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Pourquoi les Juifs et les Grecs ne pouvaient-ils pas s’entendre?

Pourquoi les Juifs et les Grecs ne pouvaient-ils pas s’entendre?

Une guerre philosophique, d'hier à aujourd'hui

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Question :

J’ai du mal à apprécier ‘Hanouccah. À mon sens, toute cette histoire fut un désastre absolu. Voilà la rencontre de deux cultures tellement riches, qui auraient pu partager tellement de choses et tellement apporter au monde ensemble, et au lieu de cela : blam ! Les extrémistes des deux camps ont déterré la hache de guerre.

Je ne comprends pas. Les Grecs étaient universalistes. Ils étaient ouverts aux nouvelles idées, d’où qu’elles proviennent. Ils ont répandu la connaissance et la compréhension dans tout le bassin méditerranéen. Cette rencontre était une occasion en or de faire connaître les valeurs juives au monde. Pourquoi ces fanatiques de Maccabées n’ont-ils pas été capables de trouver un compromis ?

La réponse courte :

Ce fut effectivement la plus grande chose qui pouvait arriver à l’esprit grec : découvrir la seule chose qu’il ne pouvait pas tolérer. Un peu comme le kinésithérapeute qui vous aide à trouver l’endroit de votre dos sur lequel il ne faut surtout pas appuyer.

Pour le Juif, aussi, ce fut une expérience édifiante. Les lignes rouges sont apparues clairement, et, grâce à ces lignes directrices, la Torah devint capable de survivre jusqu’à aujourd’hui.

La réponse longue :

Vous avez raison sur un point : toute l’histoire de ‘Hanouccah constitua un épisode complètement atypique de l’histoire de la Grèce Antique. Je ne pense pas que celle-ci ait jamais réprimé ou interdit une quelconque autre culture. Chaque civilisation nouvellement conquise possédait ses dieux et ses rituels propres, et c’était formidable aux yeux des Grecs. « Hey, vous avez des dieux ? Nous aussi ! On fait un échange ? Vous avez des rituels ? Vous avez des croyances ? On adore ça ! On va même vous aider à faire de belles et grandes statues ! » Les Grecs étaient de grands syncrétistes, c’est-à-dire qu’ils pouvaient mélanger toutes les cultures du monde connu et en faire une grande tchouktchouka..

Dans ce cas, que pouvaient-ils bien avoir contre les Juifs ?

Bien sûr, il y avait des conflits d’intérêt politiques, qui constituèrent les raisons apparentes de cette confrontation. Mais il est évident que quelque chose de plus profond était également en jeu. Un malaise subliminal qui a fait apparaître le pire aspect des Grecs et a poussé les Maccabées à la révolte. Apparemment, il y avait quelque chose dans la mentalité juive qui ne se prêtait pas à ce joyeux mélange.

Considérez les choses du point de vue juif : les Juifs ont aussi emprunté de toutes les cultures avec lesquelles ils ont été en contact. Quoi que vous dise votre grand-mère, Abraham ne tartinait pas ses tranches de guefilte fish avec du raifort. Et la culture de laquelle nous avons le plus emprunté fut certainement celle de la Grèce Antique. Le Talmud nous dit que le seul langage dans lequel la Torah pouvait être traduite élégamment était le grec. Il y est dit que c’est une langue magnifique. Il y est dit que, d’entre tous les peuples, les Grecs avaient les idées les plus proches des nôtres. Nos Sages ont fait l’éloge de nombreux philosophes grecs. Maïmonide a écrit qu’Aristote fut un demi-prophète. Le Seder Hadorot, un livre d’histoire juive classique, prétend qu’Aristote devint juif !

Alors que s’est-il passé ? Pourquoi un clash aussi violent ? Pourquoi les Juifs n’ont-ils pas été capables de trouver un quelconque compromis avec le dirigeant hellénique ?

Nous avons besoin de répondre à cette question parce que, de manière très tangible, ‘Hanouccah se perpétue. Notre société aujourd’hui est un bizarre amalgame de ces deux cultures, la culture hellénique et la culture juive. Si ce conflit a eu lieu dans le passé, la question est : a-t-il trouvé sa résolution avec le temps ? Ou bien combattons-nous encore les éléphants grecs ? En d’autres termes : notre société est-elle schizoïde ?

