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Bati LéGani 5711

Bati LéGani 5711

Le programme du Rabbi pour notre génération

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“Je suis venu dans Mon jardin, Ma sœur, Ma fiancée...”

Cantique des Cantiques 5, 1

Chapitre 1

Mon beau-père, le Rabbi, cite ce verset, dans le Maamar1 qu’il donna pour le jour de son décès, le 10 Chevat 5710 et il mentionne, à ce propos, le commentaire du Midrash Rabba, à cette référence, constatant que : “Il n’est pas dit ‘dans le jardin’, mais ‘dans Mon jardin’, dans l’endroit de Mon plaisir, là où Je résidais essentiellement, à l’origine. Car, la Présence de D.ieu se marquait principalement dans les mondes inférieurs.”

Il nous faut comprendre le sens de l’expression : “la Présence de D.ieu se marquait principalement.” Précisant ce qu’est “la Présence de D.ieu”, l’Admour Hazakène dit2  : “l’Émanation qui est proche3, qui pénètre dans la création”, ainsi qu’il est dit : “Je résiderai parmi eux.” Ceci fait référence au début de la révélation de la Lumière de l’Ein Sof (l’Infini Divin).

On peut déduire du fait que “la Présence de D.ieu” soit le niveau premier de la révélation de l’Ein Sof à quel point ce stade de l’Émanation est infiniment plus élevé que le monde d’Atsilout lui-même ou encore que la Lumière de l’Ein Sof précédant la contraction du Tsimtsoum. De fait, ce niveau premier de la révélation est bien la Lumière de l’Ein Sof précédant le Tsimtsoum.

D’ailleurs, l’Admour Haémtsahi explique4 que le Fil de Lumière5, par rapport à l’Essence de l’Ein Sof, est lui-même appelé “Présence de D.ieu”6. En effet, celle-ci s’adapte à chaque stade de la création, en fonction de ce que le caractérise. Ainsi, en Atsilout, la Présence divine se trouve dans l’Attribut de royauté, Malkhout. Bien plus, le Tséma’h Tsédek précise7 qu’il en est ainsi uniquement lorsque cet Attribut devient la source du monde de Brya. Par contre, restant en Atsilout, Malkhout reste unie à toutes les autres Sefirot de ce monde et l’on ne peut donc pas encore parler de “Présence de D.ieu”8.

Ceci ne contredit cependant pas l’affirmation, précédemment énoncée, selon laquelle le Fil de Lumière est appelé “Présence de D.ieu”. En fait, “la Présence de D.ieu” dont il est question dans les propos de nos Sages est Malkhout d’Atsilout, mais uniquement lorsque cet Attribut devient la source de Brya et non en sa source. Pour autant, par rapport à la Lumière de l’Ein Sof, le Fil est effectivement “la Présence de D.ieu”.

L’une des raisons pour lesquelles le Fil de Lumière est appelé “Présence de D.ieu” par rapport à l’Ein Sof est énoncée par le Rabbi Maharach9. Elle est la suivante. Ce Fil est révélé dans le but de s’introduire dans les mondes et dans les âmes juives. C’est pour cela qu’il est appelé “Présence divine” depuis son tout début.

Le Rabbi Rachab10 montre, en outre, que l’on peut aussi parler de “Présence de D.ieu” à un stade plus élevé, à la source première, avant le Tsimtsoum. Du reste, la Lumière éclairant avant le Tsimtsoum s’appelle également “Présence divine”. De façon générale, on définit trois stades, en cette Lumière précédant le Tsimtsoum. On distingue, tout d’abord, l’Essence de la Lumière de son Émanation. En outre, cette Émanation se répartit elle-même en deux phases, son dévoilement destiné à elle-même11 qui est à l’origine de la Lumière entourant les mondes, d’une part, son dévoilement qui, bien que lui étant également destiné prend d’ores et déjà en compte les mondes venant par la suite et qui est donc à l’origine de la Lumière les pénétrant, d’autre part.

