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ב"ה
2009: Blog du Front

Serres et dépôts de munitions

Jour 4 : 6 jan. 2009

26 January 2009 0:00

Après avoir passé la nuit dans un petit immeuble, nous avons repris notre avancée avant l’aube. Le point culminant de cette avancée était la cible : capturer un dépôt d’armes. Cette cache d’armes était officiellement un ensemble d’entrepôts stockant de la nourriture et autres fournitures en boîtes. Le Hamas y stockait de fait plus de roquettes et de fusils que quoi que ce soit d’autre.

Nous avons continué à traverser la ville et avons pénétré un ensemble de serres. Partout à Gaza il y a des serres. Certaines appartenaient aux colons juifs qui ont été évacués de force. La plupart d’entre elles, cependant, proviennent d’un homme nommé George Soros. Geroge Soros est un philanthrope qui a donné des milliards de dollars pour construire des serres pour les Palestiniens dans la bande de Gaza. C’est magnifique, mais il semble que les Palestiniens n’aient pas compris que les serres n’ont une valeur que si l’on y fait pousser quelque chose. Pratiquement chaque serre que nous avons vue à Gaza était en parfait état (ou au moins l’était avant que nous arrivions). Mais elles étaient toutes pleines de mauvaises herbes. C’est quelque chose qui m’a vraiment surpris. Les Palestiniens sont censés être en train de mourir de faim et ils ont des serres pleines d’herbes folles dans leurs jardins.

De même, parce que la terre est tellement fertile et que, il n’y a pas si longtemps, des cultures poussaient ici, il y a maintenant des oignons, des pommes de terre et d’autres légumes qui pousse sauvagement ça et là. Parfois même dans le fossé. Ces oignons et ces patates nous ont procuré une manière créative d’améliorer l’ordinaire, le thon et les mini-salamis qui furent notre seule nourriture officielle pendant toute la durée de l’opération.



Nous avons pénétré une serre, pleine d’herbes folles elle aussi, avec un petit oignon solitaire. Et puis la section de démolition a commencé son bombardement. Ils ont abattu quelques immeubles et je pouvais voir des débris enflammés tomber sur le toit transparent de la serre au-dessus de ma tête. C’était comme de la grêle.

Après le bombardement initial, nous avons avancé. Nous sommes entrés dans le dépôt. À cette heure, il avait été abandonné et la plupart des armes avaient été enlevées, mais pas toutes. Nous avons trouvé une Toyota Land Cruiser flambant neuve garée près du bureau. Un véhicule qui coûte 50 000 $ au bas mot. Elle était équipée sur mesure, avec des sièges en cuir, une capote décorée aux emblèmes du Hamas et toutes sortes de gadgets et d’accessoires. Lorsque j’ai trouvé cette voiture, elle avait déjà souffert quelques dommages suite au bombardement et à la fusillade. L’un des pneus, cependant, était encore gonflé.

« Je n’ai pas fait ça depuis que j’ai quitté les États-Unis ! » ai-je annoncé tout en tirant mon couteau de commando. J’ai ressenti un plaisir spécial en entendant le sifflement du pneu qui s’affaissait.

Nous avons tous bien ri mais j’ai été rappelé à l’ordre par Captain America qui m’a dit que ce n’était pas notre but dans cette opération. « Cet endroit est déjà plein de terroristes. Ce n’est pas la peine d’en rajouter un. » Et il avait raison. Il est extrêmement important de rester professionnel et le saccage n’était pas un objectif. Mais bon, la voiture était massacrée et ils l’avaient achetée avec des fonds humanitaires. Je n’avais donc aucune mauvaise conscience.

Nous venions de terminer notre mission du jour. Nous avons continué notre progression habituelle, sécurisant maison après maison, immeuble après immeuble.

Le dépôt d’armes est devenu notre rendez-vous logistique. Cette partie de la ville deviendrait notre nouvelle base d’opérations pour les quelques jours à venir, pendant que nous attendions (comme d’habitude) que le reste de l’armée nous rejoigne et que les politiciens... fassent ce que les politiciens ont l’habitude de faire. C’est quelque chose qui m’échappe encore.