Tête à tête – et au-delà

Alors voici comment la conversation se déroule. Quelle conversation ? Celle qui se tient depuis que l’esprit grec et l’esprit juif se sont rencontrés, il y a presque deux millénaires et demi. Où se tient-elle ? Pour l’essentiel, quelque part dans les profondeurs des consciences juives :

Le Grec : Alors parlez-nous de vos dieux, M. Maccabée.

Le Juif : Hum, il faut le dire au singulier.

Le Grec : OK, parlez-moi de vos dieux.

Le Juif : Non, pas vous. D.ieu. D.ieu est singulier. Un seul dieu.

Le Grec : Ne vous en faites pas, nous en avons tellement que je suis sûr que nous pourrons vous en céder quelques-uns.

Le Juif : Merci, mais ça va, un seul nous suffit.

Le Grec : Et ce D.ieu unique, à quoi ressemble-t-Il ? Nous serions enchantés de vous confectionner quelques belles statues. Vous autres, pauvre peuple inculte, vous n’avez pas de statues !

Le Juif : C’est parce qu’il ne ressemble à rien.

Le Grec : À rien ? Il est moche ? C’est génial : un dieu de laideur ! Ne vous en faites pas, nous pouvons faire des statues laides aussi.

Le Juif : Non, non. Il n’a pas d’apparence du tout. On ne peut pas le voir.

Le Grec : Un D.ieu invisible ? On peut peut-être le faire en verre. Mais vous devez nous fournir une description.

Le Juif : Non. Désolé. Pas de description.

Le Grec : Vous voulez dire que personne ne L’a jamais vu ? Comment pouvez-vous vénérer quelque chose si vous ne savez pas de quoi il a l’air ? Comment savez-vous même qu’Il existe à la base ?

Le Juif : Ce n’est pas que nous ne savons pas quelle est son apparence. Il n’a pas d’apparence. Il n’a pas d’image.

Le Grec : Dans ce cas, je suis désolé. S’Il n’a pas d’image, nous ne pouvons pas faire de statue.

Le Juif : Ça nous convient parfaitement.

Le Grec : Mais nous voudrions écrire des livres sur Lui. Alors donnez-nous une définition sur laquelle nous pourrons élaborer.

Le Juif : Oh, notre D.ieu ne peut pas être défini.

Le Grec : Allez, ça va. Toute chose doit avoir une définition. Autrement ce n’est pas une chose.

Le Juif : Mais D.ieu n’est pas une chose. Il crée les choses. Mais Il n’est pas une chose.

Le Grec : Oh ! Alors Il est l’Esprit Cosmique qui conçoit et façonne toutes les formes à partir de la matière primaire essentielle.

Le Juif : Non, Il ne fait pas que les façonner, Il les crée. À partir de rien.

Le Grec : Là vous commencez à dérailler. Vous ne pouvez pas faire quelque chose à partir de rien. Il vous faut forcément une matière première.

Le Juif : Mais il n’y avait rien lorsque tout a commencé.

Le Grec : Il y a toujours eu quelque chose. Comment l’Esprit Cosmique aurait-Il pu faire quoi que ce soit autrement ?

Le Juif : À partir de rien !

Le Grec : Regardez, vous les Juifs vous ne pensez vraiment pas droit. Mais ce n’est pas grave. Nous avons conquis toutes sortes de peuples primitifs. Vous apprendrez, vous aussi. Alors vous vénérez l’Esprit Cosmique, hein ? Vous vous entendrez à merveille avec Aristote et…

Le Juif : Non, Il n’est pas uniquement l’Esprit Cosmique.

 Le Grec : Mais rien n’est plus élevé que l’Esprit Cosmique.

Le Juif : Parce que ce n’est pas qui Il est. Je veux dire, même s’Il n’avait pas créé le monde, Il serait toujours D.ieu. De sorte que vous ne pouvez pas dire « Voilà qui Il est : Celui qui crée le monde ». Il n’a pas besoin de l’existence du monde pour exister.

