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Une preuve logique de l'existence de D.ieu

Une preuve logique de l'existence de D.ieu

Deuxième partie

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Par la grâce de D.ieu,

Le 18 Sivan 57191

Salut et bénédiction,

 

Il me paraît utile de continuer ma réponse à la question : « Y -a-t-il une façon, pour nous qui doutons, d’avoir la preuve de la vérité de l’existence de D.ieu, clairement et sans réserve ni possibilité de réserve ? »

Dans ma première lettre, j’ai limité ma démarche au simple contenu de la question. Cette question demandait une réponse simplement logique et relevant de la compréhension humaine.

Pourtant, il est clair que cette approche ne m’a pas pleinement satisfait et cela, pour deux raisons :

- chez l’homme en général, la vérification d’une supposition par le moyen de l’expérience est plus convaincante qu’une conclusion à laquelle seul l’intellect serait parvenu.

- chez le Juif en particulier, pour qui l’intellect n’est qu’un habit de l’âme (et selon l’Admour Hazakène, auteur du Tanya et du Choul’hane Aroukh, l’âme est une partie véritable de la Divinité d’en-haut), la conviction n’est pas nécessairement donnée par l’intellect, force la plus haute de l’âme.

Et l’expérience montre d’ailleurs, qu’au niveau de l’âme, le sentiment amène davantage à l’action que l’intellect.

Cependant, à cause, encore une fois, de la question même qui m’était posée, je n’ai pas souhaité aborder ce sujet dans ma première lettre. Ceci d’autant moins que je n’ai pas voulu donner à penser que ma réponse ne se suffisait pas à elle-même ou qu’il était possible de la réfuter par des arguments logiques... Aussi, cette suite a-t-elle un caractère indépendant de ma première lettre.

Ils ont encore, en particulier, la force de s’opposer aux idées établies dès lors qu’ils sont convaincus de la nécessité de cette oppositionIl va sans dire que je considère ceux qui m’ont interrogé, garçons et filles, comme de jeunes Juifs qui, quelle que soit leur position au plan de la logique, croient en l’existence d’une vérité, en la justice et en l’honnêteté, et que cette croyance est assez forte pour les conduire à accepter, même dans leur vie privée, des sacrifices en vue d’apporter une aide à leur prochain. En particulier, lorsque cette aide ne concerne pas seulement un individu, mais une communauté aussi importante en qualité qu’en nombre.

Aussi, m’affranchissant du cadre étriqué de la question, je me permets de m’adresser à eux comme un homme qui parlerait à son ami.

Je vois, dans la question de leur lettre qu’ils sont jeunes, ou, au moins, qu’ils ont la puissance et l’élan de la jeunesse. Ils ont encore, en particulier, la force de s’opposer aux idées établies dès lors qu’ils sont convaincus de la nécessité de cette opposition, quitte à changer leur mode de vie du tout au tout.

Ils n’ignorent certainement rien de ce que notre peuple a subi durant les années de génocide et celles des pogroms. Ils savent combien de millions d’enfants de notre peuple ont été frappés pendant la dernière guerre.

D’autre part, des missions nouvelles sont apparues qui, jusqu’ici, n’avaient jamais existé, sinon de façon très restreinte.

Encore un point : la transgression des limites et le trouble des esprits, loin de s’atténuer, ont progressé à tel point qu’on arrive à dire que l’obscurité est lumière et que l’amertume est douceur, et cela avec la plus grande obstination. Au point d’obliger des milliers et des dizaines de milliers d’êtres humains à accepter l’obscurité comme lumière.

À pareille heure, l’appel profond qui résonne dans chaque âme impose de rejoindre ceux qui, en première ligne, accomplissent pleinement leur rôle, ceux qui assurent la relève des forces les plus actives, les meilleures de notre peuple, ces forces dont l’action a été enrayée par les épreuves subies.

Il ne suffit pas de s’opposer au bouleversement des valeurs. Il faut propager les valeurs éternelles de notre peuple, dans toute leur plénitude, avec la force et l’élan de la jeunesse, au point que chacun et chacune servira d’étincelle pour faire ressurgir la flamme contenue dans l’âme de chacun autour de lui.

L’heure est-elle aux interminables débats intellectuels ? Alors qu’entre-temps on perd un jour, une semaine, un mois, une année… Un temps, des occasions qu’on ne retrouvera plus !

Si cette requête s’adresse à chacun, elle concerne a fortiori la jeunesse. On voit en pratique que les jeunes sont plus ouverts à l’enthousiasme d’autres jeunes qu’aux propos d’un vieillard avancé en âge. Plus encore, les paroles d’un jeune seront acceptées avec plus de bienveillance,

Je ne veux pas ici, comme je l’ai dit, entrer dans la polémique autour de la définition des valeurs éternelles de notre peuple, des fils d’Israël, et des nouvelles missions apparues. Je compte sur chacun et chacune de ceux qui se sont adressés à moi pour étudier l’histoire de notre peuple.

Une histoire qui se prolonge, sans interruption, depuis des millénaires. Une histoire imbibée de sang, jalonnée de décrets sans équivalent, pleine des épreuves les plus terribles qu’aucun peuple, qu’aucune civilisation n’a jamais endurées, totalement ou en partie.

S’ils s’approfondissent sur l’histoire de notre peuple, ils verront qu’une seule catégorie de valeurs a été conservée intacte, sans subir le moindre changement au long des générations jusqu’à nos jours.

Il n’est pas question ici d’articuler des preuves logiques. Les faits et les actes qui ont existé, les événements qui ont eu lieu témoignent irréfutablement que ni la langue parlée, ni les vêtements, ni une culture particulière, ni un mode de vie, ni un système politique ou économique ne sont l’expression de nos valeurs éternelles.

Tout cela, d’une époque à l’autre, d’un pays à l’autre, a subi des bouleversements. Ce qui demeure, solide et durable, transcendant le temps et l’espace, c’est la Torah de vie et la pratique quotidienne de ses commandements. Elle est la pérennité du Peuple d’Israël et ne fera jamais défaut.

Que D.ieu veuille que ces quelques lignes éveillent chez chacun les forces profondes qui se trouvent au fond de l’âme de chaque Juif, pour les faire apparaître en pratique et de façon sans cesse croissante.

Et s’il était besoin d’une récompense, la satisfaction morale sera sans doute la récompense la plus grande, mais il est certain que le Créateur et Maître du monde prodiguera sa récompense à chacun selon sa situation et ses besoins.

NOTES
1.
Le 24 juin 1959
Correspondance de Rabbi Menahem M. Schneerson, le Rabbi de Loubavitch
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