Iyar est le second mois du calendrier juif en comptant à partir de Nissan.

Peu de temps après l’Exode, les Israélites assoiffés atteignirent un puits d’eau amère. Moïse jeta un morceau de bois dans l’eau, et elle devint miraculeusement douce. D.ieu promit ensuite que si Israël suivait Ses voies, « les maladies que J’ai mises sur l’Égypte, Je ne les mettrai pas sur toi, car Je suis D.ieu ton guérisseur (אני י-י רפאך) ». L’acronyme de cette dernière phrase énonce le nom du mois d’Iyar (אייר), indiquant ainsi qu’Iyar est un temps propice à la guérison.

Bien qu’Iyar ne contienne pas beaucoup de « jours spéciaux », chaque jour du mois est inclus dans le compte de Sefirat HaOmer, la mitsva de compter les 49 jours entre Pessa’h et Chavouot. La Sefirat HaOmer est une période d’introspection et d’ennoblissement, alors que nous nous préparons à recevoir la Torah de nouveau à Chavouot. Chaque jour d’Iyar représente une nouvelle étape dans ce voyage spirituel vers le Sinaï.

Le 14ème jour d’Iyar est Pessa’h Chéni, le « Second Pessa’h ». La Torah décrit comment D.ieu créa cette fête suite à la requête de ceux qui, pour des raisons indépendantes de leur volonté, avaient été dans l’incapacité d’offrir le sacrifice pascal en temps voulu. Un mois plus tard, ils reçurent une seconde chance. Pessa’h Chéni nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard : avec un effort sincère, l’occasion manquée d’hier peut devenir la réussite d’aujourd’hui.

Le 33ème jour du Omer (le 18 Iyar), appelé Lag BaOmer, marque l’anniversaire du décès de Rabbi Shimon bar Yo’haï, l’auteur du Zohar qui est l’œuvre de base de la Kabbalah. Rabbi Shimon bar Yo’haï demanda à ses disciples de marquer la date comme « le jour de ma joie », le moment où l’œuvre de sa vie atteignit son apogée. C’est pourquoi Lag BaOmer est célébré comme une mini-fête, avec des sorties, des feux de joie et d’autres festivités.

Selon la tradition, une épidémie qui frappait de nombreux élèves du grand sage Rabbi Akiva cessa le jour de Lag BaOmer. C’est là une autre raison pour laquelle cette date est célébrée, et les activités joyeuses interdites pendant le reste de la période du Omer – telles que les mariages, les pique-niques ou les coupes de cheveux – sont autorisées. Comme l’épidémie s’était déclarée à cause de leur manque de respect les uns pour les autres, ce jour-là est également marqué par un renforcement de l’unité juive.