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Le meilleur spectacle de Gad Elmaleh? La ‎colonie de vacances ‘Habad au Maroc, ‎été 1982‎

Le meilleur spectacle de Gad Elmaleh? La ‎colonie de vacances ‘Habad au Maroc, ‎été 1982‎

Les leçons apprises dans l’enfance durent vraiment toute une vie

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Lors d’un spectacle à Montréal en mai 2017, le comédien Gad Elmaleh a évoqué son séjour au Camp ‎Tsivot Hachem dans son Maroc natal, où il a développé une relation chaleureuse avec le rabbin ‎Leibel Raskin et où s’est exprimé son humour précoce. Ici, Gad Elmaleh partage un moment avec le ‎fils du rabbin, Rav Mendel Raskin, qui codirige le Beth Chabad CSL, où s’est tenu le spectacle.‎
Lors d’un spectacle à Montréal en mai 2017, le comédien Gad Elmaleh a évoqué son séjour au Camp ‎Tsivot Hachem dans son Maroc natal, où il a développé une relation chaleureuse avec le rabbin ‎Leibel Raskin et où s’est exprimé son humour précoce. Ici, Gad Elmaleh partage un moment avec le ‎fils du rabbin, Rav Mendel Raskin, qui codirige le Beth Chabad CSL, où s’est tenu le spectacle.‎

Certainement le comique le plus célèbre de France aujourd’hui, Gad Elmaleh est connu pour ses traversées de scène en gambadant et ses mimiques expressifs. Depuis qu’il a emménagé à New York en 2015, sa renommée s’est également répandue en Amérique du Nord, où il est également apparu à la télévision. Dans une récente apparition à Montréal, Gad Elmaleh a raconté à une salle comble l’un de ses premiers essais à la comédie stand-up.

C’était à l’été 1982 au Camp Tsivot Hachem à Settat, au Maroc, à une heure de route de sa ville natale de Casablanca.

La colonie de vacances était une extension d’un club pour enfants du même nom fondé par le Rav Leibel Raskin, un ‘hassid né en Russie venu vivre au Maroc avec son épouse Reizel en 1960. Gad Elmaleh était l’un des 80 enfants qui fréquentaient le club plusieurs fois par semaine pour étudier la Torah, se rencontrer et jouer ensemble.

Appartenant à une communauté juive très unie, Gad Elmaleh a grandi en admirant le rabbin avec qui ses parents entretenaient un lien très profond. Le français du rabbin n’a jamais vraiment été conforme aux normes de la grammaire, étant parsemé de yiddish, d’anglais et d’hébreu. Pourtant, son perpétuel message d’amour et d’inspiration était compréhensible dans n’importe quelle langue.

Debout dans le réfectoire de la colonie un jour, Gad Elmaleh était en train de régaler ses amis avec une imitation improvisée de « Reb Leibel » lorsque le silence se fit soudainement dans la salle. Se retournant, le garçon de 10 ans vit que le rabbin lui-même approchait.

Plutôt que de gronder le garçon, le rabbin lui dit (dans son français imparfait caractéristique) : « Si tu veux faire le comique, fais le comique, même si tu te moques de moi, mais fais les mitsvot ! »

« Comme si c’était hier »

Gad Elmaleh au Beth 'Habad CSL
Gad Elmaleh au Beth 'Habad CSL

Des années plus tard, Gad Elmaleh a remercié le rabbin (décédé à l’âge de 71 ans en 2004) avec une mitsva de son cru, une représentation bénévole au Beth Chabad CSL, le centre de ‘Habad en plein essor du fils du Rav Raskin, Mendel, qui avait dirigé la colonie cette année-là. Tous les bénéfices ont été au profit de la colonie Ohr Menachem, fondée par le jeune Rav Raskin.

Pendant le spectacle, le Rav Raskin a fait cadeau à Gad Elmaleh d’une paire de Téfiline. Soulignant que cette année marque le 50ème anniversaire du lancement de la campagne de Téfiline par le Rabi de Loubavitch, le Rav Raskin a exhorté Gad Elmaleh à les porter tous les jours. Clairement ému par le geste, Gad a répondu qu’il prenait sur lui de le faire bli neder, à la condition que son acceptation ne soit pas considérée comme un vœu.

Le jeune rabbin Raskin a déclaré à Chabad.org que Gad Elmaleh (en tant qu’étudiant à l’Université de Montréal) avait souvent été son invité le Chabbat dans sa maison de Montréal au début des années 1990.

Même après avoir quitté le milieu de son enfance, Gad Elmaleh continua à entretenir un lien avec ‘Habad, rendant même visite au Rabbi, rejoignant les fameuses queues des « dollars » du dimanche, lorsque des milliers de personnes attendaient patiemment leur tour pour avoir la chance de recevoir la bénédiction du Rabbi et un dollar à donner à un organisme de bienfaisance.

« Je crois, a affirmé Gad Elmaleh lors de cette représentation, que c’est la bénédiction que le Rabbi m’a donnée à ce moment-là qui m’a très certainement aidé à réaliser ce que j’ai dans ma vie. »

Pendant le spectacle, le Rav Raskin a fait cadeau à Gad Elmaleh d’une paire de Téfiline, soulignant ‎que cette année marque le 50ème anniversaire du lancement de la campagne de Téfiline par le Rabbi ‎de Loubavitch‎.
Pendant le spectacle, le Rav Raskin a fait cadeau à Gad Elmaleh d’une paire de Téfiline, soulignant ‎que cette année marque le 50ème anniversaire du lancement de la campagne de Téfiline par le Rabbi ‎de Loubavitch‎.

Le spectacle a pu se faire grâce à une rencontre inopinée dans un avion entre Gad Elmaleh et Rav Levi Banon, un natif de Montréal qui est aujourd’hui un émissaire de ‘Habad-Loubavitch à Casablanca. Gad Elmaleh a parlé à Rav Banon de sa connexion à la famille Raskin et lui a demandé de le mettre en contact avec le Rav Raskin de Montréal afin qu’il puisse le remercier pour la gentillesse de sa famille.

Avant la représentation, Gad Elmaleh et le Rav Raskin ont évoqué leurs souvenirs de colonie de vacances. « Il se souvint de tant de détails, s’est émerveillé le Rav Raskin. Le Rabbi a parlé du fait que la colonie puisse laisser une impression qui peut durer toute une vie, et c’est tellement clair avec Gad. Les thèmes des concours d’équipe, les cours, les chansons... Il s’en souvient comme si c’était hier. »

Debout sur scène, le Rav Raskin a demandé à Gad Elmaleh de quelles chansons de la colonie il se rappelait. Le comique s’est immédiatement remémoré l’émouvant chant en hébreu « Ani Maamine » (« Je crois »), et une traduction en arabe de « We Want Moshiach Now », un chant qui avait été créé à New York en 1980.

C’est aux mesures animées de cette mélodie – la chanson unique du ‘hassid marocain – que Gad Elmaleh a achevé son spectacle dans un tonnerre d’applaudissements.

par Menahem Posner
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