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La culpabilité est-elle une bonne chose?

La culpabilité est-elle une bonne chose?

Dans quel sens tourner la page?

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Question :

J’ai subi un avortement il y a de nombreuses années. Je l’ai fait pour éviter la honte, mais, à la place, je suis minée par la culpabilité. Je sais que je ne peux pas revenir en arrière, mais y a-t-il un moyen d’alléger le poids qui m’accable ? Ou bien dois-je me résigner à porter cette culpabilité pour le restant de mes jours ?

Réponse :

La culpabilité est à l’âme ce que la douleur est au corps. La douleur en elle-même n’est pas une bonne chose, mais elle a une fonction : elle vous alerte sur un problème qui demande à être traité.

La culpabilité, aussi, a une fonction. En effet, permettre à la culpabilité de nous détruire ne rime à rien. Plutôt, elle est là pour servir de catalyseur à notre perfectionnement et nous aider à devenir meilleurs. Nous devons reconnaître les erreurs commises, en assumer la responsabilité et ne pas incriminer les autres – même si les autres sont partiellement responsables – et puis nous résoudre à en sortir grandis. Nous devons renverser les sentiments négatifs afin qu’ils puissent nous donner la force de faire plus de bien.

Dans le cas de quelqu’un qui a fait un avortement alors qu’elle n’aurait pas dû, peut-être qu’une façon de canaliser la culpabilité dans un sens positif serait d’entreprendre un projet qui bénéficierait spécifiquement des enfants non désirés ou abandonnés. L’idéal serait d’adopter un tel enfant, mais ce n’est pas toujours possible. Voici d’autres suggestions : donner une partie de son temps ou de son argent à un orphelinat ; devenir la « grande sœur » d’un enfant qui a besoin d’un soutien particulier ; ou bien aider une amie ou un membre de votre famille qui élève ses enfants dans la difficulté, comme une mère célibataire ou quelqu’un qui se bat contre une maladie grave.

La culpabilité crée un vide dans notre âme. Remplissez ce vide avec du sens. Redirigez votre énergie dans un projet qui aidera quelqu’un dans la détresse. De cette sorte, non seulement soulagerez-vous votre culpabilité, mais vous la transformerez en élan pour le bien.

Vous ne pouvez pas ramener la vie potentielle qui a été perdue. Mais vous pouvez retrouver votre propre potentiel. Ne laissez pas la culpabilité vous paralyser. Demandez à D.ieu de vous pardonner, puis renversez votre culpabilité et faites-en un tremplin pour l’action positive. Faites de ce qui fut un triste chapitre de votre vie l’introduction au prochain chapitre, centré sur l’amour et la vie.

par Aron Moss
Le Rav Aron Moss est le rabbin de la Nefesh Community à Sydney en Australie et contribue fréquemment à Chabad.org.
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2 Commentaires
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BACQ Luciane Lesve (Namur), BELGIQUE 8 février 2012

La vie ne nous permet pas toujours de faire de vrai choix. Entre plusieurs situations impossible et vraiment mauvaises que faire.
La culpabilité nous permet de prendre conscience de nos erreurs, ici au dépend de quelqu'un d'autre.
Vous ne pouvez pas revenir en arrière, mais l'esprit de ce petit être est retourné vers Dieu. Maintenant vous pouvez lui demander pardon à lui, à Dieu et à vous même. Demandez-lui pardon pour sa souffrance et remerciez-le d'avoir ouvert votre conscience et pardonnez-vous d'avoir grâce à lui, pris conscience de l'importance de la vie. Priez Dieu pour demander de lui rendre une vie heureuse qui lui permettra d'avancer aussi. Aimez-le de tous votre cœur, pour qu'il reçoive les bienfaits de ses souffrances, et la conscience de ne pas reproduire lui aussi la même erreur, dans sa future vie. Je prierez pour vous aider tous les deux. Suivez les bons conseils de la réponse ci-dessus. Bonne chance Reply

Caroline cagnes sur mer, france via habadnice.com 25 septembre 2009

J'ai moi-même connu le sentiment qui vous accable.
Après des années de souffrance, Il m'a redonné une chance et je suis devenue l'heureuse maman d'un petit garçon le 29 janvier 2007.

J'ai réussi à accepter l'idée de l'enfant de la première grossesse en tant que "bébé-ange".
Quelque part, nous désirions cet enfant, et c'est le jugement des autres ou les pressions de l'extérieur qui nous ont poussé à prendre des décisions contre notre volonté. Mais nous, comme Il a choisi de nous confier une âme, nous étions prêtes à devenir mères (et nous étions mères !). Cette culpabilité qui nous ronge le prouve.
Aussi j'ai conscience à présent qu'Il sait lire dans nos coeurs pour excuser nos fautes. Reply