Le 15 Av est indubitablement le jour le plus mystérieux du calendrier juif. La consultation du Choul’hane Aroukh (le « Code de loi juive ») n’indique aucune observance ou coutume liée à ce jour autre que l’omission des Ta’hanoune (confession des fautes) et autres passages similaires dans les prières de ce jour – comme c’est le cas lors de toutes les festivités – et que, à partir du 15 Av, il convient d’intensifier son étude de la Torah puisque c’est la période où les nuits commencent à s’allonger et « la nuit fut créée pour l’étude ». Et le Talmud nous dit qu’il y a bien longtemps, « les filles de Jérusalem s’en allaient danser dans les vignobles » le 15 Av et « tout celui qui n’avait pas de femme allait là-bas » pour y trouver une fiancée.

 Et tel est le jour que le Talmud considère comme la plus grande fête de l’année, suivie de près par Yom Kippour !

En fait, il est naturel que le 15 Av soit un mystère. Marquant la « pleine Lune » du tragique mois de Av, il est la fête de la Rédemption future et, de ce fait, un jour dont l’essence est par définition hors de notre portée, à nous qui sommes en exil.