Le Grec : Bien sûr qu’il doit y avoir un monde. Autrement pour quoi y aurait-il un monde si son existence n’était pas nécessaire ? Le monde est logique. L’Esprit Cosmique est logique. Tout est là : la raison. Ce qu’il y a de plus élevé et de plus parfait. Nous autres Grecs vous enseignerons tout ce qu’il faut savoir à ce sujet. Maintenant, parlez-moi de vos rituels. Nous autres Grecs adorons les rituels. Vous en avez qui sont liés au vin ? Des fêtes ?

Le Juif : Tout à fait, nous faisons le Kidouche le vendredi soir pour commémorer la création du monde à partir du néant.

Le Grec : Et bien vous pouvez laisser tomber celui-là maintenant que je vous ai démontré que la création du monde à partir de rien n’a aucun sens.

Le Juif : Nous ne consommons pas de lait avec de la viande.

Le Grec : Pourquoi pas ?

Le Juif : D.ieu l’a ordonné.

Le Grec : Pour quelle raison ?

Le Juif : Raison ? Il a besoin d’une raison ? Pour la même raison, Il a créé le ciel et la terre.

Le Grec : Qui est donc…

Le Juif : Qu’Il le voulait.

Le Grec : Ce n’est pas une raison !

Le Juif : Bien sûr que si. Il a décidé qu’Il voulait un monde dans lequel il y aurait du lait et de la viande et dans lequel Il dirait à des gens « Ne mangez pas de lait et de viande ensemble », et ceux-ci obéiraient.

Le Grec : Mais ça n’a aucun sens. Ce n’est pas une raison.

Le Juif : La raison est juste l’une de Ses créations.

Le Grec : La Raison est l’Absolu ! Il n’y a rien de plus haut que la Raison !

Le Juif : D’accord, alors expliquez-moi pourquoi le monde est tel qu’il est. Pourquoi un plus un égale deux ? Pourquoi le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux côtés du triangle ? Pourquoi des lignes parallèles ne se rencontrent jamais ?

Le Grec : Mais parce qu’il y a les lois de la géométrie !

Le Juif : Alors dites-moi pourquoi l’Esprit Cosmique, comme vous l’appelez, doit suivre vos lois de la géométrie ?

Le Grec : Ce ne sont pas nos lois ! Ce sont les vérités évidentes de la nature !

Le Juif : Pourquoi sont-elles elles les vérités et pas autre chose ?

Le Grec : Espèce de Juif entêté ! Ne voyez-vous pas que c’est là la manière la plus élégante et rationnelle de présenter les choses ?

Le Juif : Je vous parie qu’Il pourrait les briser, ces vérités. Je vous parie que notre D.ieu pourrait créer un monde dans lequel des lignes parallèles pourraient se croiser. Il peut briser toutes les lois de la nature.

Le Grec : On ne peut pas briser les lois de la nature ! Elles ne sont pas comme les lois d’un pays, ou comme vos stupides lois sur les cheeseburgers. Elles sont des vérités. Elles sont parfaites. Elles sont la base de la réalité. Elles existent parce qu’elles doivent exister.

Le Juif : Rien ne doit exister. Rien, à part la Source de l’Existence. Mais Lui, Il peut exister de la manière qui lui plaît.

Le Grec : La géométrie doit exister. La causalité doit exister. La logique doit exister. Si A=B alors B=A. C’est une Vérité absolue. Elle est obligée d’exister.

Le Juif : Pourquoi ?

Le Grec : Pourquoi ?! Mais parce que si elles ne sont pas obligées d’exister, alors moi et vous et le monde entier n’avons pas de réelle substance ! Et ceci est impossible !

Le Juif : C’est précisément ce que j’essaye de vous dire. Ce monde n’a pas de réelle substance. La seule vérité est que…

Le Grec : Ne le dites pas, M. Maccabée ! Vous autres êtes des gens dangereux.

Et c’est pourquoi les Grecs n’ont pas interdit l’ensemble de la pratique juive. Ils ont (initialement) interdit seulement les pratiques qu’ils trouvaient irrationnelles. Ces Mitsvot que les Juifs accomplissent simplement parce qu’ils croient qu’ils sont en relation avec un Être qui est plus haut que la raison. Ceci, les Grecs ne pouvaient pas le tolérer.

