Notre conseil d'ami:
Entrez votre adresse email et nous vous enverrons notre magazine hebdomadaire par mail avec un contenu frais, excitant et profond qui enrichira votre boîte de réception et votre vie, semaine après semaine. Et c'est gratuit.
Oh, et n'oubliez pas "d'aimer" notre page Facebook aussi!
Contact

Racines

Racines

 Email

Au cœur de notre hiver frileux, le 15 Chevat revient et, avec lui, c’est tout le frémissement de la vie qui saisit chacun. Certes, une telle date, Tou Bichevat, le nouvel an des arbres, peut paraître quelque peu étonnante. En ce temps de froidure, le début de renouveau annoncé semble nous échapper largement. Il est pourtant bien présent, même si c’est à d’autres latitudes, celles de la terre d’Israël, qu’il se réfère.

Apparent ou non, Tou Bichevat est donc célébré avec tout l’éclat qu’il mérite et cette célébration même fait question. Il est ainsi décrit un nouvel an des arbres et cela devient un jour souligné par les hommes, comme si ces derniers étaient directement concernés par l’événement ! De fait, c’est comme un étrange rapport qui se noue ici entre l’homme et l’arbre. Le texte de la Torah l’affirme en une sentence fameuse : “l’homme est un arbre des champs”. L’image est claire : l’arbre, fermement ancré sur ses racines, grandit en harmonie au fil des ans, sa beauté s’exprime dans ses fruits qui non seulement l’ennoblissent mais sont les garants de sa pérennité puisque c’est à partir d’eux que de nouveaux arbres naîtront. Un tel portrait ne peut manquer d’évoquer l’homme, décrivant les contours de sa vie : cet être créé par D.ieu, qui se développe, donne les plus merveilleux des fruits par ses actions et s’assure une forme d’éternité par ses enfants, cet être qui a tant besoin de ses racines pour continuer à vivre pleinement.

Notre époque est, bien souvent, celle de l’immédiateté. A tout vouloir dans l’instant, elle oublie parfois l’importance de la durée et que, sans passé, aucun avenir n’est possible. Peut-être est-ce là une des raisons qui la conduisent à négliger le sort des racines, celles des arbres et celles des hommes ? En proie aux atteintes du temps, elles en viennent à dépérir peu à peu sans qu’on s’en aperçoive et l’être qu’elles portaient, végétal ou humain, se rend compte alors comme elles lui étaient nécessaires. Voici revenu Toubichevat, le nouvel an des arbres : un jour aussi pour comprendre et mesurer sur quoi reposent croissance et progrès.

par Haim Nisenbaum
© Copyright, all rights reserved. If you enjoyed this article, we encourage you to distribute it further, provided that you comply with Chabad.org's copyright policy.
 Email
Commencez une discussion
1000 Caractères restants