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IV. Quelques ramifications du concept du Machia'h (le Messie)

IV. Quelques ramifications du concept du Machia'h (le Messie)

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Nous pouvons encore clarifier la définition de la nature essentielle, de la 'Hassidouth, en expliquant le sens profond de l'idée de Machia'h [le Messie]. Car « de la rétribution [pour l'accomplissement d'un commandement], nous connaîtrons sa teneur essentielle ».1 Ainsi, puisque c'est par la diffusion2 (des sources) de la 'Hassidouth que « le Maître viendra »,3 c'est-à-dire le Roi Messie, c'est à travers le concept de Machia'h, – la rétribution –, que sera perçue la nature profonde de la 'Hassidouth.4

Avec la venue du Machia'h, de nombreux et sublimes événements se produiront. Par exemple, les Juifs (et la Che'hinah)5 reviendront de leur exil. Mieux encore, « Tous les juifs seront de grands Sages, ils sauront des choses qui sont actuellement dissimulées, et atteindront la compréhension de leur Créateur (...) car la terre sera emplie de la connaissance de D.ieu (...) ».6 De plus, il interviendra de grands changements et innovations dans la Création.7

(Quant à l'affirmation du Talmud selon laquelle « Il n'y aura de différent entre l'époque actuelle et les Temps Messianiques que la fin de l'asservissement aux nations »,8 celle-ci n'a trait qu'au début de l'Ère Messianique.9 Surtout d'après Raya Mehemnah10 qui dit que cette affirmation ne vaut que pour les ignorants et pas pour les érudits de la Torah).

Une autre nouveauté des Temps Messianiques sera que l'aspect du divin qui transcende le cours naturel de la Création sera révélé. (C'est pourquoi le Nom de D.ieu sera prononcé11tel qu'il est écrit,12 car alors se révélera dans l'univers le Tétragramme, le Nom HaVaYaH13 – Il était, Il est, Il sera, simultanément –,14 le Nom qui transcende le temps et l'espace; et cette révélation sera semblable à celle qui se produisait à l'époque du Sanctuaire.)15

Le renouveau issu de ces événements ne se limitera pas à ce monde, mais leur retentissement spirituel s'étendra à tous les Mondes, car le cours des Mondes Supérieurs16 est tributaire du cours des événements d'ici-bas. [Roch 'Hodech, et les jours de fêtes par exemple – au cours desquels un surcroît de lumière se diffuse –, sont établis En-Haut, suivant la fixation qui en a été faite ici-bas.]17 et du fait que la venue du Machia'h engendrera une mutation fondamentale de la condition de l'univers, il s'effectuera de façon analogue un changement correspondant dans les Mondes Spirituels.

Pourtant, par-delà tout ce qui a été expliqué précédemment, et de la grande dimension, du sublime et du merveilleux de tous ces faits, la vérité est qu'il ne s'agit là que de ramifications du concept essentiel du Machia'h.

NOTES
1.
Tanya, chap. 39 (p. 53a).
[A cet endroit, R. Chnéour Zalman fonde son interprétation sur une affirmation des Pirké Avoth [Maximes des Pères (4, 2)] : « la rétribution d'une Mitsvah (commandement) est la Mitsvah même » et lui donne comme signification que la rétribution attachée à une Mitsvah reflète la nature essentielle de la Mitsvah elle-même. N.d.T.]
2.
Au sujet de l'usage spécifique des expressions « répandre, jaillissement au-dehors [ou diffusion] des sources », voir plus loin, chapitre XXI.
3.
La réponse donnée au Baal Chem Tov lorsque celui-ci demanda au Machia'h quand il viendrait – telle que le Baal Chem Tov l'écrit dans la célèbre lettre relatant l'ascension de son âme à Roch Hachanah 5607 [1746], imprimée à la fin de l'ouvrage Ben Porath Yossef, et dans un recueil de lettres du Baal Chem Tov et de ses élèves (Lwow, 5683, dans lequel l'éditeur écrit avoir recopié cette lettre d'un manuscrit du gendre du Baal Chem Tov, R. Yé'hiel, manuscrit qui fut signé par le Baal Chem Tov lui-même). Cette lettre est également imprimée dans le livre Guinzé Nistaroth (Jérusalem, 5684) I, chap. 65. Une partie de cette lettre figure également dans les ouvrages Kétère Chem Tov et Likouté Amarim du Magguid de Mézeritch.