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

Pièges explosifs et soufflé au thon

Jour 3 : 5 jan. 2009

25 January 2009 0:00

Dans les quartiers des activistes du Hamas – les plus huppés de Gaza –, nous avons pris immeuble après immeuble sous le feu de leurs snipers et de leurs roquettes RPG. Dans l’après-midi, nous avons avancé, après avoir jeté quelques grenades fumigènes pour couvrir notre progression. La résistance était toujours minimale. Mais nous avons rencontré un nouveau problème.

Les pièges.

Nous avions pris le contrôle d’un petit immeuble d’habitation. Le sergent commandant notre escouade était un Juif éthiopien nommé Baroukh qui fut surnommé en conséquence « Sergent Commandant Baroukh Obama ». Et donc, pendant que je continuais avec Axel et le sergent Obama à vérifier chaque étage, Captain America avançait avec sa section pour sécuriser un immeuble attenant. Les renseignements nous avaient dit qu’il y avait une énorme mine enterrée sur la route. Effectivement, elle était bien là. Captain America avait placé un cube d’environ un kilo d’explosif C4 sur la mine elle-même, mis le feu au détonateur, et détalé. Lui et son unité ont fait irruption dans l’immeuble que je venais de finir de sécuriser.

« À l’intérieur ! Maintenant ! », s’est-il mis à crier à notre intention. Je ne savais pas qu’il avait placé cette charge, mais j’ai eu l’intelligence de ne pas poser de questions. J’ai abandonné ce que j’étais en train de faire et j’ai plongé dans l’un des petits appartements.

Un éclair blanc et rose aveuglant et brûlant, balaya l’allée et fit voler en éclat toutes les fenêtres. Il était évident que si la mine n’avait pas été découverte à temps, elle aurait facilement anéanti toute notre unité.

À nouveau, nous nous sommes préparés à bivouaquer pour la nuit, mais maintenant nous étions dans cet immeuble d’habitation que nous avions conquis. Je me tenais dans le coin d’une chambre à coucher à regarder par la fenêtre depuis un angle que je savais ne pas être trop exposé au feu des snipers ennemis.

J’ai regardé derrière moi et j’ai vu Shaft, notre tireur de mitrailleuse MAG américain de Rhode Island, qui faisait la prière du soir dans le salon de l’appartement. Ce qui était spécial, c’est la façon dont il priait. À Tsahal, nous avons une tradition de faire du « soufflé au thon » en mettant des carrés de papier toilette dans l’huile d’une boîte de thon puis de les allumer. Le papier toilette brûle comme la mèche d’une lampe à huile et cuit le thon. Ça a meilleur goût qu’on ne l’imagine. Et c’était la seule source de lumière que nous avions à ce moment. Et donc il était assis là, penché vers une boîte de thon enflammée et il priait. J’ai souri.

Hey, du moment que ça marche !

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

Entrée dans Gaza

Jour 1 : 3 jan. 2009

22 January 2009 18:12

Il était 16h30. Le soleil amorçait sa descente. Le bataillon tout entier était assis dans un auditorium à écouter le dernier discours délivré par le colonel. Soudain, son discours fut interrompu. Le bâtiment tout entier trembla et les fenêtres furent violemment secouées par une énorme explosion. Il a eu un moment de silence, mais le colonel sourit simplement et regarda sa montre.

« C’est notre aviation, expliqua-t-il. Et ils commencent à l’heure exacte, comme ils l’avaient annoncé. »

La tension retomba.

Et c’est alors que j’ai réalisé, plus que jamais, que la guerre était réelle. La guerre était là.

J’ai réalisé, plus que jamais, que la guerre était réelle. La guerre était là.Après le briefing nous avons vérifié notre équipement pour la dernière fois et maquillé nos visages en camouflage. J’ai mis alors un bandana violet sur ma tête, style pirate. Ce bandana me valut des moqueries pendant toute la guerre. En fait, ce bandana était un cadeau d’une amie mariée et religieuse. Tous mes amis avaient écrit un mot dessus. Je me suis vite rendu compte que ce bandana était très confortable sous mon casque. Il me réchauffait quand il faisait froid et absorbait la transpiration par temps chaud. Et ainsi, avec mon visage peinturluré et mon bandana violet, j’ai mis mon casque, mes protections, mon treillis, et un sac à dos prévu pour contenir deux missiles SPIKE. Je l’ai pesé plus tard et vu qu’il pesait plus de 45 kg.

