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Ne cessez jamais de rêver

Ne cessez jamais de rêver

Foi et pragmatisme

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Avez-vous déjà rêvé ?

De ce que serait un véritable amour ? De la manière dont votre future famille fonctionnera et s’épanouira ? De votre réussite professionnelle ?

En supposant que cela fait longtemps et que vous êtes déjà entré dans la vie réelle, posez-vous la question suivante :

Rêvez-vous encore ?

Nous devons accepter la (parfois) dure et froide réalité de la vie, mais nous ne devons jamais arrêter de rêver.

La Torah reconnaît que le monde est marqué par les difficultés et la douleur. Elle décrit aussi une ère de perfection de l’existence, le monde de Machia’h. Ce monde de paix, d’harmonie et de bien est notre vision, notre but, notre rêve.

Et cela n’a pas été facile de conserver ce rêve.

Voici une histoire que l’on raconte :

La pauvre Yankel était le minable du village. Il ne parvenait pas à gagner sa vie et toute sa famille en souffrait.

Finalement, ses amis se sont concertés pour lui créer un emploi : il serait payé deux roubles par semaine pour rester assis dans une guérite à l’entrée du village à attendre la venue du Machia’h. Le cas échéant, il devrait alerter toute la population que la Rédemption est arrivée.

Yankel savait bien que deux roubles par semaine était un salaire misérable.

« La paye est mauvaise, » protesta-t-il.

« C’est vrai, lui dirent ses amis. Mais tu as la sécurité de l’emploi. »

Cette histoire reflète deux réalités présentes dans le monde juif :

a) Le Judaïsme inclut une croyance en la venue du Machia’h. Nous sommes même prêts à payer quelqu’un pour le guetter !

b) Notre long et douloureux cheminement a parfois vidé ce rêve de sa substance et de sa vitalité.  Nous « savons » que Yankel va attendre longtemps...

Je pense que cette posture est largement répandue, bien qu’inconsciente. La croyance en la venue du Machia’h est l’un des Treize Principes de foi du Judaïsme. Notre attente est exprimée dans nos prières, trois fois par jour.

Mais le rêve est-il vraiment vivant ?

Ou bien est-ce une blague ?

Le Rabbi nous a enseigné qu’il nous faut continuer de rêver.

Le Rabbi a pris la mesure de l’existence douloureuse de ce monde, et en a partagé les souffrances.

Mais le Rabbi croyait de manière si flagrante au rêve de Machia’h.

Machia’h – un monde parfait – était plus qu’un rêve ; c’est une vision qui a animé la vie du Rabbi, guidé ses projets et qui fut son « étoile polaire ».

Parce que le Rabbi savait que D.ieu peut tenir Sa promesse. Le monde peut et va changer. Et, si cela prend un certain temps, nous devons continuer à rêver. Parce que le rêve insuffle une âme à notre vie, la rafraîchit et lui donne l’espérance et la nettoie de tout cynisme.

À part ça, on peut aussi compter sur D.ieu concernant nos relations, nos familles et nos vies professionnelles.

Affrontez et surmontez les difficultés de la vie.

Mais ne cessez jamais de rêver.

par Mendy Herson
Le Rav Mendy Herson est le directeur du Chabad Jewish Center à Basking Ridge, New Jersey.
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1 Commentaire
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Anonyme TOULON, FRANCE via bethabadmarseille.com 30 juin 2010

NE CESSEZ JAMAIS DE REVER Je ne suis pas Juive mais j'ai le même rêve d'un monde parfait depuis toujours. Croire en Dieu et croire en l'homme meilleur qui finira par comprendre le dessein Divin "l'Amour" de son prochain. Voilà pourquoi le rêve est une partie intégrante de mon être. Rêver, s'émerveiller, garder un coeur d'enfant, une âme limpide.
Le Rabbi a raison, ne cessons jamais de rêver.
Le rêve nous donne l'espoir, l'espérance et la foi dans un monde nouveau.
Merci Reply

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