Bien sûr, comme vous le savez, de brillants garçons ont fini par développer des systèmes géométriques dans lesquels des lignes parallèles se rencontrent. La physique quantique a mis au rebut la relation de cause à effet. On a découvert que le monde a eu un début. Et même maintenant il est toujours néant, car la somme de toutes les énergies rayonnantes moins toute la masse de l’univers est égal à zéro. La plupart d’entre nous ont accepté l’idée qu’il existe des choses qui ne sont pas telles qu’elles sont pour une raison quelconque, mais parce que c’est comme cela qu’elles sont. Rien ne doit être comme il est. Pourquoi les masses attirent-elles ? Pourquoi l’herbe est-elle verte ? Pourquoi tout simplement le monde existe-t-il ? Il ne doit pas y avoir de raison pour chaque chose, parce que la raison n’est pas le fondement de la réalité. Alors qu’y a-t-il d’absurde de se lier avec le Fondement de la Réalité à travers des Mitsvot qui dépassent la raison ?

L’esprit sous la matière

Malgré cela, la bataille se poursuit. Voyez-vous, comme nous l’avons mentionné plus haut, l’esprit grec, à côté de sa vénération pour l’intellect humain, est également un grand syncrétiste. Cela signifie qu’il est capable de souder ensemble les idéologies les plus divergentes sans sourciller. Vous avez entendu parler des Rice-Christians? Des Peyotlistes-Catholiques ? L’esprit grec peut produire des spiritualités exotiques de ce genre à foison.

Ces deux caractéristiques de l’esprit grec vont de pair : quand il n’y a rien de plus élevé que l’intellect, celui-ci n’a pas de lumière pour le guider. Toute chose, même la plus stupide – tant qu’elle ne nie pas l’intellect – peut être tolérée. Aristote savait que le panthéon des dieux de l’Olympe était une absurdité. Mais quel mal y avait-il à ce que le bon peuple, qui n’est pas capable de plus de sagesse que ça, fasse ce qu’il a envie ?

On peut aisément se rendre compte que la conscience d’une Volonté Divine absolue qui transcende la raison est devenue d’absolue nécessité pour la survie de l’humanité. Sans le présupposé d’une Volonté Divine, toute chose que vous souhaitez être logique, peut devenir logique. Si votre système de logique ne tolère pas une certaine idée, changez simplement de postulat et réévaluez les choses. Tout peut devenir sensé quand c’est vous qui déterminez les hypothèses. Toutes les civilisations ont eu leurs philosophes et ces philosophes ont justifié tout ce qu’on peut imaginer : depuis les « jeux » de massacre du Colisée jusqu’aux chambres à gaz.

Étrangement, ceci peut s’avérer avoir été au bénéfice de l’humanité sous un aspect : l’esprit grec s’est employé à comprendre le monde matériel. Lorsque votre système de croyances commence avec la révélation divine, vous ne vous appliquez pas nécessairement à la préoccupation toute terrestre de comprendre le fonctionnement des choses. Ainsi le progrès technologique est-il devenu principalement le domaine d’action de l’esprit grec à travers l’Histoire.

Mais cela a aussi des conséquences néfastes. Parce que lorsque vous mariez l’intellect et le matérialisme (ce qui décrit bien la Russie de Staline ou l’Allemagne d’Hitler), vous pénétrez dans des sables mouvants sans fond.

Ce qui nous amène à un point fascinant. Le Rabbi de Loubavitch relève qu’en hébreu, le mot pour désigner la Grèce Antique, Yavan, possède un autre sens : les sables mouvants (comme dans le troisième verset du Psaume 40 ; voir Talmud Erouvine 19a). L’eau se mélange avec du sable, de la poussière et de la glaise. Vous marchez dedans et vous ne pouvez plus sortir. Et plus vous essayez de remonter, plus vous vous enfoncez.

Jetez un œil sur les lettres hébraïques du mot Yavan : יון. Cela commence avec un petit point, le youd, qui représente la sagesse. Celui-ci s’étire vers le bas pour devenir un vav. Et le vav s’étire encore davantage, passe sous la ligne, pour devenir un long noun. Tout cela est une description du processus par lequel l’intellect sombre dans le monde matériel. Rien ne le maintenant en place, il descend toujours plus bas.