Je suis dans la sixième division. Notre mission était de pénétrer Gaza par le nord, à proximité relative de la mer. Nous devions marcher 2-3 kilomètres jusqu’à une colline aux abords de Elei Sinaï. Elei Sinaï est une colonie juive démantelée de la bande de Gaza, comme Goush Katif. Elle n’est plus maintenant que morceaux de ciment et routes abandonnées.

Nous avons quitté la base. Ironiquement, en partant, nous avons dû faire la queue et pointer.

« Hey, Axel ! » ai-je dit à mon meilleur ami, un Canadien sans famille en Israël qui devait son surnom a une attitude étrangement similaire à celle du chanteur de Guns 'N Roses. « On va à une guerre ou à un mariage ? »

Finalement, nous nous sommes mis en route. Et alors le bombardement a commencé. La septième division est maîtresse dans l’art du mortier. Leur technologie élaborée en Israël est tellement avancée que nous sommes en train de passer des accords avec les Marines américains et envoyons des prototypes à l’armée US.

J’avais déjà vu des bombardements auparavant, mais rien de la sorte. Cette fois, ils ont employé les gros moyens. Les mortiers eux-mêmes faisaient d’énormes champignons de feu et les explosions qui suivaient résonnaient à travers tout le paysage.

Dès que le bombardement commença, toute nervosité se dissipa. Je ne me sentais plus seul, comme un misérable fantassin sous une pluie de missiles ennemis. Nous étions une équipe. Nous étions une armée. Nous étions des amis. Et nous allions mettre une raclée au Hamas.

L’aviation aussi nous accompagnait. Des hélicoptères de combat Cobra et des drones de surveillance nous survolaient presque en permanence. J’ai appris plus tard que les drones eux-mêmes n’étaient pas inoffensifs et emportaient une charge utile assez importante. De temps à autre, le paysage était illuminé par une énorme explosion dans le lointain. C’est alors que j’ai entendu le boom supersonique des F-15 Eagles qui volaient bas, suivi par l’impact de la détonation.

Nous avons pressé le pas. Ce qu’ils ne nous avaient pas dit, c’est que le chemin était exclusivement constitué de dunes de sable. Parcourir 3 km dans des dunes de sable avec deux missiles, gilet pare-balles, 24 heures de vivres, 200 munitions, etc, n’est pas la chose la plus agréable du monde ?

Et il faisait froid. Ça gelait ! Tous ceux qui s’imaginent qu’il fait toujours beau en Israël se trompent sérieusement. Le climat ressemble beaucoup à celui de la Californie du Sud. En été, il fait chaud, parfois caniculaire, particulièrement dans le désert. Mais en hiver il fait froid, surtout à cause de la proximité de la mer. Et apparemment, ce soir ne faisait pas exception.

La plupart d’entre nous ont souffert d’hypothermie parce que certains, dont moi, ont commencé à s’évanouir.Finalement, nous avons atteint notre destination et nous nous sommes préparés à prendre position avec la cinquième division, la brigade de reconnaissance, sur une crête de Elei Sinaï. Cette crête dominait les premières villes de Gaza desquelles la plupart des Kassams étaient lancés. Mais à notre arrivée, le colonel réévalua la situation et prit conscience que la plupart des cibles que nous devions détruire avec nos missiles SPIKE avaient fui devant les frappes aériennes et d’artillerie. Il n’y avait donc aucune raison pour que nous restions là avec la brigade de reconnaissance comme c’était prévu à l’origine. Il nous a donc été ordonné de continuer notre avancée au sud et de rejoindre la huitième division comme force d’infanterie légère qui mènerait l’opération. Le seul problème est que nous avions toujours les missiles et le reste de notre équipement sur le dos et qu’on nous demandait de marcher encore 7 km. Inutile de vous dire que ce fut un cauchemar. Ce furent les plus longs 7 km que j’ai eus à marcher de ma vie entière.

