffisent pas pour toutes les offrandes communautaires, on prend ce qui est nécessaire de ce qui est consacré pour le bedek habaït. Par contre, on ne se sert pas pour le bedek habaït de ce [l'argent] qui est consacré pour l'autel.

11. Dès qu'arrive le premier du mois de Nissan, on n'amène des sacrifices communautaires que de la nouvelle collecte [de chekalim]. Et si la nouvelle collecte n'est pas encore arrivée [au Temple], on utilise [l'argent de] l'ancienne. C'est pourquoi s'il y a des animaux désignés pour les offrandes journalières, qui ont été achetés avec [l'argent de] l'ancienne collecte, on les rachète, de sorte qu'ils ne sont plus consacrés, malgré le fait qu'ils sont sans défaut. L'argent [de ce rachat] est placé avec [l'argent de] l'ancienne collecte, qui est utilisée comme dessert pour l'autel. [Cela est possible] car la cour rabbinique stipule une condition [lors du prélèvement de cet argent] que s'il n'y a pas besoin des animaux achetés pour les offrandes journalières, ils puissent être utilisés de manière profane.

12. Voici ce que l'on faisait avec ce qui restait des encens. Quand arrivait le premier du mois de Nissan, on transférait leur caractère sacré sur le [l'argent désigné comme le] salaire des artisans [qui les préparaient]. Cet argent était alors utilisé comme « dessert pour l’Autel », et ils [les artisans] prenaient le reste des encens comme salaire. Puis, on leur rachetait l'encens [aux artisans] avec [l'argent de] la nouvelle collecte, afin de l'amener [l'encens au Temple] avec de l'argent de la nouvelle collecte. Si la nouvelle collecte n'était pas encore arrivée, on offrait l'encens [acheté avec l'argent] de l'ancienne collecte.

Fin des lois des Chekalim

About the book
Featuring a modern English translation and a commentary that presents a digest of the centuries of Torah scholarship which have been devoted to the study of the Mishneh Torah by Maimonides.
Au sujet de l'éditeur
Moznaim
Moznaim is the publisher of the Nehardaa Shas, a new, state-of-the-art edition of the Talmud and all major commentaries in 20 volumes. Click here to purchase or email the publisher at [email protected]