Un âne et un bœuf

Aujourd’hui, nous avons des syncrétistes qui aspirent à marier le matérialisme et la Torah. Et rien n’est aussi incongru que cela.

Le matérialisme, c’est l’absolu grec enlisé dans la boue. C’est l’idée que tout ce qui existe est ce qui peut être observé, décrit et expliqué. L’évolutionnisme, par exemple, est une explication matérialiste de l’existence. Lorsque les gens ont commencé à être déçus par l’Église et par la foi, ils avaient besoin d’une explication de l’existence qui se basait uniquement sur le Hasard et la Nécessité, sans avoir recours à D.ieu. C’est exactement ce que le Darwinisme et les cosmologies actuelles procurent. De même que les interprétations standard de l’Histoire que l’on enseigne aujourd’hui.

La Torah est la notion que l’existence du monde est sous-tendue par une Volonté Divine, qui n’est pas affectée par les limites de la nature ou de la logique humaine, parce qu’elle en est la source. Pourquoi y a-t-il des lois de la nature ? Parce que D.ieu choisit généralement d’agir de manière cohérente. Pourquoi l’Histoire s’est-elle déroulée ainsi ? Parce que tel est le plan de D.ieu.

Lorsque quelqu'un tente de donner une explication matérialiste de la Torah et des Mitsvot, il crée un lit de Procuste et détruit du même coup tout le sens de la Torah. De même, chercher à résoudre les conflits entre les doctrines évolutionnistes et la Torah a moins de sens que de marier un âne à un bœuf.

Oui, nous essayons de comprendre autant que nous le pouvons. La Torah nous commande de penser avec profondeur, d’immerger notre intellect dans l’étude et la compréhension. Tout ce que nous pouvons percevoir avec notre intellect, nous avons le devoir de chercher à l’appréhender. Si nous possédons une explication, nous avons le devoir de la formuler. Mais toujours avec la conscience que chaque nouveau grain de compréhension acquis n’a fait qu’élargir la plage qui borde l’Insondable Infini.

Nous pouvons avoir mille raisons de ne pas mélanger le lait et la viande, mais notre pratique concrète ne repose que sur le fait que telle est notre connexion avec la Volonté Divine, la Vie de Toute Chose.

Et ceci est la victoire de ‘Hanouccah.

par Tzvi Freeman
Rav Tzvi Freeman vit à Toronto, Canada. Il est l’auteur de nombreuses traductions et synthèses de la pensée kabbalistique et ‘hassidique, parmi lesquels « Bringing Heaven Down to Earth. »
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16 Commentaires
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Laure Trapé Marseille, France via loubavitch-boulogne.com 17 décembre 2014

Entre la pensée juive et la pensée grecque Il me semble que en substance c'est l'écart qui existe entre <cherches encore plus loin la preuve de ma présence > et < j'ai trouvé la panacée universelle la grille unique de lecture de mon univers> . Les quelques mathématiciens que je connais qui œuvrent dans un univers ultra complexe m'ont tous dit qu' à un certain moment seule leur volonté de vérifier une thèse leur permettaient de traverser des pans entiers d'inexplicable et d'incompatible et que parfois on peut abandonner la recherche sans avoir trouvé de liens que d'autres trouveront un jour pour avoir une réponse une preuve. Alors pour pouvoir expliquer et enseigner et vérifier mieux vaut être détenteur du pouvoir politique sinon on passe pour un poète au mieux ou un perturbateur extrémiste. chacun apporte sa lumière et on n'est pas toujours d'accord pour la décrire . Mais elle brille ça c'est sur et on est tous d'accord . Mais d'où vient elle ? Le grec ne peut pas poser La question car le calcul n'est pas dans la réponse Reply

NICOLE ZENTAY MARSEILLE 10 décembre 2013

GRECS ET JUIFS -- FREEMAN Depuis toujours je ressentais sensitivement que Philosophie grecque et Judaisme n'allaient pas ensemble mais je ne savais pas pourquoi.
M. Freeman est un homme brillant.
Grace à ce texte, je comprends mieux mon rejet de la Philo déjà très jeune....
Merci infiniment du partage de votre lumière intérieure. Reply