Nous avons continué à marcher... et à marcher... et à marcher. Pendant ce temps, l’artillerie et l’aviation pilonnaient tout ce qui était devant nous. Apparemment, le but de ce bombardement n’était pas seulement de nous ouvrir le passage, mais aussi de s’assurer que les civils ne demeurent pas dans cette zone. Il faut que vous compreniez ce que ça fait d’être bombardé par ces trucs. Les explosions sont si fortes que même à une distance d’un kilomètre vous sentez un vent balayer votre visage et vos oreilles se bouchent par le changement de pression. Maintenant, imaginez que vous êtes dans votre maison, vous entêtant à ne pas évacuer, et alors des mortiers tombent à 50 mètres de votre jardin. L’idée était que quiconque désirant rester dans le coin après cela était soi un terroriste près à se battre et/ou quelqu’un de suicidaire. La technique s’avéra très efficace et la plupart des zones urbaines que nous avons traversées étaient vides de toute présence civile. Contrairement, bien sûr, à ce que les médias veulent faire croire au monde.

Vers cinq heures du matin, nous avons atteint notre nouvelle destination. C’était un verger abandonné, juste à l’entrée de la première ville. Nous nous y sommes vite installés et avons attendu que le soleil se lève et que le reste des forces armées israéliennes nous rejoignent. Je pense aussi que la plupart d’entre nous ont souffert d’hypothermie parce que certains, dont moi, ont commencé à s’évanouir alors qu’ils étaient debout. J’ai appris plus tard que six soldats d’un autre bataillon avaient dû être évacués pour cause d’hypothermie sévère.

J’ai aussi appris qu’un bataillon de Golani était entré dans un piège. Les Golani avaient pénétré Gaza plus par le sud et en diagonale. Ils sont réputés pour engager le combat rapidement et parfois même imprudemment. Dans certaines situations, cette habitude est un avantage. À Gaza toutefois, cela s’est avéré néfaste. Chez les parachutistes, nous avons procédé moins vite, avec notre artillerie qui faisait exploser toutes les mines, explosifs et pièges disposés le long de la route. Apparemment les Golani étaient entrés trop vite, ou leurs mortiers avaient manqué quelque chose. Ils ont marché sur une très grosse mine. Deux de leurs soldats sont morts et vingt d’entre eux furent blessés.

Je voudrais souligner en passant que les informations que je donne sur les autres unités ne sont PAS basées sur ce que j’ai vu moi-même. Ce sont des infos qui m’ont été données par d’autres personnes, des rumeurs circulant dans les troupes ou des conversations entendues à la radio. Si, parmi toutes les infos ci-dessus, par exemple, celle relative à l’entrée des Golani n’est pas fiable à 100%, faites-le-moi savoir. Je voudrais que mes rapports soient les plus fidèles et véridiques possibles. Je rapporte au mieux de mes connaissances ce que j’ai vu et entendu, aussi bien à mon sujet qu’à celui de mes camarades.

--YBC

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

Je suis de retour !

Message XII

22 January 2009 0:00

D’abord, je suis très heureux de vous faire savoir que, grâce à D.ieu, je suis vivant et sans aucun trou supplémentaire et tous mes membres sont encore attachés à mon corps. J’ai un besoin urgent d’un chiropracteur, j’ai perdu du poids, et j’ai du mal à dormir à des horaires normaux, amis c’est là pratiquement les seuls dommages que j’ai eus personnellement à subir de cette guerre.

Impossible de vous décrire le choc que j’ai eu en vérifiant le blog quand j’ai vu à quel point il avait été lu. Je ne peux pas exprimer ce que c’est de savoir que tellement de gens qui ne m’ont jamais rencontrés nous soutiennent moi et mes camarades et prient pour nous. Et ce n’est pas seulement que j’apprécie les prières pour ma propre sécurité. Mais de voir le peuple juif se réunir dans un même but est merveilleux. Pour moi, c’est encore plus important que notre sûreté.

Je voudrais aussi m’excuser auprès de chacun pour l’absence totale de contact. J’ai été envoyé sur le front, en toute première ligne, et les téléphones portables étaient strictement interdits. On nous a permis d’envoyer des lettres et j’ai essayé de faire connaître notre situation à plusieurs personnes. Mais à cause de difficultés logistiques, mes messages ne sont jamais sortis de Gaza et on m’a restitué les lettres à la fin de la guerre.