Pour une explication de la question du Baal Chem Tov, et de la réponse du Machia'h, selon la 'Hassidouth, voir Likouté Dibourim II, recueils 16-18.
[Le Baal Chem Tov relatait souvent des expériences spirituelles qu'il avait vécues, et durant lesquelles son âme gravissait les hauteurs spirituelles, ce qui lui permettait de communiquer avec les âmes d'autres grands Sages. Dans le cas présent, il s'agissait de l'âme du Machia'h. Lorsque le Baal Chem Tov demanda au Machia'h quant il viendrait, celui-ci lui répondit : « Lorsque tes sources se seront répandues au-dehors », paraphrasant ainsi le verset des Proverbes (5,16).
Le Talmud (Sanhédrin 98a) relate un fait analogue concernant R. Yéochoua Ben Lévi, qui posa également cette question au Prophète Élie qui lui suggéra de la demander au Machia'h lui-même. Le Machia'h répondit à R. Yéochoua Ben Lévi : « Il viendra aujourd'hui ». Voyant que le Machia'h n'était pas venu, R. Yéochoua Ben Lévi revint, amèrement déçu chez Élie, qui lui expliqua que le sens de la réponse était : « Aujourd'hui... si vous écoutez Ma voix » (Psaumes 95,7). Ainsi, le Machia'h ne peut venir que si Israël écoute la voix de D.ieu.
La question soulevée par Likouté Dibourim est de savoir comment après une réponse si explicite, le Baal Chem Tov avait cru nécessaire d'interroger à nouveau le Machia'h. La réponse qui y est donnée est que le Baal Chem Tov était le « Moïse » de la 'Hassidouth, un « berger » du Peuple Juif, qui s'inquiétait pour les moindres de son troupeau. Connu pour son grand amour pour tout Israël, le Baal Chem Tov voyait le bien que recelait chaque juif, et la portée de chaque Mitsvah observée par Israël. Conscient du haut niveau d'abnégation des juifs, de la douleur dont ils souffraient en exil, de la splendeur de leurs Mitsvoth, et par là-même de la façon dont ils écoutaient la voix de D.ieu, il pensa que c'était le temps pour le Machia'h de venir, et posa ainsi la question à nouveau.
Likouté Dibourim
explique plus avant le terme « sources » utilisé dans la réponse du Machia'h pour caractériser les enseignements du Baal Chem Tov. Rachi explique que le verset : « [Lorsque] tes sources se seront répandues au-dehors » signifie qu'il faut acquérir des disciples. Le Machia'h indiquait donc au Baal Chem Tov qu'il viendrait lorsque celui-ci aurait acquis des disciples et que ses enseignements seraient révélés et connus de tous.
La 'Hassidouth va plus loin dans l'interprétation du terme « sources » : une source est un petit point d'eau ruisselante ; un fleuve est, à l'opposé, large et s'étend sur de grandes surfaces, transportant l'eau loin de son origine, à l'extérieur (en hébreu : 'Houtsah) jusqu'en des endroits qui n'étaient à priori pas destinés à l'accueillir. De façon analogue, la 'Hassidouth doit jaillir au-dehors, et devenir si populaire que chacun puisse être à même de connaître les enseignements du Baal Chem Tov et que cette appréhension du divin lui soit familière. N.d.T.]
4.
Voir également le Maamar « Pada BeChalom Nafchi » cité plus haut (chap. 375) où il est écrit que la révélation de la 'Hassidouth s'apparente aux futures révélations de l'Ère Messianique.
5.
Ainsi que l'affirment nos Sages (Meguilah 29a) : « Le Saint béni soit-Il reviendra avec eux de l'exil ».
[La Che'hinah désigne la Présence Divine, l'immanence de D.ieu, littéralement Sa « résidence », d'après l'expression : « Et Je résiderai parmi eux » (Exode 25,8). N.d.T.]
6.
Maïmonide, citant Isaïe (11,9), (fin des Lois Relatives aux Rois), qui indique que même à l'époque du Sanctuaire la terre n'était pas toute entière « emplie de la connaissance de D.ieu.»
7.