Le dernier stade qui vient d’être défini s’appelle “Présence de D.ieu”. Certes, il précède le Tsimtsoum et ne peut donc en aucune façon être la source des mondes. C’est, d’ailleurs, précisément pour cela que le Tsimtsoum fut nécessaire. Bien plus, il y eut, tout d’abord, le premier Tsimtsoum, qui fut un retrait pur et simple12. Malgré cela, ce dernier stade est effectivement qualifié de “Présence de D.ieu”.

Tel est donc le sens de l’expression : “La Présence de D.ieu se marquait essentiellement auprès des créatures inférieures”. Cette Présence n’est donc pas celle qui se trouve en Atsilout, c’est-à-dire Malkhout, ni même celle de la Lumière de l’Ein Sof, c’est-à-dire le Fil, mais bien, dans son dévoilement le plus essentiel et le plus profond, la révélation auprès des créatures inférieures.

En effet, la Lumière13 qui s’introduit dans le monde se révèle de façon méthodique et progressive. Au stade le plus haut, elle est très intense, puis elle se réduit, au fur et à mesure de sa descente. De fait, ce principe s’applique, d’une manière identique, à tout l’enchaînement des mondes. Certes, avant la faute14, la Lumière se révélait pleinement, ici-bas. Pour autant, le dévoilement était plus intense, là-haut et nos Sages disent15 bien que : “Il étendit la main droite et créa les cieux, étendit la main gauche et créa la terre”16. C’est donc bien en la Lumière transcendant les mondes que “la Présence de D.ieu se marquait essentiellement”.

NOTES
1.
Un "Maamar" est un profond exposé ’hassidique, propre à l’école ’Habad-Loubavitch, dans lequel un Rabbi explore et révèle le sens profond d’un verset ou d’une citation talmudique afin d’en tirer des leçons pour la vie quotidienne et le service de D.ieu.
2.
Dans le Tanya, aux chapitres 41 et 52.
3.
Chekhina, Présence Divine, est de la même étymologie que Chakhen, voisin et Chokhen, résidant.
4.
Commentant le verset : “Que D.ieu soit avec moi, envers ceux qui me viennent en aide”, cité dans le grand Maamar intitulé : “Et, ainsi”, au chapitre 27 et imprimé dans le Or HaTorah, Parchat Haazinou, page 1823.
5.
Qui est le résultat du Tsimtsoum et qui est à l’origine du processus créatif.
6.
En effet, si le Tsimtsoum n’avait pas eu lieu, la Lumière aurait été trop intense et les mondes n’auraient donc pas pu exister.
7.
Dans le Likouteï Torah sur Chir Hachirim, commentaire du Maamar intitulé : “Je suis noire”, au début du chapitre 2.
8.
Car, Malkhout est alors totalement soumise à l’Essence, au point de perdre toute existence indépendante.
9.
Dans le Maamar intitulé : “Et, ainsi”, précédemment cité.
10.
(Le père du Rabbi précédent. NdT), dans la séquence de Maamarim de 5666 (1906), au discours intitulé : “Le Saint d’Israël”. On consultera également le discours intitulé : “Et, D.ieu prononça toutes ces Paroles" de 5699 (1939).
11.
Qui n’a encore rien de commun avec les mondes.
12.
De la Lumière, c’est-à-dire bien plus qu’une simple contraction, comme ce fut le cas pour les étapes suivantes.
13.
Voir la longue explication du Maamar intitulé Eikha, prononcé le Chabbat Parchat Devarim 5670 (1910), par le Rabbi Rachab.
14.
De l’arbre de la connaissance du bien et du mal, commise par Adam et ‘Hava.
15.
Voir les Pirkeï déRabbi Eliézer, au chapitre 18, le Zohar, tome 1, page 30a, tome 2, pages 20a, 37a et 85b.
16.
La Main droite correspond à l’attribut de Bonté et la Main gauche, à l’attribut de Rigueur. La révélation, dans le premier cas, est beaucoup plus abondante que dans le second.
par Rabbi Menahem M. Schneerson, le Rabbi de Loubavitch
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