Dans les jours qui viennent, je pourrai m’asseoir devant mon ordinateur et confortablement taper le journal que j’ai tenu pendant la guerre. Je vous ferai un bref compte-rendu de la façon dont j’ai vécu les événements sur le front.

Alors restez branchés...

--YBC

PS: J'ai aussi quelques photos à vous montrer, j'espère que vous apprécierez...

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

Il n’y a pas de « demain »

Message IX – 3 jan. 2009

3 January 2009 0:00

3 jan. 2009. Apparemment, nous y sommes.

Depuis Chabbat dernier, nous avons été en état d’alerte maximum, en attendant l’ordre. Et chaque jour de la semaine dernière, ils nous disaient, « Demain ! Certainement demain ! »

Alors, chaque jour nos nerfs étaient à fleur de peau.

Mais maintenant il n’y a pas de demain.

La situation que Gaza atteint est à peine croyable. Je pense qu’il s’y trouve maintenant plus de mines, de souterrains et de pièges explosifs qu’au Vietnam du Nord à l’époque. Et, d’après la presse, le Hamas a légalisé la crucifixion et ils ont commencé à monter des croix dans Gaza.

Il y a tellement de mort, des centaines de vautours tournent dans le ciel.

Il y a une forte possibilité, même une malheureuse probabilité, que ceci sera mon dernier message sur ce blog.

Je pense aux 24 années de ma vie. Celle-ci a été loin d’être parfaite, mais je n’ai pas de regrets. J’ai vécu au maximum, trop même.

Avec moi, il n’y aura pas de demande de pardon paniquée à D.ieu, ni de supplication désespérée pour ma survie. Mais une acceptation clame de mon sort.

--YBC

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

Ma seule prière

Message X – 3 jan. 2009

3 January 2009 0:00

3 jan. 2009. A ma Bar Mitsva, je me suis engagé à faire tout ce que je peux pour défendre le peuple juif, si possible, dans les Parachutistes de Tsahal.

Onze ans plus tard, me voici.

Nous avons tous des rêves. Seule une petite partie d’entre nous ont la chance de pouvoir les réaliser.

Alors, si je survis à cela, j’aurai vécu mon rêve. Et sinon, alors je mourrai auprès de mes meilleurs amis et faisant ce que j’ai toujours voulu faire.

J’ai le privilège de m’inscrire dans une tradition qui a commencé avec Simeon et Lévi qui ont délivré leur sœur Dinah : prendre de grands risques pour le peuple juif.

Pour moi, il n’y a plus de politique. Je ne suis pas un héros. Je suis un Juif de 24 ans, préparateur en pharmacie, manager financier et aspirant écrivain qui n’apprécie pas que des missiles tombent sur son appartement et sur ses amis qui se terrent dans les abris.

J’ai une seule prière. C’est que, que je vive ou que je meure, je ne déçoive pas le peuple juif. Et, plus important encore, que je ne déçoive pas mes amis.

--YBC

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

Et donc ça commence...

Message XI – 3 jan. 2009

3 January 2009 0:00

3 jan. 2009. Aujourd’hui le monde entier me regarde. Dans cent ans, les gens parleront de ce jour et écriront à son sujet.

Et en ce jour je suis heureux.

Je ne pourrais pas prendre mon téléphone Internet avec moi. Je devrais me débrouiller avec un carnet de notes et vous tenir au courant aussi vite que possible.

Nous rentrons dans Gaza. Le 890ème Parachutistes en premier. Et moi, avec l'unité Armes lourdes et Reconnaissance Mobile, j’ouvre le bal.

...Et donc ça commence.

--YCB

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

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Appel aux proPalestiniens

Message VIII – 2 jan. 2009

2 January 2009 0:00

2 jan. 2009. Une chose qui me sidère au sujet de la situation ici à Gaza est que des gens qui sont totalement ignorants de la véritable nature des enjeux se sentent qualifiés pour donner des opinions censées faire autorité. Je ne comprends pas en particulier pourquoi quiconque soutenant les Palestiniens pourrait être en faveur du Hamas.

Il y a plusieurs mois, j’étais en mission de reconnaissance du côté israélien de la barrière.  À l’aide de ma longue-vue à longue portée, j’ai repéré un homme portant des vêtements noirs et un masque de ski. Je l’ai vu charger des AK-47 et des explosifs dans le coffre d’une petite voiture. J’ai demandé l’autorisation de l’abattre, mais on m’a ordonné de ne rien faire. Pourquoi ? Parce que, suite à une intense pression internationale, Israël avait accepté un cessez-le-feu de six mois avec le Hamas.

