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Extraits du Midrache Chir Hachirim

Extraits du Midrache Chir Hachirim

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Dans plusieurs communautés on a coutume de lire le livre du Cantique des Cantiques – Chir Hachirim – durant la fête de Pessa’h, car il a trait à l'Exode d'Égypte

Rabbi Pin'has, fils de Yaïr, commença son sermon sur Chir Hachirim par les mots du roi Salomon (Proverbes, 2) : « Si tu cherches à découvrir la Torah comme on cherche à découvrir un trésor, alors tu comprendras ce que c'est que craindre D.ieu. » Quand nous égarons, à l'intérieur de notre maison, une pièce d'argent ou un bijou quelconque, nous allumons toutes les lumières et nous cherchons jusqu'à ce que nous trouvions l'objet égaré. Or, si nous prenons tant de peine pour quelque chose dont l'importance n'est pas sans limite, combien plus d'efforts ne devons-nous pas faire à la recherche de la Torah dont l'importance est éternelle !


Rabbi Elazar dit : « Il ne m'est jamais arrivé, en entrant au Beth Hamidrache, la maison d’étude, d'y trouver quelqu'un, ni non plus d'y laisser personne à mon départ. J'étais toujours le premier à arriver et le dernier à partir. Mais un matin, alors que je me dirigeais vers le Beth Hamidrache, je rencontrai un fermier qui se rendait à son champ. Ce fermier s'était levé avant moi ! Alors je me dis : Si un homme se lève et va si tôt à son travail pour acquérir une richesse matérielle, combien plus diligents ne devons-nous pas être dans notre travail pour acquérir des richesses spirituelles !


Rabbi 'Hiya le Grand dit : « Quand le Roi Salomon devint vieux, l'esprit de D.ieu se posa sur lui et lui écrivit les trois livres : les Proverbes (Michlei), l'Ecclésiaste (Kohéleth) et le Cantique des Cantiques (Chir Hachirim) ».

Rabbi Jonathan dit : « Salomon écrivit d'abord le Cantique des Cantiques, puis les Proverbes et enfin l'Ecclésiaste. L'évolution même de la vie nous révèle cet ordre : Quand un homme est jeune, il chante; plus âgé il dit des proverbes; enfin quand il devient vieux, il dit : Tout est vanité. »

Rabbi Elazar, fils de Azariah, dit : « Savez-vous à quoi ressemble le Cantique des Cantiques ? Je vais vous donner un exemple : Un homme porte des grains de froment à un boulanger. Il dit à ce dernier : Sépare le meilleur froment de celui de qualité moindre; mets le premier dans le moulin; puis fais passer la farine au tamis et prends-en la fine fleur, avec elle tu confectionneras un gâteau. »

« Il en fut de même avec Salomon. De toute sa sagesse, le Cantique des Cantiques est le produit le meilleur. C'est, de tous les chants, le plus beau et le plus saint. Nous chantons des chants de louanges à D.ieu, car il a fait de nous un objet de louanges dans le monde. »


Quand D.ieu ouvrit aux enfants d'Israël un chemin à travers la Mer Rouge, les masses d'eau s'accumulèrent de part et d'autre de manière à former comme un mur « à leur droite et à leur gauche ». Ceci indique que les enfants d'Israël bénéficièrent de cette protection miraculeuse à cause de la Torah qu'ils allaient recevoir de « la main droite » de D.ieu, et de la mitsva de la Mézouza qu'ils mettent sur le côté gauche de leur porte (ou à cause de la mitsva des Téfilines qu'ils enroulent autour de leur bras gauche).

