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Une bonté non casher

Une bonté non casher

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La paracha de cette semaine décrit les caractéristiques des quadrupèdes, poissons et oiseaux cashers et interdits. Na’hmanide dans son commentaire observe que les oiseaux interdits sont des prédateurs.

Parmi ces oiseaux prohibés se trouve la ‘hassida, traduite par « cigogne ». Le sens littéral du nom ‘hassida est « gentille », un nom approprié, dit Rachi, car cet oiseau est serviable avec ses congénères et partage sa nourriture avec eux.

Na’hmanide observe que les oiseaux interdits sont des prédateurs

Mais, interroge le Rabbi de Gour, si cet oiseau est gentil et sympathique, d’après Na’hmanide sa place aurait dû être parmi les oiseaux cashers et non parmi les oiseaux interdits.

Le Rabbi de Gour en a tiré une morale intéressante. La ‘hassida est utile à ses congénères, mais elle est parfaitement indifférente au sort des oiseaux des autres espèces. La bienveillance envers les siens n’est pas suffisante. Si nous distinguons entre un ami dans le besoin et un étranger dans les mêmes circonstances, entre ceux de notre espèce et les autres, nous ne sommes pas « gentils ». La bonté doit être universelle. Tout celui qui a besoin d’aide mérite d’être aidé.

par Zalman Posner
Rav Zalman Posner (1927-2014) fut le rabbin de la Congregation Sherith Israel de Nashville, Tennessee à partir de 1949, où il avait été envoyé comme émissaire du Rabbi précédent. Il était un orateur renommé et l'auteur de "Think Jewish".
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1 Commentaire
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Joly 2 février 2015

Je ne comprends pas. Un animal "gentil" est donc une proie pour l'homme précisément à cause de sa gentillesse. Reply

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