Plus tard, je l’ai observé conduire jusqu’à un village tout proche. Il y a massacré des dizaines de Palestiniens, en particulier des membres du Fatah (OLP). Et ainsi, en conformité avec le soutien international aux Palestiniens, je me suis retenu de tirer et je les ai vus mourir.

Le Hamas a tué bien plus de Palestiniens non combattants au cours du cessez-le-feu que nous en temps de guerre.

--YBC

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

Des soldats courent !

Message VI – 1er jan. 2009

1 January 2009 0:00

1er janvier 2009. Alors que j’étais en train d’organiser notre équipement (encore !), j’ai été surpris par des cris soudains et un grand groupe de soldats qui couraient dans la même direction.

« Que s’est-il passé ? » ai-je crié. Des missiles ? Une alerte ? Non… des cadeaux !

Dès que j’ai entendu cela, j’ai rejoint la foule des soldats pour être bien placé dans la queue.

Les donateurs étaient pour la plupart américains. En particulier le président juif d’une grande chaîne de magasins d’équipement domestique.

Ils m’ont tiré de côté avec quelques autres soldats américains. Alors mon camarade a dit au président, « Ma mère adore vos serviettes. »

J’ai fais des gros yeux et j’ai secoué la tête. Mollo, mon pote. Vas-y mollo. Mais je crois que mon ami avait voulu plaisanter, parce qu’il s’est mis à rire.

J’ai aussi rencontré un rabbin de ma ville natale. Chez nous les Juifs, le monde est toujours petit.

Mais je ne pourrai jamais dire à quel point nous apprécions ces encouragements, surtout au moment où le monde entier s’acharne à nous critiquer. Et nous n’avons pratiquement encore rien fait !...

--YBC

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

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‘Habad encore

Message VII – 1er jan. 2009

1 January 2009 0:00

Jeudi 1er janvier 2009-01-08 1er jan. 2009. Et de nouveau, ‘Habad est arrivé. Je crois que c’est une manière de savoir quand les gens ont vraiment peur. Quand il y a une queue de Juifs non religieux qui attendent de mettre les Téfilines. Mais je pense qu’il vaut mieux tard que jamais.

Mais, à ce point, je m’attends à moitié à atteindre notre destination avec une intense résistance. Et alors, au coin d’une rue, nous rencontrerons un groupe amical de ‘Habad qui nous demandera, « Qu’est-ce qui vous a pris si longtemps pour arriver ? Vous avez déjà mis les Téfilines aujourd’hui ? »

--YBC

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

Il n’y a pas de quoi !

1 January 2009 0:00

Note de l’éditeur : voici la réponse de Yared à nos remerciements pour le temps qu’il consacre à nous envoyer ces messages.

Je suis heureux de pouvoir aider de toutes mes capacités. Nous sommes tous visés par cette guerre et je suis conscient qu’une bonne presse est essentielle. Et, bien que je ne fasse pas partie de ‘Habad moi-même, je suis un Juif orthodoxe et j’ai la plus grande admiration pour ‘Habad et leur mission de promouvoir l’observance du Judaïsme parmi les Juifs et de leur procurer des endroits cachères et chomer-Chabbat dans le monde entier.

J’apprécie vraiment votre soutien et je veux que vous sachiez que vous avez le mien. Et si je peux aider d’une quelconque autre manière, faites-le-moi savoir.

Yared

Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.
Le sergent Yared M. Ben-Caro est un soldat de l’Armée de Défense d’Israël (Tsahal). Né à Los Angeles, il a immigré en Israël en septembre 2006, à l’âge de 21 ans, après avoir étudié l’anglais, la pharmacie et le management. Depuis janvier 2009, il sert dans le 890ème bataillon de parachutistes de l’unité d’Armes Lourdes et Reconnaissance en tant que tireur d’élite et spécialiste en missiles.

Depuis sa position sur le front de Gaza, Yared consacre quelques minutes chaque jour à nous envoyer des messages du théâtre d’opérations.

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