Un jour une princesse fut faite prisonnière. Ce voyant, le roi son père courut à son secours. Croyant que ce dernier n'était pas assez fort pour venir à bout de ses ennemis et la libérer, la princesse parlementa avec ses ravisseurs « Ne me faites pas de mal et je vous suivrai ». Alors le roi lui dit : « Reste donc tranquille ! Tu as peur d'eux parce que tu me crois moins fort et incapable de te libérer. Reste tranquille et tu verras. »

Il en fut ainsi des enfants d'Israël quand ils atteignirent la Mer Rouge, poursuivis par les Égyptiens. Ils étaient prêts à renoncer à leur liberté pour avoir la vie sauve. Mais D.ieu dit : « Vous croyez que Je ne peux vous protéger contre les Égyptiens. Restez tranquilles et vous verrez ». Voici ce que Moïse leur dit : « D.ieu combattra pour vous, et vous, restez tranquilles ! »


Deux nations furent exclues de la Communauté de D.ieu parce qu'elles n'accueillirent pas les enfants d'Israël en leur offrant du pain et de l'eau à leur arrivée d'Égypte. Ce furent les peuples de Moab et d'Ammon. Les enfants d'Israël avaient-ils besoin de pain et d'eau ? L'eau n'avait-elle pas jailli pour eux d'un rocher ? Et n'avaient-ils pas reçu du ciel la manne et les cailles. La protection Divine leur avait-elle jamais manqué ? Non, les enfants d'Israël n'avaient pas besoin du pain et de l'eau des Moabites ou des Ammonites. Néanmoins, ces peuples auraient dû être assez bons pour leur offrir l'hospitalité. Car, c'est un geste élémentaire de bonté que d'accueillir avec du pain et de l'eau celui qui arrive d'un très long voyage. C'est pourquoi D.ieu punit ceux qui ne l'avaient pas eu. Cet exemple nous montre, par opposition, combien est grande la récompense de D.ieu à l'égard de ceux qui offrent hospitalité et secours aux besogneux, particulièrement à ceux d'entre eux qui consacrent leur vie à l'étude de la Torah.

Un roi avait une fille pour laquelle il avait une très grande affection. Mais elle ne le payait guère de retour. Un jour, dans le but d'effrayer la princesse, le roi ordonna à l'un de ses serviteurs de feindre d'être un bandit et de simuler une attaque contre elle. Terrifiée, la princesse courut vers le roi en criant : « Père, sauve-moi ! Sauve-moi, père ! » Alors ce dernier lui dit : « Enfin, tu te souviens de moi ! N'étaient les ennuis, tu ne serais pas accourue en criant “Père, père !” »

Ainsi il en fut des enfants d'Israël en Égypte. Quand les Égyptiens les asservirent et leur infligèrent toutes sortes de peines, ils levèrent leurs yeux vers D.ieu et Le prièrent. Il en fut de même au bord de la Mer Rouge, quand ils virent arriver les Égyptiens, ils se tournèrent vers D.ieu pour Lui demander secours. Ceci nous enseigne que nous ne devons pas attendre d'être – à D.ieu ne plaise – dans de grands embarras pour prier D.ieu; nous devons, au contraire, Le prier toujours afin que les ennuis nous soient toujours épargnés i

Rabbi 'Hiya bar Abba dit : « Pourquoi nos mères Sarah, Rébecca, Rachel et Léah furent-elles sans enfant pendant de si longues années ? Afin d'épargner aux enfants d'Israël de nombreuses années d'esclavage en Égypte. Car D.ieu avait décrété que les enfants d'Abraham seraient étrangers sut-une terre qui ne leur appartiendrait pas et qu'ils souffriraient pendant quatre cents ans. Cette période d'exil commença avec la naissance d'Isaac. Si les enfants de ce dernier étaient nés plus tôt. Si Jacob s'était marié plus vite et si ses enfants, eux aussi, étaient nés immédiatement, ils se seraient rendus en Égypte bien plus tôt et leurs descendants auraient été astreints à travailler bien plus d'années jusqu'à l'expiration des quatre cents ans. Ainsi Rébecca demeura sans enfant pendant vingt ans et Jacob naquit quand Isaac avait déjà soixante ans. De même, Jacob devint père à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. De cette façon, jusqu'à ce que ses enfants aient grandi et qu'ils aient pris le chemin de l'Égypte, cent quatre-vingt-dix ans s'étaient déjà écoulés des quatre cents, et les enfants d'Israël n'eurent plus à passer que 210 ans en Égypte !

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