Voir Maïmonide, ibid., qui indique qu'à l'Ère Messianique il n'y aura plus de jalousie etc. et qu'il y aura abondance de délices etc., prédictions qu'il inclut malgré son opinion (ibid., début du chapitre) selon laquelle les prophéties de l'Ère Messianique, « Le loup demeurera avec l'agneau...» (Isaïe 11,6), doivent être comprises dans leur sens allégorique et non dans leur sens littéral. Les changements qui interviendront alors, n'en seront que plus spectaculaires d'après l'opinion (vers laquelle penche la Kabbale), selon laquelle les prophéties sont à comprendre dans leur sens littéral. Se référer également à RaVaD [R. Abraham Ben David] qui s'oppose à l'interprétation allégorique de Maïmonide {Lois Relatives à la Repentance 8,2) ; Avodath HaKodech II, chap. 41 et à d'autres endroits.
Peut-être l'explication suivante (encore qu'elle ne soit pas entièrement satisfaisante) peut-elle résoudre ce délicat problème. Elle serait qu'également d'après Maïmonide il y aurait deux étapes dans l'Ère Messianique après que certitude soit faite que le Machia'h est bien venu. « La terre sera emplie de la connaissance de D.ieu...» constituera la première étape de la Rédemption ; ce serait cette étape que Maïmonide décrit dans la chapitre cité plus haut [et durant laquelle il n'y aura pas de changement dans la nature de la Création]. Comme Maïmonide l'écrit bien dans les Lois Relatives à la Repentance 9,2) : le verset « Et la terre sera emplie de la connaissance de D.ieu » à trait à la période durant laquelle le monde suivra encore un cours naturel.
A la lueur de cette explication on peut répondre à la question du Le'hem Michné (Lois Relatives à la Repentance, 8,7). Ce qui est écrit dans le Talmud et Maïmonide à propos de l'Ère Messianique : « Il n'y aura de différent entre l'époque actuelle et l'Ère Messianique que [la fin de] l'asservissement aux nations .» n'a trait qu'au début la Rédemption. (Cela clarifie et conforte la réponse du Kessef Michné (Lois Relatives aux Rois, début du chap. 11) à l'objection de RaVaD, ibid. : car Maïmonide est cohérent avec sa propre affirmation selon laquelle au début de la Rédemption, le Machia'h n'aura pas besoin d'accomplir des miracles et des signes pour prouver son authenticité et n'aura pas besoin de « sentir le vrai ». Plus tard, en revanche, Maïmonide convient lui aussi qu'il interviendra de grands changements et innovations dans le monde, et que ce qui est écrit dans Isaïe (2,4) « Ils changeront leurs glaives en socs de charrues » doit être compris dans son sens littéral et non allégorique. Et puisque les glaives sont appelés à disparaître dans la seconde période (au moins) de la Rédemption, cela prouve que ce ne sont pas des parures.
[Le Le'hem Michné demande comment Maïmonide peut opter en un endroit pour l'opinion talmudique de Schmouel – à savoir qu'il n'y aura pas de grands changements avec la venue du Machia'h, et que les prophéties sont allégoriques –, et ailleurs suivre l'autre opinion des Sages selon laquelle il y aura forcément une grande mutation dans la Création, et que les prophéties doivent être interprétées littéralement. La question du Le'hem Michné dérive d'une discussion quant à savoir si une personne peut porter un glaive le Chabbat (Talmud, Chabbat 63a). Dans ce passage talmudique les Sages tranchent pour la négative, car cela constitue l'acte interdit de porter le Chabbat. R. Éliézer soutient à l'opposé, que les glaives sont des parures, et qu'ainsi on a la permission de les porter à l'extérieur. Les Sages répondent en citant le verset d'Isaïe 2,4 : « Ils changeront leurs glaives en socs de charrues .» Ainsi un glaive ne serait pas une parure mais une arme, laquelle sera abolie à l'ère du Machia'h. L'opinion opposée – selon laquelle ces prophéties ne sont qu'allégoriques –, soutient qu'il y aura des glaives à l'Ère Messianique et que ce sont des parures et que par conséquent on peut en porter le jour du Chabbat. La question du Le'hem Michné est donc de savoir comment Maïmonide peut trancher dans les Lois relatives au Chabbat, que l'on ne peut pas porter un glaive, car cela suppose de donner aux prophéties leur sens littéral, ce que Maïmonide ne fait justement pas.
