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Soukkot: le Yom Kippour du corps

Soukkot: le Yom Kippour du corps

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Le corps et l’âme forment un drôle de couple. Ils ont des programmes totalement incompatibles, ne sont prêts à aucun compromis et sont forcés de se supporter l’un l’autre. Même lorsqu’ils recherchent le divin, ils ne peuvent pas coopérer : l’âme fuit tout ce qui est terrestre tandis que le corps se bat pour révéler la sainteté inhérente au monde ; chacun s’efforce d’atteindre l’unité avec D.ieu à sa manière.

Pourtant, malgré ou peut-être à cause de leurs différences, le corps et l’âme apprennent l’un de l’autre, et finissent par atteindre une certaine harmonie et même à se lier d’amitié.

Le pauvre corps est trimbalé comme un garçon de neuf ans accompagnant sa mère dans une virée de shopping.

Considérez Yom Kippour. L’âme adore ce jour et le corps, naturellement, le déteste. L’âme peut s’y livrer à toutes ses activités préférées, libre de toutes les contraintes liées au corps. Elle bénéficie d’une journée entière d’introspection, de prière et de communion avec D.ieu. Pas de temps perdu à manger, à boire ou à être sociable. Le pauvre corps est trimbalé comme un garçon de neuf ans accompagnant sa mère dans une virée de shopping.

Et pourtant, le corps traverse cette journée et la trouve même souvent agréable. Le repas par lequel on casse le jeûne de Yom Kippour est l’occasion de bavardages sur la façon dont celui-ci fut facile : « Je n’ai même pas eu faim », « Aucun problème », « Fastoche ». Mais, bien que le corps puisse avoir apprécié cette journée, il devient un peu envieux. « Puis-je avoir une journée comme celle-ci, demande-t-il, dans laquelle je pourrais m’adonner à mon type à moi de relation avec D.ieu ? »

Et c’est là qu’intervient Souccot

La mitsva de la soukkah est principalement axée ​​le corps. Elle consiste à s’asseoir dans la soukkah, à manger dans la soukkah, à boire dans la soukkah, à flâner dans la soukkah. À l’instar de l’expérience que connaît l’âme à Yom Kippour, le corps reçoit son propre style d’immersion totale dans la divinité.

Et c’est maintenant l’âme qui est réduite au rôle d’accompagnatrice. Bien sûr, l’étude et la prière (qui sont des activités de l’âme) sont encouragées dans la soukkah, tout comme chanter et dormir pendant le sermon du rabbin sont encouragés à Yom Kippour (je plaisante), mais le thème du jour est l’activité du corps.

Souccot est ce que l’âme donne au corps après que le corps ait donné Yom Kippour à l’âme.

par Baruch Epstein
Le Rav Baruch Epstein est un émissaire du Rabbi de Loubavitch dans l'Illinois et sert comme rabbin de la communauté Bais Menachem. Lui et sa femme 'Haya sont les fiers parents de trois filles.
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1 Commentaire
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Anonyme Montpellier 18 septembre 2013

Opposés? Sauf le respect que je vous dois, tout est faux dans votre analyse.
En effet opposer le corps et l'ame est contraire au Texte.

Bien au contraire la mystique juive qui est celle de l'épreuve est celle de l'accompagnement. Non pas individuel mais communautaire. Ceci bien sur implique plusieurs niveaux d'analyses.

En ce qui concerne l'Unite de l'homme qui est à l'image de la Volonté du Tout Puissant, elle est bien celle qui convient à l'existance de la pensée.

Oui pour le Nous, l'esprit et la pensée bien qu'ayant la meme source n'ont pas la meme ampleur.

La pensée impliquée dans le rituel, pour exprimer notre reconnaissance à l'Eternel, à chaque instant, dans les gestes de tous juifs vivants et meme non pratiquants.

C'est cette Histoire commune qui demeure et est le souvenir de nos lumières et qui Est cette lumière.

La pensée s'opère à partir de cette Unité, impensable à toute opposition, c'est celle qui est conforme à notre joie et au Texte. Reply

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