Keroas Le Tréhou, 29 17 janvier 2013

Aristote juif Bonjour,

Je suis intéressé par la source qui prétend qu'Aristote devint juif : pouvez-vous m'en dire plus sur ce Seder Hadorot écrit par le rabbin Yechiel Halperin ?
Merci
Jean-Marie Keroas Reply

Yohann COHEN creteil, france via loubavitch-boulogne.com 7 janvier 2013

Vraiment fascinant Je trouve votre article vraiment fascinant de vérité.
Évidemment, quand je vois les commentaires des personnes qui l'ont jugé, je me dis que ces personnes n'ont jamais du ouvrir un livre de Hassidout ou de Tanya, ou même du étudié un texte de Guémara, vu le manque de compréhension qu'ils en ont retiré.
Ce texte met admirablement bien en évidence les contradictions de base qui existent entre la philosophie grecque et la foi du judaïsme.
La philosophie grecque met la nature et les lois naturelles au dessus de tout, et même les dieux grecs s'insèrent dans ce fonctionnement naturel harmonieux et, chose essentielle, ils obéissent à ce fonctionnement.
Dans notre judaïsme, il en va tout autrement, Dieu est au-dessus de la nature et Il peut décider de se manifester ou non au travers de ces lois naturelles (c'est alors qu'apparait le miracle).
La foi du juif ne fait pas systématiquement appel à la RAISON tellement essentielle aux grecs, elle se base aussi sur l'obéissance inconditionnelle en Dieu. Reply

Alcibiade Bruxelles 19 juin 2012

Réponse Je trouve cet article caricatural et dégoulinant de mépris pour les Grecs, qui étaient bien loin de se limiter au matériel, et ne pensaient pas de manière si enfantine.

Quant à ce que vous dites sur la cosmologie, c'est faux. On ne sait pas si le monde a eu un début. Et la raison, la rationalité grecque reste la base de la science et de l'université moderne, qui est en cela païenne.

Quant au lien que vous faites entre le matérialisme supposé des Grecs et les dictatures staliniennes, c'est tout simplement scandaleux, infondé.

Et concernant les jeux du cirque, certains philosophes antiques ont exprimé leurs réserves.

Votre article se base sur la caricature, l'approximation, la déformation. Permettez-moi de vous dire qu'après l'avoir lu, j'adhère encore plus à l'esprit grec. Reply

Nicolas 28 février 2012

En désaccord (je suis juif) je suis à la fois ravi et perplexe.
Premièrement ravi de lire cet article qui discute de ce qui est pour moi le Point important.
Mais aussi perplexe car la réponse donnée ne m'est pas convaincante, pour 2 raisons:
1) dire qu ici bas, la logique n'a pas de sens et le rationalisme grec ne vaut pas plus que une goutte d'eau perdue dans l'océan, ne justifie pas le choix de mettre un Être au delà de l'entendement. Si choix il y a. Si révélation il y a c'est différent et j'arrive au point 2.
2) L existence au sens personnel, pour tout ceux qui l'ont ressentie, a du mal à se borner à une réalité conceptuelle. C'est à peu près la seule et unique chose dont je suis sûr. celle par laquelle je pense et je m'exprime à l'instant. Comment traitez-vous la notion d'Existence individuelle du point de vue de la Thora? Car elle s'impose avec force et se situe a de facto en amont de tout objectivité conceptuelle.

Merci pour votre site et j'espère pour vos réponses. Reply

Goldwasser Myriam 12 novembre 2011

Pensée grecque Dommage de perpétuer un clivage qui s'il a historiquement opposé les juifs aux grecs effectivement n'est pas aujourd'hui à même de rendre compte de la complexité de la pensée contemporaine. Non la philosophie ne justifie pas les chambres à gaz et les juifs n'ont pas besoin pour penser de caricaturer la pensée laïque à ce point. Haim Luzzatto par exemple quand il développe dans la voie de Dieu une claire vision d'une pensée juive non entachée d'hellénisme n'éprouve aucun besoin de ternir l’hellénisme; c'est parce qu'on trouve dans la Cabbale une profondeur inégalée qui enracine le réel dans ses plus petits détails dans le Divin qu'on peut penser le monde à la manière juive comme uni dans et vers sa source. Il y a dans la matière de compter juive (traité Chabbat Talmud) quand on va de l'un à l’œuf une idée d'unité première qui du macrocosme au microcosme se perpétue en se divisant. Reply