Le Rabbi répond à la question du Le'hem Michné en suggérant que lorsque Maïmonide soutient qu'il n'y aura pas de changement, et que les prophéties doivent être prises dans leur sens allégorique, il parle de la première étape de la Rédemption. En revanche Maïmonide convient que lors de la seconde étape, il y aura de grands changements et que les prophéties y prendront tout leur sens. Cette explication ajoutée par le Rabbi, clarifie d'autant la réponse du Kessef Michné à RaVaD pour son objection à Maïmonide. Maïmonide soutient que le Machia'h n'aura pas à accomplir de miracles pour prouver son authenticité, ce que réfute RaVaD en disant que lorsque Ben Kouzivah (Bar Ko'hbah) prétendit être le Machia'h, les Sages l'éprouvèrent pour savoir s'il pouvait répondre à des questions par sa « faculté de sentir », autrement dit, s'il était érudit au point de connaître instantanément les réponses. Comme cela n'était pas le cas , ils le tuèrent. Ceci prouve, affirme RaVaD, que le Machia'h devra accomplir des miracles et des signes.
Le Kessef Michné répond à cette objection de RaVaD comme suit : tout ce que RaVaD dit de Bar Ko'hbah est vrai si l'on s'en tient à ce qui est rapporté dans dans Sanhédrin 93b. En revanche, un autre récit est fait dans le Midrach Rabbah sur les Lamentations, qui relate que Bar Ko'hbah aurait été tué par des non-juifs. Maïmonide, de toute évidence, s'appuie sur le Midrach répond le Kessef Michné, car la version de Sanhédrin 93b ne concorde pas avec l'opinion de Schmouel laquelle est qu'il n'y aura de différent entre le présent et l'Ère Messianique que l'asservissement aux nations. Le Midrach en revanche, concorde avec l'opinion de Schmouel, qui est celle suivie par Maïmonide. C'est pourquoi Maïmonide opte pour cette version plus que pour celle de Sanhédrin. Ainsi, il n'y a pas de contradiction et Maïmonide est cohérent avec son propre raisonnement. N.d.T.]
8.
Bera'hoth 34b ; voir également les références données à cet endroit. Maïmonide, Lois Relatives à la Repentance fin du chap. 9. Lois Relatives aux Rois 12,2.
9.
Voir Zohar I, 139a. Voir également supra, note 27.
10.
Zohar III, 125a, expliqué dans Igguéreth HaKodech, chap. XXVI.
[Raya Mehemnah
est une partie du Zohar. N.d.T.]
11.
A l'évidence, le Kri correspond au sens immédiat, tandis que le Ktiv indique un sens caché. (Voir également Igguéreth HaKodech chap. XIX p. 128a, Likouté Torah sur « Vayikra » (6d), sur « Chir HaChirim » 31c).
[Nombre de mots dans la Torah ne sont pas lus tels qu'ils sont écrits. La prononciation est appelée Kri (lu), et l'orthographe est appelée Ktiv (écrit). Le Tétragramme, le Nom de D.ieu composé de 4 lettres, est écrit Youd, Hé, Vav, Hé. La prononciation dans la prière en est Ado-nay. La prononciation « ordinaire » est HaVaYaH ou HaChem.) N.d.T.]
12.
Pessahim 50a.
13.
[HaVaYaH : l'ineffable Nom Divin, ou Tétragramme, composé des quatre lettres Youd, Hé, Vav, Hé. Voir plus haut note 31. Il existe plusieurs noms hébreux, de D.ieu, dans l'Écriture, chacun exprimant un différent aspect ou attribut particulier du divin. HaVaYaH désigne D.ieu, l'infini, transcendant entièrement la Création et la nature, le temps et l'espace : le niveau du divin qui fait tout exister ex nihilo. Le Nom Elo-him désigne le niveau du divin qui dissimule la lumière infinie, la force de vie, car cette force infinie est trop intense pour être intégrée par les créatures. Elo-him est le pouvoir divin qui fait apparaître le monde comme existant naturellement, indépendamment, et par lui-même. Ainsi, Elo-him possède la valeur numérique du mot Hatévah (la nature). Cependant, à l'Ère Messianique, le niveau caractérisé par HaVaYaH sera révélé et perçu à travers la nature même. N.d.T.]
14.
Zohar III, fin de 257b. Chaar HaYïhoud VéhaEmounah, chap. 7 (82a).
15.
