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Le remède miraculeux

Le remède miraculeux

Pourquoi la 'Hassidout ?

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« Youd-Teth Kislev » (le 19 Kislev) est le jour où Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, l’« Admour Hazakène », auteur du Tanya et du Choul'hane Aroukh, et fondateur de la ‘Hassidout 'Habad, fut relâché (en 1798) de la forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg, où il avait été incarcéré sous la fausse accusation de rébellion et de haute trahison. Son innocence une fois établie, non seulement sa vie fut sauvée, mais le mouvement 'hassidique connut à partir de ce jour un nouvel essor. C'est pourquoi « Youd-Teth Kislev » est célébré comme le « Roch Hachana de la ‘Hassidout ».

Comme cela est bien connu, la ‘Hassidout fut introduite par Rabbi Israël Baal Chem Tov, et continuée par son disciple et successeur, le Maguid de Mézeritch. Elle connut ensuite un développement extraordinaire grâce au disciple de ce dernier, l’Admour Hazakène, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi.

La ‘Hassidout en général, et la ‘Hassidout 'Habad en particulier, révèle une grande part de la sagesse cachée de la Torah, sagesse qui, dans le passé, avait été enseignée seulement à un petit nombre de saints érudits en Torah, dans le langage mystique de la Kabbalah. Pour la plupart des érudits du passé, la langue de la Kabbalah était comme un code secret, confié à quelques saints choisis de génération en génération. Toutefois, le Baal Chem Tov et ses disciples, particulièrement le Maguid de Mézeritch et Rabbi Chnéour Zalman, commencèrent à expliquer la sagesse secrète de la Torah en un langage simple, employant des paraboles, des illustrations et des exemples pour rendre d'un accès facile à la plupart des Juifs ces pensées et ces enseignements.

Certains Rabbins et chefs 'hassidiques bien intentionnés pensèrent qu'une grande part de la ‘Hassidout est enseignée en pure perte dès qu'elle atteint le Juif moyen, le Juif ordinaire. « Si la plupart des Juifs, disaient-ils, ont pu s'en passer jusqu'à ce jour, pourquoi ne pas continuer ainsi ? » En réponse à ces critiques, Rabbi Chnéour Zalman raconta l'histoire suivante :

Un roi avait un fils unique qui tomba un jour gravement malade. Les médecins de la cour firent tout ce qu'ils purent pour le ramener à la santé, mais en vain. L'état du malade empira, et si rapidement, que bientôt il ne put plus ingérer aucun aliment, aucune boisson, et même les médicaments. Les hommes de l'art se sentaient tout à fait impuissants, ils ne connaissaient aucun moyen d'enrayer le mal et de sauver le prince. Tous, sauf l'un d'eux. Grand spécialiste, il savait quel remède pouvait rendre la santé au jeune prince. Mais il savait aussi que sa préparation requerrait un si grand sacrifice qu'il n'avait osé parler jusque-là. Mais voilà que tout avait été tenté, et que rien n'avait réussi.

La pierre précieuse

Le moment était venu où il ne pouvait plus hésiter. Il parut devant le roi et dit :

– Majesté, je peux sauver votre fils, mais le remède est si spécial que je n'ose même pas parler. D'autre part, toutes les tentatives ayant été vaines, il ne nous reste que cette seule ressource.

– Quel est ce mystérieux remède ? s'enquit le souverain qui commençait à nourrir quelque espoir.

– Pour le préparer, il serait nécessaire d'ôter de la couronne de Votre Majesté sa pierre la plus précieuse, la réduire en poudre, la mélanger à de l'eau et donner le tout à boire à votre fils.

– Qu'attends-tu pour le faire ? répondit le roi sans hésiter.

– Majesté, je crois de mon devoir de vous avertir que le prince est si malade qu'une bonne partie de ce breuvage pourrait se perdre. Acceptez-vous, malgré cela, de sacrifier la pierre la plus précieuse de votre couronne pour tenter de sauver la vie de votre fils, le prince bien-aimé ?

– Quelle question ! répondit le roi. Même si une seule goutte du remède pouvait le sauver, je sacrifierais avec joie la pierre la plus précieuse de ma couronne.

Le Baal Chem Tov et ses disciples se rendaient compte que les temps avaient changé, que le peuple juif (que D.ieu, le Roi des rois, a appelé « Mon fils aîné, Israël ») était très « malade », et qu'il avait grand besoin du « remède » spécial préparé avec la « pierre la plus précieuse » de la « Couronne Royale » pour revenir à la vie, à la Torah de vie (Torath 'Haïm). C'est pourquoi, même si une partie s'en « perd », du moment que quelques gouttes peuvent être absorbées par le fils bien-aimé et lui apporter une nouvelle vie, cela suffit à faire le grand sacrifice de la pierre la plus précieuse de la couronne royale.

L'histoire que contait Rabbi Chnéour Zalman l'illustre bien.

Extrait du mensuel "Conversations avec les jeunes".
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1 Commentaire
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Laure Marseille 21 décembre 2016

Pourquoi est ce caché? Si on ne sait pas où le trouver on peut errer toujours Dans la retranscription de sa plaidoirie que je ne retrouve pas et que j'espère n'avoir pas rêvée, il m'a semblé que la présentation du Rabbi était comme s'il offrait à ses censeurs une analyse de leurs propres fondements religieux pour la re fonder sur les fondements juifs et rendre son tribunal comme détenteur lui aussi des fondements du judaïsme. Il m'a semblé encore que son long discours n'a été que pour amener ses censeurs à se pencher avec lui sur les limites et audaces acceptables ou inacceptables, comme si ces valeurs communes prônées étaient si immanentes et universelles que seul le perfide et le cupide oserait les manipuler et que lui comme ses censeurs était là pour préserver les humains. Ce qui y fut frappant c'est à la fois l'ascension spirituelle à laquelle il contraignait son tribunal et la simplicité de son langage qui rendait impossible toute manipulation de cet auditoire hostile. Faire d'une assemblée-bourreau potentiel- un partenaire spirituel, c'est renversant Reply