Bernard Manosque, France 10 juillet 2011

Lecture tardive par un non juif Ce qui me gêne dans votre texte , c'est votre prise de la parole d'autrui. Le grec parle par votre bouche, pense avec vos idées. Ceci rend caduque tout votre texte. Reply

simon taieb 92300, france 18 décembre 2009

Le rien ou le néant sont des notions perçues par l’homme, donc elles font parties de la création tout comme l’homme. Je dirai même que ces (notions-concepts) sons la création de l’homme. On ne peut pas percevoir le Créateur, on peut seulement percevoir sa création, de même l’œil peut voir, mais il ne peut pas se voir lui-même.
En conclusion pour faire court, toutes tentatives d’explication du Créateur ne peuvent finalement aboutir qu'à une pure invention intellectuelle. Nous avons conscience du Créateur, cette conscience est incomparable, inexplicable, innommable. Tout ce qu’on peut dire entendre ou faire est à l’image de la création. Vouloir donner un nom, un concept ou une image du Créateur est une abstraction qui n’a pas de sens.
Avant le commencement il y avait l’ordre primordial, la LOI, la TORAH, ensuite fut le commencement de la création… Reply

Anonyme épinay sous sénart, france 18 décembre 2009

OUAIS ouais !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! TOUS POUR TSVI FREEMAN !!!

ton pote Mendi. Reply

Mr Sebban, un admirateur du mouvement Loubavitch épinay sous sénart, france 18 décembre 2009

je suis d'accord avec le monsieur Anonymous la personne qui a envoyé le message depuis paris a totalement raison ! Reply

AUROCHS TOURS, FRANCE 18 décembre 2009

GRECS ET JUIFS DANS L'ANTIQUITÉ Ne faut-il pas distinguer entre Grecs de Syrie (rois séleucides) & Grecs d'Égypte (rois lagides) ? Maïmonide admirait Aristote, oui. Mais bien avant lui, il y a eu Philon d'Alexandrie, qui admirait Platon.
Un roi grec d'Égypte fit en sorte d'avoir dans sa bibliothèque (la fameuse bibliothèque d'Alexandrie) une traduction de la Bible juive en grec. Or le grec était à cette époque la langue de culture de tout le pourtour de la Méditerranée. ce roi (Ptolémée II ?) a, du coup, fait entrer notre Bible dans la culture universelle. Certes, quelques doctes du Talmud ont dit que le jour où la Septante a été terminée est un jour de deuil pour les Juifs. D'autres doctes du Talmud ont dit qu'au contraire, ce devrait être un jour de joie. Je me souviens d'avoir lu dans Genèse Raba, au sujet d'un passage difficile à comprendre que la meilleure manière d'interpréter ce passage, c'était de se fier à la traduction de la Septante ! Reply

Anonymous Paris, France 16 décembre 2009

Ce qui est une honte, monsieur anonyme, c'est de critiquer des articles très bien écrits, avec une bonne syntaxe et sans fautes d'orthographe !

Au contraire, moi je trouve cet article très intelligent et intéressant.

Pourquoi salir un tellement beau site Loubavitch par un manque de Ahdout (unité du peuple juif) ?

J'encourage Tsvi à poursuivre dans cette voix, à continuer d'éclairer le monde par ses traductions et synthèses de la pensée. Reply

Anonyme Paris, France 8 octobre 2009

Naze !!! cet article est bête, d'une pure ignorance de la pensée juive. c'est une honte!! Reply

Tuil Jérusalem, Israël 25 décembre 2008

Bravo bis Magnifique, besoin urgent de la version anglaise pour un ami récalcitrant ..
Bravo et merci,
Best regards,

B. Tuil Reply

Anonymous 24 décembre 2008

bravo ceci est certainement un des plus beaux articles que je n'ai jamais lu et qui résume le mieux la vie et la conception d'un juif!
bravo et merci !! Reply

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