Mais la révélation qui interviendra à l'ère du Machia'h dépassera celle qui avait lieu au temps du Sanctuaire. Car à l'ère du Machia'h le nom HaVaYaH sera révélé à travers l'univers entier (et non de façon circonscrite comme c'était le cas à l'époque du Sanctuaire.) Ceci rejoint l'explication de Likouté Torah (« Drouché Roch Hachanah » 57c), relative à la supériorité du premier Sanctuaire sur le second, à savoir qu'au temps du premier, la révélation du divin s'étendait jusqu'aux limites d'Israël. [Au temps du second, celle-ci était confinée dans le Sanctuaire. Cependant à l'ère du Machia'h, la Lumière Infinie imprégnera l'univers entier. N.d.T.]
16.
[Mondes Supérieurs et « Mondes » : R. Zalman Posner dans une note à la traduction hebreu-anglais de la troisième partie du Tanya, Igguéreth HaTechouvah p. 343, écrit : « la Kabbale et la 'Hassidouth expliquent la " difficulté " pour un créateur infini, de créer un univers fini, à travers le concept de Tsimtsoum, c'est à dire contraction ou dissimulation. Il y eut une suite de " rétractions " de la présence et de l'infini du Créateur qui aboutit finalement en notre univers fini, à une occultation presque totale de D.ieu. Les stades immatériels, intermédiaires entre le Créateur et ce monde matériel sont appelés " Mondes " ». Ainsi « Mondes » désigne des niveaux fondamentaux d'existence spirituelle et physique dans le processus créateur. Leur différence dépend du degré de dissimulation de la Lumière Divine, les mondes les plus hauts, c'est à dire les plus proches de la source créatrice, percevant une lumière d'autant plus révélée.
De façon générale, il existe quatre Mondes spirituels : Atsilouth (Monde de l'émanation) : un niveau de proximité et de relative unité avec D.ieu ; Briah (Monde de la Création) ; Yetsirah (Monde de la Formation) ; Assiah (Monde de l'Acte, ou du Fait : dernière étape du processus de création). Pour illustrer ce concept, le glossaire de l'édition Soncino du Tanya (p. 774) donne l'exemple d'une personne désirant construire une maison, les quatre étapes suivantes sont nécessaires : 1) Une idée première et conceptuelle ; 2) Une idée bien définie de la structure de la maison ; 3) Un plan architectural ou une maquette ; 4) La construction effective de la maison.
« Supérieur » ou « Inférieur » désignent des étapes respectivement plus proches ou plus distantes du Créateur, et des niveaux de perception plus ou moins intense du divin (il n'est évidemment pas question de distances physiques.) Les Mondes Inférieurs semblent indépendants, et apparaissent comme des entités séparées du Créateur.
A travers l'accomplissement des Mitsvoth et l'usage du monde matériel aux fins de le sublimer, tous les mondes se trouvent élevés et connaissent une plus intense perception de D.ieu. Cf. Mystical Concepts in Chassidism, chap. 2 (« Tsimtsoum »), chap. 4 (« Mondes ») Tanya Soncino pp 818-822, pp. 852-857. N.d.T.]
17.
Voir Roch Hachanah début de 8b, Yérouchalmi, Roch Hachanah chap. 1,3, Tan'houmah (Buber) « Bo » 13.
[A la différence du Chabbat, qui correspond à un cycle fixe, les mois du calendrier juif sont déterminés par le Tribunal Rabbinique, ceci par un ordre de l'Écriture. Du fait que le cycle lunaire est de 29 jours et demi, certains mois doivent avoir 29 jours et d'autres 30. Sur la foi de l'attestation de témoins ayant vu la nouvelle lune, le tribunal déclarait ce jour Roch 'Hodech et comptait, en fonction de cette fixation, les jours en vue de la prochaine fête (la fête de Pessa'h par exemple, le 15 du mois). Ainsi Roch 'Hodech était toujours le trentième ou le trente et unième jour du mois passé. Ainsi la conciliation des 354 jours de l'année lunaire avec les 365 jours de l'année solaire se révélait complexe. Le tribunal, suivant le moment où étaient arrivés les témoins, avait le pouvoir d'ajouter un treizième mois périodiquement. Pour être bref, la fixation des jours – saints –, de fêtes, était en fait fonction de la seule appréciation humaine. N.d.T.]
par Rabbi Menahem M. Schneerson, le Rabbi de Loubavitch
Traduit par Schlomoh Brodowicz
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